‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 209 sur 232 · CHAP. IX. — HYPOTHÈSES · texte numérisé non relu

CHAP. IX. — HYPOTHÈSES

ces paroles? Comment peut se faire ici l'analyse des forces qui sont en jeu dans le principe d'Archimède? Où sont les pressions, comment se composent-elles pour donner une résultante, une poussée , qui écarte le bismuth et qui lui imprime le mouvement de répulâon qu'il éprouve? C'est ce que M. Ed. Becquerel laisse ignorer de la manière la plus complète. Il semble admettre, au moins d'une manière implicite, que tout naturellement le milieu éthéré qui remplit le vide se comporte en cette occasion comme ferait un fluide matériel ; c'est-à-dire qu'il reçoit des pressions par l'influence de l'aimant, que ces pressions de réther transmises et arrêtées à la surface du bismuth, se oomposent entre elles pour donner une résultante ou une poussée qui met en mouvement la masse pondérable. Si telle est sa pensée il aurait dft la dire et surtout la justifier; car, la pression de l'éther du vide sur la surface des corps matériels est une innovation qui me paraît sans précédent et sans exemple dans les Uns de la physique et de la mécanique.

M. Plûcker se place à un autre point de vue; il applique aussi le principe d'Archimède , mais il l'applique dans les limites oit l'expérience en a démontré la rigueur, c'est-à-dire en tant que les pressions s'exercent et se transmettent de la matière à la matière ou d'un fluide à un solide. Il reconnaît donc que les aimants agissent par attraction sur les substances magnétiques, par répulsion sur les substances diamagnétiques ; cette répulsion élémentaire une f ob admise , le principe d'Archimède pris dans son acception ordinaire suffit en* effet pour rendre compte de tous les phénomènes qui ont été observés jusqu'à présent sur l'influence des milieux ambiants; il eipUque d'une manière simple et satisfaisante pourquoi tout corps magnétique et attiré dans le vide devient diamagnétique et se trouve repoussé lorsqu'il est dans un milieu plus magnétique que lui; et pourquoi tout corps diamagnétique, et repoussé dans le vide, devient magnétique et se trouve attiré, s'il peut être pls^cé dans un milieu plus diamagnétique que lui.

758 LIVRE m. — KAGlIiTISlIB BT tLSCTRICITË.

CHAPEtRE X.

Tclégraphk ékctxjçpe. -- Horioges âcctriqaet. --. Vkctâe 4t réWcirirti -

Vitesse des projectiles dans les kraes à feu.

S l•^ Télégraphes électriques.

538. La tâégraphie âedrique est une premFe friqppaite de la rapîdilé avec laquelle les grandes déoQuverles ae déreloppenc dans uotre âède. Galyani en 17&9, YoUa vers 1800, QEnled en 1830 1 ont découvert sucoessivement les premiers prinqpo, ou les données fondamentales sur lesqndles repoae œ noofeta mode de communication; plus tard la théorie de réledroHOtt* gnétisme a été établie sur des bases solides; les lois de la piopagation et de Tintensité des courants âeetriques CNit élé démontrées par l'expérience, et la possibilité des commonicatioDS électriques à de grandes distances s*est dès lors pr^cotéeà Tes* prit de divers savants y non plus comme une idée migne, doai l'électricité ordinaire pourrait revendiquer la première or^iiae, mais comme une vérité acquise^ comme une rérîté pratique dont le^ principales conditions pouvaient être déterminées et calcalées d'avance. Plusieurs physiciens se sont mis à Fœuvre poor les réaliser, et aujourd'hui , dans presque tous les pays savants de TEurope et de l'Amérique, il y a des télégraphes ^ectriqncs de divers systèmes qui mettent en rapport immédiat des riUes ou des contrées séparées par de grandes distances.

Quelques années ont donc suffi pour que la théorie recAl de la pratique Finfaillik^e et éclatante sanction sur laqudle efle avait droit de compter.

Je dois essayer de donner ici une idée des principaux apjM* reils dont on se sert pour résoudre ce grand problème qui prcad chaque jour un plus haut degré d'importance.

