‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 3 sur 232 · ÉLÉMENTS · texte numérisé non relu

ÉLÉMENTS

EXPËRUiENTALE

GUAPITRE PREMIER.

Ikt PiicnomèDes natarcU. — De TEspace. — Du Temps. — De la Matière.

De« Forces. — Du Muuvcineiit. — De Tlnertie.

1. Lc'S phénomènes naturels, qui se renouvellent sans cesse •»iir lu terre et dans le eiel, odrent à nos yeux un si grand spectarle, et à notre curiosité un attrait si puissant, que nous sommes fntnn'nés malgré nous à méditer sur Tensemble des causes qui {produisent des efîets si meiTeilleux. A peine sommes-nous sortis de la preinirre enfance que nos regards s'atiadient aux divers objet» que la uature nous présente : nous observons, de toute J af'tivité de notre esprit, la forme du sol et des montagnes; la pesanteur des coips; les mouvements de Teau, de Tair et des nua<ir(^; la voûte brillante du ciel et les apparences infiniment variée?» di*s astres sans nombre qui semblent la parcourir avec tant de régularité. Nous sonmies nés observateurs, et sous ce rapport tous les hommes sont physiciens. Mais, au milieu de la multitude des phénomènes qui nous environnent, il n'est pas donné à notre intelligence de s'élever immédiatement à la connaissance des causes et des lois générales auxquelles ces phéuo- I. i

s NOTIONS PaËUHlNAIRES.

mènes sont soumis : aiissi rien n'est plus curieux pour l'Iiistoire de l'esprit humain que de suivre, à travers le développement des siècles, les idées singulières que les hommes se sont faites successivement sur les propriétés des corps, sur les éléments qui les composent, sur les principes et sur k's causes qui agitent la matière, et qui maintiennent l'iiarmonie du monde. Quelle confusion d'hypothèses et d'cireuis, au milieu desquelles les hommes de génie ont jeté çà et là quelques vérités fécondes! Et même de notre temps, qu'y a-t-il de plus curieux que d'interroger les divers esprits, depuis les plus vidgaires jusqu'aux plus habiles, et d'entendre leurs idées sut les phénomènes de la nature, sur les effets de l'air et de l'atmosphère, sur l'équilibre des eaux tout autour de la terre, sur les effets de la chaleur et de lu lumière, sur la météorol<^ie, sm* la cause du tonnerre, par exemple, que l'on n'ose plus personnifier, il est vrai, mais que quelques personnes se représentent encore comme ayant une forme et un corps ! Quelle variété d'images et de conceptions ! qiielle dilTérence entre les hommes ! quelle différence entre les peuples ! On peut dire que dans une seule génération se retrouvent les opinions de tous les siècles : dans un esprit inculte, chez un peuple ignorant, toutes les erreurs avec tous les préjugés des siècles passés j dans un esprit cultivé, chez un peuple ami des lumières, toutes les connaissances qui se sont transmises d'âge en Age, et toutes les lois générales auxquelles la raison a pu s'élever.

La physique , qu^on appelle aussi la philosophie naturelle , n'est qu'une partie de ces connaissances qui focniciit le vaste

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