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d’herbes , comme le pensoient les anciens (i). Les Lophionotes ont, ainsi que leur nom l’indique, la nageoire du dos très longue : ce sont des poissons fort agiles à la nage , et qui se nourrissent d’autres espèces plus petites. On rapporte à cette famille les cory.phènes , les tœnianotes , les centrolophes , les chevaliers, etc. , etc.
La petite famille des Céphalotes comprend des poissons hideux et extraordinaires par la forme de leur tête, extrêmement volumineuse, en proportion du reste du corps. La plupart nagent avec peine, et se mettent en embuscade sous la vase pour attendre leur proie, qu’ils avalent tout entière à l’aide de leur vaste gueule. Les uns, comme les cottes , les scorpènes ou rascasses, les gobiésoces , ont le corps couvert de petites écailles. Le chabot ou caborgne de nos rivières appartient au premier genre : les autres, comme les aspidophores , ont le corps protégé par de larges écailles solides, ou par une sorte de bouclier osseux.
Les Dactyles sont des poissons d’une forme toute partii culière : leur tête est très grosse, comme cuirassée, couverte de rugosités; leurs yeux sont grands, protégés par des orbites ! osseuses; leur dos est droit, sillonné sur sa longueur, et on observe des rayons libres, isolés, souvent sans membrane, près de chaque pectorale; leur chair est très estimée. On a par- I tagé cette famille en quatre genres : les dactyloptères ou poissons volans, qui ont deux nageoires pectorales; les trigles , les prionotes et les péristédions ou malarmats , dont les rayons pectoraux surnuméraires sont libres jusqu’à la base. On mange surtout en France le grondin ou perlon , qui est rouge avec
Et solus patientes ruminât herbas. Oppian.
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quelques taches blanches, et le gurneaa ou bcllicani , qui est brun avec de grandes écailles en croissant sur la ligne latérale.
Les Hétérosomes sont les seuls animaux vertébrés connus
dont le corps ne soit pas parfaitement symétrique, ou qui ne puisse être divisé en deux parties absolument paires et semblables dans la longueur. On les reconnoît en ce qu’ils ont toujours les yeux placés d’un seul et même côté; que leur corps est comprimé, plat sur une face, convexe et plus coloré sur l’autre. Us nagent de côté et par ondulations latérales, quoique alors leur corps soit placé horizontalement. Les uns ont les nageoires pectorales distinctes ; on les désigne sous le nom particulier de pleuronectes. Il n’y a pas de ces nageoires dans les autres , .qu’on appelle achires . Tous fournissent un aliment agréable, sain et très recherché. On les distingue très bien par la forme de leur queue et parla disposition de leurs yeux. Ainsi les uns les ont à droite, comme la limande , le flétan , la sole, la plie , le fiez , etc. La queue n’est échancrée que dans les deux premières espèces. Le turbot et le carrelet ont les deux yeux à gauche , et la nageoire de leur queue est entière.
Les opercules dentelés ou épineux sont le principal caractère des Acanthopomes. Ceux des genres compris dans cette famille qui n’ont que des dentelures sans piquans, sont les latjans et les centropomes. On a rangé parmi les autres les persèques > les sciènes , les bodians , les holocentres , etc. , etc. On reconnoît les perches ou persèques aux aiguillons dont sont armés les bords des opercules, comme dans les vives, et par la position de l’anus, qui est beaucoup plus près de la queue que de la tète. Leur corps est couvert d’écailles rugueuses et solides. On en commît un grand nombre d’espèces dont la chair est délicate : la plus connue est celle d’eau douce. C’est un joli poisson d’un brun vert-doré, avec des bandes transversales noires
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larges et inégales. Les nageoires paires sont d’un fort beau rouge : les femelles sont très fécondes; elles pondent leurs œufs en chapelet, et on en a compté près de 281,000 dans une seule ponte. Les mâles, ou les individus à laitance , sont beaucoup plus rares que les femelles.
Les Leptosomes , ou les poissons holobranchcs thoraciques , dont le corps est très mince, à yeux latéraux, sont distribués dans dix-huit genres, auxquels on rapporte un grand nombre d’espèces, la plupart des mers du midi. Us correspondent à ceux des zées et des chétodons. Ces derniers ont été subdivisés d’après la forme des dents et la disposition des opercules et de la queue. Ceux qui n’ont pas de dents du tout sont les sélèncs , les chrysostoses et les capros ; ceux qui en ont de longues, minces et fines comme des crins, sont les chétodons , les acantldnions , les chétodiptères , etc.; ceux dont les dents sont larges, non crénelées, sont les zées, les gais , etc.; elles sont crénelées dans les glyphisodons , les acanthures , les aspisures .
On reconnoît les chétodons aux dents nombreuses qui garnissent leur petite bouche , placée au bout d’un long museau. Leur corps est en outre très comprimé, presque aussi haut que long; la plupart sont ornés de lignes ou bandes transversales colorées, ce qui leur a fait donner le nom vulgaire de bandoulières.Ce sont de très beaux poissons qu’on ne rencontre que dans les mers des pays chauds, principalement dans celles de l’Amérique méridionale et des Indes. Les espèces les plus remarquables sont celles qu’on appelle soufflet et museau- allongé , dont la bouche est portée sur un museau cylindrique. Pour les couleurs, on remarque les espèces de chétodons qu’on nomme cocher, peint, zèbre, œillé , et beaucoup d’autres. On dit que l’espèce de zée , nommée le rusé ou le filou, lance de l’eau par le tube de la bouche, comme avec une sarbacane, sur ies
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insectes qui voltigent à la surface de l’eau, afin de les y faire tomber et de s’en saisir.
