CHAP. VUI. — MACHINES ËLEGTRO-MAGNÉTIQUES
la rupture on entend une véritable détonation, presque comparable à un coup de pistolet. Ces détonations peuvent se répéter rapidement à de très-courts intervalles; elles sont d^autant plus fortes que le point de jonction et de séparation des fils est plus voisin des pièces polaires ; cependant TefTet est encore sensible quand ce point de jonction en est écarté de plusieurs centimètres et même de quelques décimètres. En même temps la lumière de Fétincelle prend un grand développement, elle parait comme une flamme allongée. Dans quelques essais que j'ai iaits, à la hâte, avec M. Rulimkorfir, lorsqu^ilm'a rendu témoin de cette expérience curieuse, il m'a semblé que l'air prend alors uiie assez grande force de projection pour lancer les poussières qui sont dans le voisinage du point de séparation des fik, pour percer et décliirer du papier.
Quelle peut être la cause d'un tel bruit? J*avoue qu'elle me paraît être en dehors de ce qui nous est connu ; c'est un phénomène nouveau qui mérite d'être étudié et expérimenté plus que les circonstances ne m'ont permis de le faire.
330. Maeklaes éleelro-M»saétl«aes. — On a fait, depuis quinze ou vingt ans, un grand nombre de tentatives pour transformer la force du courant en force motrice économique; on ne pouvait pas voir les électro-aimants s'animer tout à coup d'une puissance capable de soulever des miUiers de kilogrammes sans songer à appliquer cette puissance aux besoins de l'industrie. Sur cette seule donnée les imaginations se sont mises en mouvement et l'on a vu éclore en foule les plus gigantescpies projets; il s'est trouvé partout des hommes, assez entraînés par l'ardeur de leurs spéculations, pour annoncer que la vopeiT avait fait son temps et que la découverte d'OErsted allait prendre la place de celle de Papin. Ici la navigation allait prendre un nouvel essor avec des bateaux de mille chevaux qui ne coAteraient presque rien; là le foyer des locomotives allait êtitî i-emplacé par quelques électro-aimants qui entraîneraient les convois avec une vitesse incomparablement plus grande. Toutes ces belles choses seraient sans doute accomplies si les lois toujours réglées et pondérées des phénomènes naturels pouvaient se transformer au gré de certains esprits qui en méconnaissent les éléments. Pendant que ces projets suivaient leur cours et ne répandaient que d'illusoires espérances, des hommes sérieux I. 47
CHAF. YfllL — IMlIHHES ÉLECTRÛ-lU£N&TlftUES. 7^9
eÊLum extréaké flqpérîeare porte oi&i une roue d'angle (Fm. 3â) tgak àtmmt le flMMnremeBt à k roue d'angle Terdcak e^ mimtee wr le même axe que la poulie motrice /^destinée à tnuumettre le mouvement aux machines par wie courroie ordinaire.
Yoîci comment rarhce central de £er reçoit ion nuMvement de rpmtîoa : il porte snr sa hauteur dix mandums de bronxe , fixes à vis, pareils à celui du haut qui est représenté (Fi«. 2i); sur le pmnrtoi
de fer doux, comme on le iFoit (Fi«. 23, 25), ajant ks dimensioiis conyenidiles pour être wremmt aimantés ou plutôt mement attirés lorsqn'^ arrirent dans leur révolution devant ckamm des quatre électro-aimants de leur étage» Cest cette attrartkm qai devient la forœ motrice et qui imprime i Farbre ctnCnd lerapide mouvement de rotation dcmt il doit être aniaw. Ibîs la condition indispensable, on le conçoit, est qne Télectroaimnnt retombe à Tétat naturd aassitot que le fer est passé devant hii; car, s'il restait aimanté, il Vattirerait encore après son passage et détruirait la rotation qu'il avait imprimée d'abord; il faut donc que le fer de Télectro-aimant et cdm des barreaux aoîent sans farce coercitive, sous peine d'avoir des pertes de fanoes considérables. C'est pour cela qu'il £aiut régler la distribnbon des courants dans les électro-aimants avec des précautions
. Froment a adopté la di^>osition suivante : supposons d'dboffd qu'il n'y ait qu'un seul étage au lieu de dix, et qu'un seul électro-aimant dans cet étage au lieu de quatre; puisque le nmndKm porte six barreaux , si le premier barreau est.juste devant Féleclzo-aimant , quand te manchon aura touiiié de ~ de circonférence , le premier et le deuxième barreau seront à la distance de l'électro-aimant ; il faut donc que le courant it supprimé, ou , conotme on dit , qu'U j ait rupture du circuit pendant ce -^ de circonférence , puis fermeture pendant le ~ mivant et ainsi de suite alternativement; ou enfin six ruptures Bt six fermetures alternatives et de même durée pendant chaque révolution entière du manchon. Imaginons en conséquence un ixe de rotation portant six galets d'ivoire pareils à ceux de la Bgore 24 , une pièce flexible de métal g recevant le pôle positif de la pile et portant un bouton de platine A, un ressort i recerant le pôle négatif de la pUe et pcnrtant de même un bouton de
{Ww. tt) sont placés de la même n fBUK tournants, ils doivent agir ensi îLMffit donc d'introduire le courant i bioat et de le supprimer ùmultanénu aÎBUrta des montants bel d { Fie. '.
