‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 54 sur 232 · CHAP. VL — DES GAZOMÈTBES. 17S · texte numérisé non relu

CHAP. VL — DES GAZOMÈTBES. 17S

Si Ton repréaente par s la lecdon, en mètres carré», de Tovifiœ par lequel l'air s'écoule, #i^ est le vohime qui passe en 1', A s%w le volume qui passe dans un nombre n de secondes ; c'est ee que Ton appelle la dépense théorique; en la désignant par m, on a, pour cette dépense exprimée en mètres cubes,

m-zzzsim,

1\ résulte des principes mêmes qui condtiisent à la valeur générale de la vitesse, que ce volume constituant la d(*pense est mrsuré sous la pression intérieure A, et non pas sous la pression eité Heure h! .

Poin- vérifier cette formwle par Tcxpéricnce, on remplit un piomètre, on observe les pressions, on mesure Vorifice, on compte le temps de l'expérience, et par divers moyens on apprécie le volume qni s'est écoulé, ou la dépense réelle ni , Alors, en représentant par v' la vitesse réelle inconnue, l'on a

m zzzss^n^ d ou ^ = — •

Or, l'expérience démontre que cette vitesse ne coïncide pas avec la vitesse théorique v qui se déduit des pressions observées.

Où. trouve i/' = 0,65 v pour les orifices eu mince paroi. v' = 0,93f' pour les ajutages cylindriques. i/' = 0,94(^ pour les ajutages un peu coniques et

rétrécis en dehors.

Comme ces résultats sont tout à fait analogues à ceux que J on obtient pour les liquides , on la contraction de la veine est nn phénomène apparent et mesuraMe , on en conclut qu'il y a aussi dans les gaz une contraction de la veine fluide. Alors la vitesse liiéorique devient exacte; mais au lieu de l'appliquer à la section même de Torifice^ il faut l'appliquer à une section plus petite , dans les proportions que nous venons d'indiquer.

Ainsi la dépense réelle sera en général

ffi'=.ksim.

k étant le coefficient de la dépense ou de la contraction^ dont la valeurs varient de 0,65 à 0.93, ou à 0^94, suivant qu'il «"agit d'orifices en mince paroi , d'ajutages cylindriques , ou d'ajutages un peu coniques comme les buses des souffleries ; v la rânse théorique; s la section de l'orifice, et n le nombre des •econdes de temps correspondant à la dépense m' ,

Ainsi les prenions étant d'environ S centimètres de mercure dans la foi^ de maréchal ; de 3 dans tes fourneaux à la Willdnson ; de 3 à 6 dan» les hauts fourneaux au bois , suivant que le diarboD est tendre ou dur; de 10 à 20 dans les hauts fourneaux au coke; on Toît que dans ces divers appareils l'air prendrait à la buse des vitesses comprises entre 70 mètres, et 160 ou 180 mètres par seconde, si la formule de Bemouilli était applicable à ces derniers cas. Mais nous allons voir que sous ces fortes pressions il est peu probable que Tair prenne des vitesses de plus de 100 mètres; du moins quand on entend par là, noD pas la vitesse propre des molécules fluides , qui reste tout à Sût inconnue, mais seulement sa vitesse réduite, c'est-à-dire celle dont on obtient la valeur eu ramenant à la pression intérieure du réservoir le volume de gaz qni s'est écoulé.

On peut cependant comparer ces vitesses aux vitesses du vent qui, autant que des observations assez peu certaines peuvent l'indiquer, semblent être conformes au tableau suivant :

Tableau des vitesses du vent.

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