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CHAP. IX. — SUBSTANCES DIAMAGNÉTIQUES. 78B

par la torsion était en général sen^blement proportionnelle au carré de Tintensité du courant. Ainsi le rapport des forces magnétiques /*^ /' de deux aiguilles est donné par la relation

/ sinV.

0, 6' étant les torsions observées ; d^ d les déviations de la boussole des sinus pendant la première et la seconde expérience.

Quant aux autres conditions, M. Ed. Becquerel n'en parle pas d'une manière explicite et je suis porté à croire qu'elles n'ont pas été assez exactement appréciées pour que les résultats auxqœb il est parvenu puissent être regardés comme définitifs.

Il me paraît donc présumable qu'il ne faut prendre que ccNnme premier aperçu le pouvoir magnétique qu'il attribue à l'oxygène et qu^il estime à 377 mUlionièmes du pouvoir magnétique du fer, à poids égal.

La méthode de M. Plûcker me semble à quelques égards comporter moinside causes d'incertitude; elle a donné à M. Plûcker 3500 millionièmes pour le pouvoir magnétique de l'oxygène par rapport au fer, à poids égal. Ce nombre est presque 10 fois plus, grand que celui de M. Becquerel; dans 'l'état actuel des choses, je ne pourrais pas dire quel est celui des deux nombres qui me semblé le plus près de la vérité.

Au reste le sujet est assez hnportant , surtout à cause de l'influence que le magnétisme de l'oxygène -peut exercer^sur les phénomènes magnétiques de notre globe pour que la question ne reste pas longtemps indécise.

• 357. AetloBS «lacmétiqves dépenéMitea de la strveUire des «•lys. — M. Faraday avait remarqué, dès 1849, que les cylindres de bismuth ne se comportent pas tous de la même manière entre les pôles des aimants, et que souvent la direction d'équihbre diange avec le méridien du cylindre que l'on totune dans le plan vertical de suspension ; en recherchant les causes de ces variations, il avait reconnu qu'elles dépendent des formes cristallines. Alors , en isolant des cristaux de bismuth d'un volume on peu considérable, il avait constaté l'influence d'un certain plan de clivage et d'un axe magnétO'Cristallin qui lui est perpendiculaire.

A peu près à la même époque, M. Plûcker remarquait, de son I. 48

154 LIVRE ni. — MAGNÉTISME ET ÊLECTBICITÉ.

(jùté, tiue lu plop^t des cristaux dtapliaae», comme le quaiti. la ciiUax cuiiouatce, la tourmalioe, etc., ont ausfti la propnrir de ptendw âfis directions particulières lorsqu'au les 'iiirl à l'expétience entre It-s pôles d'uo électro-aimant puissant.

OuRfiiit, depuis, des ret-herches uonibreuses sur les phénomèncH de cet ordre (jui ont sans doute un liaul degré d'inUT^l; mais je dois tDe l>orucr à citer ici le faitiieul da»6 sa fJus grande géaéroUté, parce que les opinions sont encore tr«s-panagMs m ce moneiU sur les rapports que ces directions sin^uUms peuvent avcâr, soit avec les formes cristallines eUes-mrnws, toit avec Je» praprictét optiques auxquelles on a essayé de les n liacher. Quelt|nc» observation» récentes semblent même indiquer que U structure fibreuse sans cristallisation, comme celle qiic l'oa peut donner, par exemple , à la guita-pcrcba , ndùi pour modifier sCDsihlcmcut les actions que les aimants sont capaUe« d'exercer sur un corps.