doiiant pràùément agir quand ït ilen, il niffit de mettre de l'autre c on ifMine pareil ^, i*, qui entre ji BÛtr mm «u repos et vice verta.
HalB à fiûfe mouvoir les galets !■■ porttj rien n'est plus facile; a IgiigMiiil de l'axe xy (Fie. 22) t parle* deux petites manivelles z; ' 1 relative pour qii a qu'ils doivent avoi
K 3, Amt appliquer ce princ \ et l'on conçoit qu'il n'y cA Huit dix systèmes' de ] ila sont tous montés S) dip»^:tHdMiiir t (Fie. 32). U dÇAmpilMapttuit» avec leurs distril f nrMnMiitant <ia (FiG. 25) et «•j^MI^'d'tee dit. J'ajouterai .
kiflMV)ili''4iipoMa eu bâioe, le- 1
CHAP. YIII. — MACHINES ËLECTRO-MAGNËTIQUES. 741
considérablement multipliées dans la durée de diaque révolution , oe qui assure à ces machines une constance de vitesse qui ne peut être obtenue avec la même facilité par aucun autre mécanisme.
Sur ce principe qui me paraît très-supérieur à tous ceux qui sont venus à ma connaissance , on pourrait sans nul doute faire des machines électro-magnétiques très-puissantes; mais, dans rétat actuel des choses, elles seraient bien loin d'être économiques par comparaison avec les machines à vapeur ; et le modèle que nous venons de décrire donne une juste idée du poids considérable de la matière qui devrait entrer dans leur compositipn.
74t U?1E m. — VAGlfËTISHE Et CtECTRlCITfi,
CHÀPITSE IX.
DiaiiMiyiMî— e d iiga^^n de famâ Jet
351« Ilya
■^ Mi If ■ppriMn — >f fffiB JlMMi^pi^titTB — £b1S4S M. Faraday fit ea même temps deux belles dec^Miirertes : la première se rapporte à des propriétés optiques très-extraordinaires que prennent la plupart des substances diaphanes pendant qu'elles sont sous Tinfluence des aimants; nous les ferons connaître plus loin (Optique, lumière polarisée j chapitre ir, polarisation rotatoire magnétique); la seconde se rapporte à h propriété non moins extraordinaire que possèdent certaines substances d*être repoussées par les aimants. M. Faraday ayaît appelé diamagné tiques les substances qui jouissent de cette propriété répulsive; cette dénomination a été adoptée par la science; de là l'expression de diamagné tisme pour désigner TensemUe des phénomènes que présentent les sid>stances diamagnétiqnes. Cette découverte a donné une nouvelle importance aux recherches qui avaient été faites autrefois par Coulomb sur le magnétisme de tous les corps, et nous avons cru devoir réunir dans le même chapitre ces deux ordres de phénomènes qui ont d'intimes rapports, bien qu'ils procèdent de forces qui semblent être opposées.
