CHAP.. DL — DES GAZOMÈTRES
vienne d'une pari s'aufrir un peu au-dessus du niveau intérieur de Teau pour communiquer avec le gaz du gazomètre , et qui s'en aille d'une autre part se subdiviser en une foule de ramifications terminées par des becs d'éclairage , on verra qu'il suffit détourner un robinet pour éclairer une jgrande ville. L'écoulement du gaz sera constant , parce que le gazomètre ne fera qu'une petite perte de poids en s'enfonçant dans l'eau de la citerne ; au reste , on peut y avec des contre-poids y lui donner encore plus de régularité ou modérer sa pression. Pour remplir le gazomètre , on ferme le robinet de distribution , et Ton ouvre un autre robinet qui établit la conununication entre les cornues où se forme le gaz et le tube vertical qui s'élève du fond de la citerne audessus du niveau intérieur de l'eau.
115. l>mi te l*éei»«leM«iit des gas d*mprè8 Im tkéoHe de Dmmid leimovUll. — Daniel Bemouilli avait supposé que le théorème de Torricelli s'applique aux gaz comme aux liquides , et , en partant de ce |»incipe , il exprimait la vitesse d'écoulement d'un gaz par la formule suivante :
^=yV7|y(l+a/)(l^).
l' est la YÎtesse d'éeoulement par seconde , exprimée en mètres.
^est la pesanteur ou 9*°, 808 8.
o est le poids de Tunité de volume du liquide , qui sert à mesurer la pression normale des fluides élastiques.
o est le poids de l'unité de volume du gaz qui s'écoule pris à la température 0 et sous la pression normale.
p est la hauteur, exprimée en mètres, de la colonne liquide qui mesure la pression normale dont il est question plus haut.
A est le coefficient de dilatation du gaz.
/ sa température.
h la pression intérieure^ c'est-à-dire celle que supporte le gaz dans le réservoir d'où il s'écoule.
A' la pression extérieure^ c'est-à-dire celle qui s'oppose à l'écoiîlement.
On suppose que le gaz s^écoule par un orifice en mince paroi, dont la section soit très-petite par rapport à celle du gazomètre ({QÎ fournit le gaz, et à celle du gazomètre ou d^e l'espace qui le
fft VnX FUnEII. — PHAiraEOR.
reçoit, «t.qne les presàom A et A' ne varient pas pendent 'la <lur«e
âe l'eRpérience.
Si l'on prend pour pression normale la pression atmospbériqne memirée par nne colonne de mercure, on a en même temp 0=0^,76; •=13598'".
S'fl s'agît de l'air, «a a aussi «' ^ l',99Bl, et la Icmntde d»*
6*3 i'»0t d'an autre gaz dont la densité S(ût d par rapport i l'air, <m aorait ponr ce gaz -m* au lieu de »' et en mésie temps
— ^ — 5 OU n* = *fo',
et h htTouiiBM |sésente sous la forme
. . '='»-Vm('-i)-
Elle est lAan tout à foit générale et applicable à un gaz tpielconque, d étant la densité de ce gaz par rapport à l'air.
Quant aux preiiùoas h' et A, comme elles n'entrent que par leur rapport, oa peut à vulonté les »j«iiner en eau ou en mercure. .
En faisant les calculs poiu l'air à la température 0 et pour des pressions voiânes de la pression atmosphérique, on trouve les résuluts suivants :