S31I. Bsylli6«g« qnl «ml ét^ |ipiip«sé«s pour cspU^ttev les fUtaamém*» dluuagBétlqoc!*. — JM. Ed. Becquerel est, je anii, le premier qni ait essayé d'appliquer d'une manière systématique le principe d'Arcbimède à l'explication du diamagncttstnc; «on opûûon sur tx sujet est développée dans son premier HnnoÎR Çim^d* Ckbn. et lie Pkjs., t. XXVUI, mars 1S50), et reproduite à peu près texiuellemeut dsits son second Méjnoire (>m. de Chim. etdePAjt., l. XXXll, mai 1851). M, Plûcker a fnposé aussi le pnucipo d'Aiclûmède, mais sa publication tnaaite est un peu pExtéiicure {Jiut. de Chim. et de Pkys.^ t. XJÛXi

CflAP. IX. — HYPOTHÈSES. 758

voir et transmettre aox éléments voisins* Dès qn^on passe ms fluides^ tout est changé; la question jn^end mie antre face; il s'agit alors de trouver les conditions d'équilibre d'une masse floide au sein de laqudle se trouve un nombre infini de centres attmoti& ou répubib, dont les acdons s'étendent à de grandes distances en décroissant, suivant ceitaines lois qui peuvent dé* pendre elles-mêmes de la nature du fluide et peut-étfe de sa compressibilité, de sa cohésion, de sa structure moléculaire et de ses autres propriétés physiques ou chimiques. Le problème prend encore un autre caractère, lorsqu'au lieu de considérer ces effets de pression dans une masse indéfinie, on les considère dans une masse finie et limitée par des fiuxs, des arêtes et des angles, plus ou moins éloignés des centres d'action et diversement placés à lenr ^ard; et à plus forte raison, lorsqu'au lieu d!un seul fluide, ott msppoéé plusieurs coudies superposées et diversement épaisses de fluides différents par Vinégalité de leur énergie. Cest ainsi que les expériences de M. Phurker sur les courbures des surfiK^es de niveau- me semUent avoir un véritable intérêt, parce qu'elles loot la manifestation la plus apparente et la plus mesurable des pressions que peuvent produire les aimants dans les masses fliiîde8;*il serait curieux d'étudier les changements que ces ooqf* bunes peuTent ^urouver par l'augmentation ou la diminution des pcessions superficielles.

Les observations que M. Faraday a faites sur les gaz , particulièrement sur l'oxygène, ne me semblent pas absolument eu contradiction avec celles de M. Hiicker sur les liquides magnétiques; la permanence du volume de Foxygène pourrait tenir ou à la fai^Wftffi* de Faction , ou à ce qu'dle ne s'exerce qqe sur une petite partie de la masse, ou peut-être à ce que les actions ataiaciîves et répulsives se compensent en partie pour ceruines formes de l'appareil. Quelle que soit celle de ces dnrconstancts ^oi ait le plus de part au phénomène, il n'en résulte pas moins ^pe, sous l'influence des aimants, l'oxygène n'éprouve en somme que des diangements de pression excessivement petits.

Gek posé , voici comment M. Ed. Becquerel entend le principe d'Ârchimède pour expliquer le fiât fondamental que nous JivoM développé (339), savoir: que le même corps qui est attiré dans un certain milieu peut être repoussé dans un autre. Il âuppose que l'action âémentaire des centres magnétiques est

nRe-rempli d'une dissolution trè»lltirë doua l'air et dam l'eau, pan faîdai peu attirés par les aimants, et mondre que l'attraction qui s'e taHIB.duis le tube; au contraire.

dMf 1k £fl6olutiou plus conceotrée kpOMB^dn Auide l'emporte sur fô. ■^tqurcent sur la dissolulion p tii^K.-'De. même , une tige de vei dm le vide et repoussée dans l'o attim npoauée parce que le gaz i phi gnùd k Toiume égal, la pot •ioiia nngnéfiques, l'emporte sur ^■slkligs de venre peut éprouver •I* fan Tonarquer d'abord qui apparence s\ simple et st naturelle, la permanence <lu volume de l'o:

concevoir aisément que les pressia qui sont assez grandes pour mouTo vent cependant trop faibles pour d préôablc de volume dans la masse M«is il j a une autre conûdérati ble, laisser des doutes plus profbi Bc™'™"', et qui aurait do moioB liisr lieaiiroim H'antnoi tvm\

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