‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 57 sur 232 · LIVRE II. — DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

LIVRE II. — DE LA CHALEUR

le mot calorique est aussi employé poiir désigner rciisemblc de

nos connaissances sur ces phénomènes et sur leurs lois.

121. Le calorique n'agit pas seulement sm' les corps organisés, mais il agit aussi sur les corps inorganisés. La glace peut fondre, l'eau peut entrer en ébullitiou, le fer peut rougir au feu ; tous ces pliénomènes et tant d'autres de même espèce ont nécessairement une cause, et nos sens nous avertissent que cette cause est le caloricpic. Il y a une telle correspondance, une telle simultanéité entre ces modifications qui surviennent dans les coips et les cliangements qui surviennent dans nos sensations, que nous craignons peu de nous tromper en portant ce jugemeut. Ces seules indications peuvent nous servir à classer les phénomènes du calorique , et à étaMir d'avance l'ordre dans lequel nous devons en faire l'étude.

Nous diviserons la théorie de la chaleur en deux parties. La première partie aura pour ohjet les deux effets phrsitjues que le calorique produit dans les corps, savoir : 1* les changements de imlame ou la dilatation ; et 2* les changements (Vétat ou le passage de l'état solide à Tétat liquide, et de Tétat liquide à l'état de vapeur.

La seconde partie aura pour objet : 1* la propagation du mtoriqite, qui comprend la conductibilité ou la propagation m contact, et le calorique rayonnant ou la propagation à distance; 2" la calorimctrie ou la mesure des quantités de calorique tfâ sont nécessaires pour produire des effets détermina.

Nous essayerons d'abord de donner nne prenû^ îâée en

NOTIONS GÉNÉRALES. i83

mue à Texpérience ; Tune de ses extrémités vient butter contre la vis i^, tandis que Tautre extrémité reste libre et s'appuie contre le levier mobile abj très-près de son point fixe à; ce levier vient à son tour s'appuyer contre Taiguille ^, très-près aussi de son centre de rotation, et fait parcoiuir à son extrémité un espace phis ou moins grand sur le cadran c. Un ressort r, convenablement disposé, maintient tous ces contacts, soit que la tige s'allonge par la chaleur, soit qu'elle se conti*acte par le refroidissement. Un réservoir à esprit-de-vîn , formant lampe, sert à chauffer la tige.

Quand les allongements sont assez amplifia par la combinaison des leviers , il suffirait de transporter l'appareil d'un appartement plus froid dans un appartement plus chaud , ou r/ce 9ersa , pour observer des mouvements très-sensibles de Vaiguille sur les divisions du cadran.

Ces effets ne se manifestent ici que sur la longueur de la tige, mais il est facile de comprendre qu'ils se produisent pareillement dans toutes ses dimensions.

La lenteur des mouvements de Faiguille nous montre, de plus, (fÊe h dialeur ne pénètre les corps que lentement, peu à peu et de piodie en proche.

T€»ici une expérience qui démontre cette vérité d'une ma- ■ère encore plus frappante, a (Fig. 9) est un ballon de verre d^im tiers ou d'un quart de litre auquel on a soudé un tube de ton 3 nnOiniètres de diamètre intérieur; il est rempli d^eau, dlnfle on d^alcool, et le sommet de la colonne liquide, au degré de dnleur où Ton opère, doit être à peu près vers le miiea de la hsatenr dn tube.

Si Ton plonge rapidement ce ballon dans de l'eau chaude, pom* le retirer à Finstant, on voit que la colonne liquide s^abaisse d'abord notablement pour s^élever ensuite au-dessus de sa hauteur primitive. La raison en est simple : la première impression de la chaleur se fait sentir d'abord à l'enveloppe de verre qui contient le liquide, elle la dilate et en augmente la capacité, ce qui fait descendre le Kquide ; mais bientôt cette chaleur de l'enveloppe passe dans le liquide lui-même, pour le dilater à son tour; et comme sa dilatation est plus grande que celle du verre, son augmentation de volume ne tarde pas à surpasser l'augmentation de capacité du vase, et le sommet de la

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