Le bismuth étant le corps le plus diamagnétique , nous allons nous en sei-vir pour indiquer les diverses expériences auxquelles on peut soumettre les corps de cette espèce.
Une petite balle de bismuth d'environ un centimètre de diamètre est suspendue par un fil un peu long près des pièces polaires du grand électro-aimant de RuhmkorfT (Pl. 23 a, Fig. l) que nous avons décrit dans le chapitre précédent; ces pièces sent très-rapprochées, leur distance est un peu moindre que Tépaisseiurdela balle qui s* appuie contre leurs extrémités (Fig. 3); alors au moment où Ton fait passer le courant, la balle de bi^ muth est repoussée à une certaine distance et cette répulsion se
CBÀF. IX. ~ mAlUGNÉTISME. 748
sootient tant que passe le courant; mais, au moment où Foa rompt le circuit elle vient se remettre en contact avec les pôles pour être repoussée de nouveau avec la même force et la même persistance pendant toot le temps que les ccunmunîcations sont rétablies.
Cette répulsion se manifeste encore d'une autre manière^ oonune je Vai indiqué en 1846. L' électro-aimant étant vertical, ses pôles en haut, il suffît de poser sur son extrémité une feuille de papier mince bien tendue et d'y jeter du bismuth en poudre, assez finement pulvérisé dans un mortier d^agate ; ces fines poussières, si eUes étaient magnétiques, dessineraient le contour du fer de l'électro-aimant en s' attachant et se pressant sur cette ligne plus qu'ailleurs; comme elles sont repoussées, c'est Y effet contraire que Ton observe , le bord du fer est marqué par une bande étroite où aucun grain de bismuth ne peut s'arrêter.
M. Faraday avait observé ce fait fondamental en suspendant avec un fil un petit barreau de bismuth entre les deux pâles de Télectro-aimant ; alorsr au lieu de se diriger dans la ligne des pôles, comme font les corps magnétiques, le barreau de bismuth se dirige perpendiculairement à cette ligne; c'est ce qu'on exprime quelquefois en disant que les corps magnétiques prennent la directionaxMi/e et lescorps diamagnétiques ladirectioneç «eotorût^
On a rappelé à cette occasion que Brugmanns avait observé dès 1778 l'action répulsive du bismuth, que Le BaiUif l'avait reproduite en 1828 au moyen de son sicUroscope ^ et que KL Becquerel vers cette même époque avait constaté la position équatoriale de certains corps, sous certaines conditions; ces rapprochemeats sont intéressants pour l'histoire de la science; mais il est juste d^ajouter que la liaison qui peut exister entre ces anciennes observations et celle de M. Faraday a beaucoup {dus d'apparence que de réalité.
Le nombre des corps diamagnétiques est très-considérable : parmi les métaux, le plomb et le zinc paraissent venir après le bismuth ; leur, action cependant est beaucoup plus faible ; pttini les métalloïdes, le phosphore et le sélénium, beaucoup plu$ faibles aussi que le bismuth, sont un peu plus énergiques que le soufire ; parmi les corps composés on remarque comme ayant une assez grande force, l'eau, Talcool, l'éther, l'essence de térébenthine, la plupart des acides et des dissolutions salines, la cire, le succin,
pMkd^lecÂo-uniant Vertical, surlei wiSft, JcB pièces polaires de dire if^ûu le propose ; ces pièces posées plw oa VMHn* rapprochées, forment dqne horixontal dans lequel on si l'on vaut éprouver. Au-dessus des dâée i fbnner balance de torsion , «duMM trèi-délicate dont toutes 1 oà àtHiof eu un Teire de montr dslabalian et vient se poser, d'uni titÊÊÊfWÊiffMqaei °^ ^^ remplit A qoe le courant passe i I l<i[wliiii ensuite, après la •'^7tt.]teder^pulnon,on cherche FWIM bMBl pour rétablir l'équilit lltWI» liiiuiit de M. Plûckei fmaÊÊt ll'«r&ire i Tolonté un élec àmfttÊÊêmBÛoa; entre les deux col *à M» In aztrânités des fik d< àMjIMMiar e tn mojen duquel c
:4^hMUhmitan8n emplc^é ce
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les aiguilles dû