‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie. [With] PlanchesChapitre 88 sur 232 · VOLUME · texte numérisé non relu

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298 LIVRE II. — CHALEUR. — PREHIËRE PARTII.

iSS. Denallé des vapenra de dlvcMcs sabslMBces. (Voy. le tableau de dénotés, page 251.)

Les dénotés des vapeurs do iou& les liquides ne peuvent pu être détcnninées par le piocéd<; que nous venons de d&rire; mais l'on doit à M. Dumas un autnt procédé dont il s'est servi avec succès dans l'important travail qu'il a publié sur ce sujet (Anm. d» Chim. «t de Phyt.y t. XXXIU, p. 337). M. Dumai prend un ballon à col effilé (Fie 19, Pl. 10); il y met une quantité suiliuDte du liquide qu'il veut soumettre à l'expérience, puis il chaufTe ce ballon dans un Lain d'eau, d' acide sulfurique, ou d'alliage fusible. Quand li; liquide commence à entrer en ébulUtioD, I'do modère la température et l'on chaufTc aussi également qu'il floit possible toute la surface du ballon , et même son col elElfl. L'ébuLlition terminée, on cbauffe encore avec lei mêmes précautions jusqu'à une température un peu plus élevée; alors on nota cette température avec soin , on obsui've le baromètre, et, d'un trait de chalumeau, on scelle la pointe effilée ija ballon. Voi<à maintenant la série des opérations qui conduiwat à la densité dterdtée :

1* Après avoir préparé le ballon, et avant d'y mettre |e coips solide ou liquide sur lequel on veut faire l'expérieitcA, on le dessèdw et l'on en fait une pesée exacte en le laîuant onveit; soient h son poids, ^ le poids de l'air déplacé, 0Le\t poids de l'air qu'il contient, on ■ pour le poids de la matière di ballon

GIAP. n. — DENSITÉ DE DIVERSES VAPEURS. 299

«t nous allons parler, et aussi parce que Ton doit faire dans UQ air assez sec pour qu'il soit permis de négliger fi de la vapeur hygrométriqïie.

our de c se calcule par la capacité du ballon et par la lire et la pression du moment de la première expérience; s pouvons regarder c' comme exactement connu, poids r' se compose en général de deux parties : de la rolatilisée , et d'une certaine quantité d'air qui n'a pas ée par l'ébullition; pour défalquer le poids de cet air, 1 le ballon après la seconde pesée, on en plonge la ans un bain de mercure, et on la brise; aussitôt le remplit le ballon , sauf l'espace occupé par Tair qui Vigé avec la vapeur; alors on enlève encore une portabe effilé, jusqu'à ce que Touverture soit assez large i Ton puisse faire passer l'air dans un tube gradué , 1 avoir le volume à une température connue et sous ttcm connue. Gela fait, on en calcule le poids, on le i de c'y et l'on a définitivement le poids de la subm était contenue dans le ballon au moment où il a été

BBOore ici une correction à faire , qui est importante et le avoir été négligée par quelques observateurs : lorsresté de l'air avec la vapeur, son poids étant déterminé lOUi venons de le dire , il faut en calculer la pression empérature à laquelle on a fermé le ballon , en suppo-

mélangé avec la vapeur , il le remplissait comme elle ; HÎon trouvée, il iaut la retrancher de la pression barof pour avoir en définitive la pression de la vapeur elle- 'est ainsi que l'on parvient à connaître le poids c^, de la r qui était en vapeur dans le ballon , sa force élastique mpérature/,.

e reste plus qu'à iaire le jaugeage du ballon , qui a ici e objet : c'est lui qui donne le volume de la vapeur, et inasi qui donne le moyen de calculer c, ou le poids de était contenu dans le ballon lors de la première pesée, geage se fait , soit par les volumes , soit par les poids, DUS l'avons indiqué (143). On peut à volonté le faire «près l'opération ; comme la capacité du ballon est au

5Q0 ou de 600 centimètres cu1)es , une erreur de jau-

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geage quï s'élèverait même à 1 centimètre cube n'aurait pas une influence sensible sur le résultat. Kepréseatons par v la capacité du ballon réduite à 0.

5* Toutes ces opérations étant &ites , représentons par □' le poids spécifique de la vapeur dans les conditions de l'expérienre , et par o son poids spécifique à 0 sous 76, nous aurons </, , Al 1

d'où il rénlte enfin

"" .- ' A, ' l+it/,' Pour ceux qui voudront applLquerles formules, nous rapporterons les données d'une expérience sur l'iode faite par M. Dumas.

lOr-'.SSÎ, ballon plein d'air sec à 24» et 0",757.

