‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 58 sur 232 · J84 LIVRE II. — DE LA CHALEUR · texte numérisé non relu

J84 LIVRE II. — DE LA CHALEUR

colonne liquide revient au point de départ, et le dépasse rapidement.

Les effets seraient inverses si l'on plongeait le ballon dans un liquide beaucot^ plus froid que lui.

Dans le premier cas, le liquide de l'appareil prend de la clmleur au milieu plus chaud qui l'entoure, et dans le second cas, au contraire, il cède une partie de sa propre chaleur au milieu plus froid dans lequel on le plonge ; mais que ces changements s'accomplissent dans un sens ou dans l'autre, ils exigent toujours un temps considérable, qui ne dépend pas seulement des masses sur lesquelles on opère.

Ije même appareil sert à démontrer la dilatation des liquides par la chaleur, et leur contraction par le froid, ces effets étant d'autant plus grands que la masse contenue dans le ballon est plus considérable.

La dilatation de l'air et des gaz peut être rendue senâble dans les cours publics au moyen des appareils représentés dans les Bgures 1,2 (Pl. 9).

Dans le second , le gaz du réservoir a exerce sa pression sur le liquide de la boule b, et à mesure qu'il se chauffe et se dilate, ÎMl monter le liquide à diverses hauteurs sur l'échelle divisée d\ au contraire, quand il se refroidit et se contracte, sou élasticité devient moindre , et la pression atmosphérique fait redescendre le sommet de la colonne liquide.

Dans le premier, dont le réservoir a contient un ou deux litres, le gaz, ii mesurt qu'il se dilate, repousse le liquide de la

NOTIONS GËNÉRALES. 185

chaleur auxipiels ces corps sont exposés , et qu'ainsi les degrés de dilatation peuvent servir à mesurer les degrés de chaleur.

La température d'im corps n'est autre chose que son degré de dialeur; ainsi les températures qui n'ont d'abord été appréciées que d^une manière vague et incertaine par nos organes, peuvent maintenant être mesurées d'une manière sûre et fidèle par les efiEets de dilatation.

Tous les appareils qui servent à mesurer les températures s'appellent thermomètres ; cependant l'on donnç en général le nom de pjromètreê à ceux qui servent à mesurer les températures très-élevées ; ainsi l'appareil de la figure 26 (Pl. 8), qui nous a servi tout à l'heure, est un pyromètre.

Le thermomètre le plus usuel , celui que nous devons faire connaître le premier , est le thermomètre a mercure , représenté dans la figure 1 ( Pl. 8 ); la houle h est pleine de mercure , et ce liquide s'élève dans la tige t jusqu'à une certaine hauteur A, qui dépend de la température. Lorsqu'on chauffe la boule , le mercure migmeiUe de volume , le thermomètre monte , et l'on ditf|iie la température s^élèçe; lorsqu'on la refix>idit, le mercure diminue de volume , le thermomètre descend^ et la tempe" rature s^abaisse. Toutes les fois que le thermomètre revient au ffiéme point ou au même état de volume, la température est la même. Si Ton prenait un autre thermomètre à mercure plus grand ou plus petit que le premier, ces deux instruments monteraient et descendraient ensemble; mais les ascenisions et les dépressions pourraient être très-différentes : les réservoirs étant ^ux, il suflSrait, par exemple, que le tube du premier eût un diamètre dix fois moindre que le tube du second pour que ses mouvements eussent cent fois plus d'étendue; quand il monterait de 100 millimètres, le second ne monterait que de 1 seul millimètre. L'un serait cent fois plus sensible que l'autre.

Ces thermomètres ne pourraient servir qu'à indiquer des températures égales y des températures plus hautes^ et des températures plus basses , suivant que le sonunet de la colonne reviendrait à un même point fixe , ou qu'il varierait au-dessus ou au-dessous de ce point. De cette manière, ils pourraient déjà être de quelque avantage pour la science ; mais , ce qu'il y a d'essentid dans les thermomètres, c'est leur graduation; car ce n'est qu'en les graduant que Ton peut parvenir à exprimer les

Page 1