‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 63 sur 232 · CHAP. I. — DILATATION. SOI · texte numérisé non relu

CHAP. I. — DILATATION. SOI

triple du coefficient de dilatation linéaire, du moins pour les corps qui se dilatent également dans toutes leurs dimensions. En effet / étant le coté d'im cube à la température 0, et f/sonyolume, OQ a if= /* ; à la température t le volume derient c/ (1 +mt) et Taréte prend une longueur / (l '-hnt)j ce qui donne

ou, en négligeant les termes qui contiennent n^ et n' ,

oa 1 +^'^= 1 +3/1/, ou enfin m = 3n.

U suffit donc de chercher Tun de ces coefficients pour arriver ensuite à connaître Fautre.

128. Dilatât l«B des e«rps salldes* — ^iipparell de LaTolsleF et Laflaee* — Les barres ou règles r soumises à Texpérience avaient deux mètr^ de longueur et étaient horizontalement suspendues dans une chaudière a ( Fig. 27 ), établie sur un fourneau. Quatre Uocs de pierre by de grandes dimensions, étabUs sur une maçonnerie soUde, servaient à prendre des points d'appui parfaitement fixes ; ils étaient réunis deux à deux par des traverses de fer c et c', ijd et e'j à chacune des deux premières étaient attachées des bandes de glace, portant à leur partie inférieure des rouleaux de verre, sur lesquels était posée la règle ; contre les traverses d et e^ était fixée, de champ ^ une autre bande de glace très-forte, contre le tranchant de laquelle venait s'appuyer Textrémité fixe de cette règle ; tandis que son extrémité libre agissait contre le levier mobile /*, qui faisait ainsi touraer la traverse et y et par suite le levier ^ et la lunette h. Le bain de la chaudière et la règle étant à 0, et les contacts bien établis, la lunette visait à 200 mètres de distance sur une mire m verticale et soigneusement divisée ; ce point de départ une fois noté, on chauffait, par exemple, à 100^ : alors la règle soumise à Tépreuve s'allongeant plus ou moins selon sa nature, les leviers f et g et la lunette h se mettuent en mouvement, pour s'arrêter quand Teffet de la dilatation, poiur cette tempérauu*e, était complètement produit. Connaissant les rapports des bras de levier f et gy ainsi que le npport des distances ik et ioiy il était facile de calculer rallongement de la règle, au moyen de l'espace connu qui avait été parcouru sur la mire.

V appareil de Ranisden est venu quelques années aprè^le pré-

SOS UTIIE II. — CHALEUR. — PREHIËKE PARTIE.

cèdent {Tram. Phi!., 1785); il a.prindpatemeDt pour objet d'éviter toute -espèce de conuct, car c'est en général par l'imperfection des contacts que pèchent la plupart des appareils de ce genre. 11 est représenté figure 1 8 ; il se oon^rase de trois auges parallèles a, £, c; c'est dans l'auge du railieu b que se troure la l«gle souBÙse à V^reuve ; mais cette règle doit porter à chaque bout des appendices verticaux sortant du liquide, et destinés i i-ecevoir chacun un objectif de microscope. Les deux auges a et J sont maintenues à la glace fondante, dans toutes les expériences; elles contiennent ansM des règles semblables à la précédente, mais qui mtent les mêmes dans toutes les épreuves; les appendites de celle, qui est dans l'auge c portent des fils croisés, tandis que les appendices de celle qui est dans l'auge a portent des oculaires; de telle sorte qu'après avoir bien disposé l'apparô), et tout étant à la température 0, on a deux microscopes montés (^cun sur l'une des extrémités des trois règles; l'oculaire sur la première, l'ohjectîf sur la deuxième, et les fiU croisés, formaiit le foyer, sur la troisième. Si l'on porte à 1 00° la règle d'épreute, les deux oculaires seront en général déplacés; mais l'un d'eu est ramené à sa position première, de telle sorte que tout l'effet de la dilatation se porte sur le second. Supposons que oe soit celui de droite. Alors l'image correspondante des fils croisés M trouve déplacée latéralement dan» l'oculaire, et au moyen d'uoe vis micrométiiqiie xm apprécie son déplacement, et l'on en coudut le déplacement de l'oculaire, c'est-à-dire la dilatati<m de la règle du milieu.

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