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mens des sciences naturelles , ou les principes de la physique, de la chimie, de l’anatomie et de la physiologie des végétaux et des animaux ; et en particulier les premières notions de la minéralogie et des sciences qui en sont les accessoires, telles que la docimasie, la cristallographie, la métallurgie et la géognosie; de même que les faits principaux de la botanique et de la zoologie.
Ce n’est plus uniquement pour de très jeunes étudians que cet ouvrage est écrit ; l’auteur le destine à l’instruction des jeunes gens qui veulent acquérir des notions exactes sur les principaux faits de la nature, tels qu’ils se présentent continuellement à l’observation, et spécialement à ceux qui désirent se livrer à l’étude de la médecine, pour laquelle l’auteur se flatte que son livre pourra servir de guide et d’introduction.
Ces Élémens ont dû être extrêmement abréorés, car ils renferment un nombre infini de faits, qui y sont cependant indiqués avec leurs principales circonstances. Le premier volume, par exemple, contient plus de deux mille deux cents mots dont le sens est rigoureusement déterminé, et qui se rapportent à des particularités importantes. Il falloit nécessairement beaucoup de précision dans leur explication , pour ne pas grossir l’ouvrage; et dans leur arrangement un ordre tel que les mêmes explications n’eussent pas besoin d’être répétées chaque fois que le même terme a dû se représenter. C’est le fruit des
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méthodes maintenant introduites dans Fétude de Fhistoire naturelle. Le soin que Fon a pris d’indiquer dans le texte, par des caractères italiques , les expressions qui sont employées pour la première fois, a permis de les relever dans une table placée à la fin de chaque volume; et à Faide de ce vocabulaire, on peut à Finstant, et sous le numéro qu’il indique , retrouver la définition donnée dans l’ouvrage.
La première partie de ces Élémens est tou t-à- fait changée , Fauteur ayant cru devoir donner plus de développement à cette branche de la science de la nature qui fait connoître les corps inertes ou non organisé!. Profitant des travaux récens des physiciens, des chimistes, des minéralogistes et des géologues, il a recueilli dans leurs ouvrages tous les faits qu’il pouvoit être utile de connoître. Il doit citei' en particulier les mémoires ou les traités de physique de MM. Ampère, Beudant et Biot; en chimie, ceux de MM. Davy, Gay-Lussac et Thénard; en minéralogie et en géognosie, ceux de MM. Brongniart, de Humboldt, Brochant, de Bonnard et Defrance.
M. Decandolle a bien voulu donner a Fauteur une nouvelle preuve de son amitié , en lui indiquant les changemens utiles et les améliorations que pouvoient éprouver les parties de cet ouvrage qui concernent les végétaux.
Pour toutes les classes de la zoologie. Fauteur a constamment profité des travaux et des conversations
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de M. Cuvier. Il a consulté aussi les ouvrages le plus récemment publiés, tels que ceux de MM. Rudolphi et Bremser sur les vers intestinaux; de MM. Schweigger, Lamarck, Lamouroux, de Férussac, de Blainville, Leach , sur les zoopbytes, les mollusques et les crustacés ; de MM. Savigny et Lamarck , sur les annelides. Quant aux insectes et aux animaux vertébrés, surtout les poissons et les reptiles, Fauteur en ayant fait le sujet particulier de ses études, depuis plus de vingtcinq années consécutives, et devant se bornera des généralités, n’a pas eu souvent besoin de recourir à d’autres ouvrages : il n’a cependant pas négligé de consulter ceux de l’habile entomologiste M. Latreille. Les trois derniers chapitres , relatifs aux oiseaux, aux mammifères et à l’homme, sont à peu près semblables à ce qu’ils étoient dans la deuxième édition ; c’est assez dire que l’auteur avoit alors profité des travaux de ses confrères à l’Institut, MM. de Lacépède, Geoffroy Saint-Hilaire et Cuvier, et depuis, des savantes publications de M. Lesson.
En terminant cette préface, Fauteur croit cependant devoir rappeler que toutes les parties de la science ont fait depuis long-temps l’objet de ses études, et qu’il a suivi dans tout l’ouvrage une méthode particulière de classification dont il a consigné les bases dans le livre qu’il a publié, en i8o5, sous le titre de Zoologie analy' tique.
Au Jardiu du Roi , le 4 mai 1829.