110*',0SS, ballon plein de vapeur et d'air à 185>et O^fTS'.

66*'* air mêlé à la vapeur, mesuré sur l'eau à 22* et Cj/d?.

664*',5S0, ballon plein d'eau à 22°.

On trouvera pour la densité de l'iode, par l'apport à l'air, c'està-dire pouro divisé par 0,0012995, le nombre 8,7873, nombre un peu différent de celui qui a été donné par M. Dumas, saai doute à cause de quelques corrections qui auront été faites an* trement.

Au maximum de tension, les vapeurs de tous les liquides connus augmentent de densité à mesure que la température s'é> lève. D'où il suit que tout liquide peut, à une température ploi

CHAP. n. — DENSITÉ DE DIVERSES VAPEURS. 301

M étant scellées, la colonne d'air, de plus en plus réduite, 'oflBce de manomètre, pour marquer la tension de la vauant à sa température, elle était donnée par celle du bain fixe, dans lequel on plongeait Textrémité inférieure de îil et toute la longueur de la courte branche, tant de la disparition et de la réduction complète en arrive dans les circonstances et aux conditions sui-

Températore Volume de U yapeur Tension de la Tapeur

de par rapport en nombre

disparition. an volume du liquide. d'atmosphères.

k360Baumc).. 259« 3 119 atm.

le carbone. . . 275 2 78 »

Mmî de Mariette. — Llquéfaetloii des |pas. — MM. Œr- Despretz avaient fait des expériences pour reconnaître si i Blariotte s'applique exactement aux différents gaz comme atmosphérique , et ils avaient constaté que les gaz qui se it aisément ont une compressibilité croissante. M. QErsted ih penser que Técart n'avait lieu que près du point de liion ; mai& les expériences de M. Despretz lui indiquaient écart se montre dès le commencement de la compression, semblé nécessaire de reprendre ce sujet. La loi de Malt une loi si fondamentale , qu'il importe de savoir quels

fluides élastiques qui obéissent à cette loi , et quels sont li s'en écartent.

appareil est représenté dans la figure 20 (Pl. 10); il x>se de deux tubes pareils de cristal a et &, de 2 mètres ;ueur, exactement calibrés, et fixés par leur extrémité in- ! dans un réservoir de fonte dy rempli de mercure; un ; fer c établit la communication entre le réservoir d et un réservoir d! pareillement de fonte. Au sommet de celuijusté un piston plongeur ^, qui s'enfonce et se relève fen de la vis /*, qui porte en haut une traverse gj desla faire mouvoir. Le réservoir d! n'est pas complètement de mercure ; il y a en haut un espace h contenant de et c'est seulement dans l'huile que le piston plongeur

omprend qu'au moyen de cette disposition , il est facile ,

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en tournant la vis, d'exercer des pressions de [duâeura centaÎDK d'atmosphères; mais je me suis arrêté à 100 atmo^hères, parce qu'il est difficile d'ajuster les tubes au réservoir pour qu'ils tieunent bien , et restent parfaitement immobiles sous des pressioiB beaucoup plus considérables.

Le diamètre intérieur des tubes était de S à 3 millimètres.

Avant la graduation, ils étaient effilés à la partie ftupérieore, et l'on pouvait plusieurs fois briser et refaire lu pointe sans produire un changement apjiréi'iable dans les divisions. Ces) par l'extrémité supérieure qu'ils étiiieiit remplis d'air ou de gaz parfaitement desséchés; ensuite on les scellait au chalumeau.

Les gaz sur lesquels j'ai opéré avaient été préparés avec beaucoup de soins par MM. Favre et Silbonnaun, qui m'ont secoodé dans ces expériences.

Deux cathétomètrcs disposés l'un au-dessus de l'autre servaient i observer les divisions auxquelles le mercure parvenait dans les tubes sous les difTércntcs pi-essions.

Au commencement, tes deux tubes raanométriques étaient remplis d*air, afin de Faire une nouvelle vérification des dÎTÎsions; ensuite, en brisant la pointe supérieure de l'un d'eui, on le remplissait du gaz que l'on voulait soumettre aux expériences comparativement avec l'air.

Voici maintenant les principaux résultats auxquels je suis parrenn :

I" lusqu'à 100 atmosphères, l'ox^ène, l'azote, l'hydrogèoe, le bioxyde d'azote , et l'oxyde de carbone , suivent la même loi

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