CHAP. VIL — COUBANT ÉLECTRIQUE PAR LA LUMIÈRE. G
eii plein sur les 20 centimètres carrés superficiels de cette hinie.
Quant à la direction du courant, M. Ed. Becquerel fait cette remarcpie quia, je crois, de l'importance : lorsqu'il a opéré avec des lames préparées à l'iodure, au bromure, ou au chlorure et non recuites, la lame impressionnée a pris constamment Téleciricité positive; au contraire, les lames chlorurées et recuites lui ont toujours donné un courant inverse, la lame impressionnée prenant alors l'électricité négative. M. Ed. Becquerel, en lavant soigneusement, avçc l'ammoniaque ou le sillfliydi'ate de soude la lame qui avait reçu longtemps l'action de la lumière, a reconnu des traces d'action chimique, ou un sous-dilorure, ou de l'argent métallique; il ne dit rien de l'état de la seconde Irtme; cependant, il me paraît présumable que le courant, quelque faible qu'il soit, n'a pas traversé le liquide sans y opérer une décomposition correspondante à son intensité ; et, s'il en est ainsi, Tune des lames a dû recevoir de l'hydrogène et l'autre de Toxygène. C'est peut-être dans- cette circonstance qu'il faudrait chercher l'opposition observée entre les lames recuites et non recuites; alors la lumière ne serait qu'un excitant, analogue à la chaleur dans les courants thermo-électriques , et il faudrait se garder de conclure que les altérations chimiques obsei*vées sont l'effet direct de la lumière.
M. Ed. Becquerel a fait de nombreuses expériences ponr savoir si l'intensité du courant était proportionnelle ou à l'intensité de la lumière, ou à l'étendue de la lame qu'elle frappe; mais les résultats ne présentent à cet égard aucune loi régulière; seulement les radiations invisibles à l'œil n'exercent aucune action sur les lames recuites, et l'efficacité des radiations visibles augmente avec leur intensité, sans que la réfrangibilit semble y jouer un rôle spécial.
512. L'élcetHcUé modifie le» afflnUés elilmlqnes* — M. Schoenbein a attaché *son nom à une découverte importante, celle de Vozonc,
Qu'est-ce que l'ozone? M. Schœnbein a donné ce nom à l'oxygène que l'on recueille au pôle positif de la pile, avec un électrode d'or ou de platine. Le gaz ainsi obtenu a une odeur caractéristique : elle Rappelle l'odeur qui se répand autour de la machine électricpic et dans tout l'appartement quand on a fait
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jnillîr un grand nombro d'étimellf s ; elle rappelle l'odeur ipii acc-oiti{>agiie Uf. décharges îles fjraiides liaitt'rics i-lwirrjuet; elle rappelle cclUj odeur de soufre et de phospliore rjui accompagne au Ihîii l'explosion de la fou'lre lorsqu'elle vient frfi[^T les objcU trirostres; ille rappelle enfin ce que, dans le Mi'-cle dernier, un etiiit cunvcim de nommer l'odcuc de la matière
Quelques personnes ont pu croire que M, Schtrnbein avait siiiiplentuit imposé un nom à une chose très-anciennement ronuue; main, à mou avis, il a pi-ocedé d'um- mnnière plus logique : il a impoMÎ un nom à nue cliose qu'il ne connaissait pas, que pcTSoaue uc connaissait , et qui , par sou origine , parfaitement dt-lïtiic, p'iuTKit èti'c ei devait être, suivant toute proba. bilité, Irêji'-iïitférente de l'uncienue matière électrique. I) a eu raison de voir li\ un principe nouveau , de le signaler à rattenlion des pUyiùriens, de s'attacher avec une rare sagacité et avec une persi-vérunec plus rare encore à démêler des propriétés ^ apparaissaient comme enveloppées d'un impénétraljlc mystère. Orâce aux expérience» de M, Siliceiihein , et à celles qu'il a provoquées, oe mj'Stèrc commence à s'éclairrir; daus un cxceÙciit travail aiu- ce sujet, MM. Marignac et de La Kive ont été conduits di cettv conclusion : que Voione est de iojygène dnnt ua clat particulier d'actii-itt' cltiritiijue t/iii lai est imjjrirné par l'ilectricHé.
M. Scbœnbem adopte celte opinion qui se trouve de [^ mfimu'c par le U^vail plus léccnl que M.M. Fremy cl Ed. B«"