Laissons d'abord de côté le nombre et la natiure des sign» qu'il est nécessaire de produire, pour se parler à cent lieues comme si l'on n'était qu'à quelques pas , et commençons par faire comprendre comment il arrive qu'à l'aide de cette puissance merveilleuse on puisse, en levant le bout du doigt à I^^f

CIAP. X. — TËLËGHAPflES ËLEGTRIOUES. 799

chranler, i Brast <ra à Mmeille, tme mtose coimdérable et hd à l'iwtMit un moiiyement èe fm-^^iHent rapide et

&ipposoaft deux fils de métal ah et cd^ allant de la figure 1 à k figve S (Pi.. IS »), il» auront, n Ton Teiit, des centaines de kilomètres de longueur; c'est-à-dire que la roue motrice m, ou mamipmiatmsr (Fie, I), d'où ils partent, peut être aussi loin que l'oB romim de Tëlectio-aiiBam r, ou récepteur (Fie. 2), auquel ik aiiiveat ; seulemeiit ils composent un circuit isolé. Parrenus à réfcuio-temant ils sont mis en communication chacun aTec l*mie ^fes extrémités du fil plus fin qui entoure ses deux bran- €t qui forme ce qu'on appelle les deux bobines de Fâectro- ; mais, à leur pointde départ, ils sont disposés à Tégard du manipulateor de tdle fiicoa qu'ils reçoivent ou ne recoiyent le courant soîvaiit que Ton ferme ou que Ton ouvre le cir- U importe de bien comprendre ce que c'est que la ferme* et^ta nqfimre du circuit; c'est la première et la jJus imporopéraiioB de toute la télégraphie électrique. Le contom de la roue m a éaé divisé en âx parties égales, dont trois ont été dtcmaliTcment entaillées pour recevoir du bois, de f ivoire ou an génml un corps non conducteur; elles sont ombrées strr la figure; ks trois autres «ont restées métalliques; le ressort ^presse le uiloT de la roué et se trouve ainsi en contact alternatif avec ka portîoBS conductrices et non. conductrices lorsqu'on k fait an moyen du bouton /*; k ressort jr presse Taxe de la qai est Im-méme de métal; ajoutons enfin que les deux pôles d'une pik de force conveuabk atrivent l'un en /?, l'autre en If, que p communique avec l'extrémité a du fil ab, que n corn* avec k ressort :r, tandis qu^ jr communique avec Texî c du fil cd, Cda posé, on voit que le manipulateur étant dans k position que représente k figure, le couratit ne passe pas, le circuit est ouvert ou rompu; mais, h l'on fait tourner k manipùktevr, à l'instant ou la portion métaHîque vient toucher le ressort JT, k circuit se ferme : le courant partant du pôle positif se propage dans k €i ab^ conune l'indique k flèche, dans ks bobines de l'électro-aimanl r, dans le fil rfc, arrive au ressort ^, à Taxe de k roue, à son contour, au ressort x et enfin au pôle négatif. Et, il passe de k sorte aussi kngtemps que le ressort x touche la portion métallique du contour; aussitôt que k mon-

iDètafl cent tours par seconde sans tÎMS p njndea de fermeture et de ru naevoe x^guluité parfaite, le paseaj Mtioa da courant , »auf les phénomèi Knwînons maintetiBat ce qui s (n9.t).Pniique le magnétisme est d d*Màarp«r un coup de foudre, par un hoàdlB de Lejde, d'une batterie O' ^*îl 4pra dévdoppé dans l'électro-ai qwntr qadque rapide qu'il puisse f OMMOàDde, )'électFO-«imant poui ontt fi» çOMcr de l'être, si, dans cet lW.MpJ<Hii|r cent altemadves de f (ira|gpUj>Hic, li l'on dispose, en pr V Inîilt^ bois ghiy mobile autoui lessort k et portniu une armature de At pièce dv coHtnrt, ce levier sera, c altJrt< et cent fois nbuadonae à lui-mi ressort *; par ratti-action il viendra l'action du rcMurt il sera relevé coi jjBBnt vibrations entre ces deux arrêts, tlprons déjà démuntri^ (^'^'0 ^^^ ''^ 'tôent , qui compte liù-mème le nom pk upe dans la gamme le so]

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