Les poissons osseux holobranches qui ont les nageoires inférieures sous le ventre, ou les abdominaux, renferment presque uniquement des espèces qui vivent dans les eaux douces : ils nagent avec facilité , et souvent contre le cours de l’eau. On les a divisés en huit familles, savoir, parmi ceux qui ont le corps cylindrique : les siphonostomes , dont la bouche est placée à l’extrémité d’un long museau, et les cylindrosom.es (1029), qui n’ont pas la face prolongée , ni les lèvres très extensibles : parmi ceux qui ont le corps conique ou comprimé, il en est qui ont des rayons libres, distincts, aux nageoires pectorales; tels sont les oplophores (io3i), qui n’en ont qu’un seul pointu, roide et dentelé, et les dimérèdes (io33), qui en ont plusieurs arrondis , isolés , flexibles : enfin ceux qui , ayant aussi le corps conique ou comprimé, offrent tantôt des opercules écailleux et la bouche sans dents, comme les lépidopomes (io33); tantôt des opercules lisses, soit avec l’une des mâchoires très développée, comme les siagonotes (io38); soit avec les mâchoires simples et une nageoire du dos sans rayons, tels que les dermoptères (1037), ou avec des rayons osseux, comme les gymno pomes (io34).
Les Siphonostomes sont pour la plupart des poissons exotiques ; les uns n’ont qu’une nageoire du dos précédée d’aiguillons ; ce sont les aulostomes , ou sans aiguillons , c’est ce qu’on observe dans la jîstulaire ; les autres ont deux nageoires du dos : on les nomme solénostomes. Les Cylindrosomes sont en plus grand nombre, et la plupart vivent dans nos lacs ou nos rivières. On range dans cette famille les colubrines et les ompolks , qui n’ont pas de nageoire du dos; les triptéronotes , qui en ont trois; tous les autres n’en ont qu’une. Mais chez les
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cobites, les anableps, etc. , la bouche est garnie de barbillons , tandis qu’il n’y en a pas dans les butjrins et les / 'ondules .
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Les cobites ont le corps arrondi, gluant, avec une seule nageoire sur le dos; leur bouche est garnie de barbillons, et n’a point de dents ; leurs yeux sont très élevés. On remarque principalement dans ce genre la loche , qui est un petit poisson d’eau douce, grisâtre, dont la chair est très recherchée, et le misgurne ou poisson de vase , dont la couleur brune est relevée par deux lignes longitudinales de couleur aurore : il se cache dans la vase, et trouble l’eau dans les temps d’orage; aussi le désigne-t-on sous le nom de baromètre vivant . L’ anableps est un poisson de mer qu’on pêche surtout à Surinam , et dont les yeux offrent l’exemple unique, parmi les animaux vertébrés, d’un organe double de chaque côté, dont chacun, quoique n’ayant qu’un cristallin et un nerf optique, présente cependant deux cornées , deux chambres antérieures , deux iris et deux prunelles. Ces poissons sont ovovivipares.
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Les Oplophores ont reçu ce nom , qui signifie armés pour leur défense, parce qu’en effet leur principal caractère réside dans le premier rayon de la nageoire pectorale, qui peut, après s’être écarté du corps et s’être porté à angle droit, devenir fixe et immobile, de manière à protéger l’animal, et non pour servir à attaquer. C’est une division qui comprend plus de quinze genres. Les uns ont la bouche sous le museau, et le corps protégé par une sorte de cuirasse; tels sont les loricaires et les hypostomes ; les autres ont la bouche à l’extrémité du museau, et tantôt une seule nageoire au dos , comme dans les silures , les malaptérures , etc.; tantôt cette nageoire est double, tels sont les doras, les pimélodes , les cataphractes , etc., etc.
On trouve la plupart des silures dans les eaux douces des
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pays chauds. Chez le plus grand nombre la tête est nue, aplatie, le corps sans écailles bien distinctes, les premiers rayons des nageoires pectorales et de la dorsale osseux, épineux, pouvant se redresser et rester inamovibles à la volonté de l’animal; ce qui lui sert de moyen de défense. Le mal ou le glanis est un des plus gros silures d’eau douce, puisqu’on en a vu du poids de quinze myriagrammes. Ce poisson est d’un brun verdâtre, avec des taches plus foncées; il est blanchâtre en dessous. On ne l’a trouvé en France que dans le Rhin; sa chair est estimée. Le malaptérure électrique habite les fleuves de l’Afrique ; mais il ne pèse guère que cinq kilogrammes. Lorsqu’on le touche pendant sa vie, on éprouve une commotion analogue à celle qne fait ressentiy la torpille. Le cataphracte ou callichte vit dans les eaux courantes des Indes et de l’Amérique. Ses flancs sont garnis de deux rangées de larges plaques, propres à le défendre comme une cuirasse. On prétend que ce poisson perce la terre , et qu’il s’échappe ainsi des viviers où on veut le retenir.
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Les poissons osseux, abdominaux et holobranches , dont les nageoires pectorales offrent des rayons libres, isolés, sont nommés Dimérèdes, ils ressemblent aux dactylés. On a ainsi rapproché les cirrhites, les polynèmes> les poly dactyle s, etc., qui sont tous exotiques. Les Lépidopomes n’ont point de dents du tout, et leurs opercules sont couverts d’écailles entoilées. On rapporte à cette famille les poissons volans ou exocets , dont les nageoires ventrales sont très allongées et atteignent la nageoire de la queue; et les muges , qui ont les pectorales simples, et deux nageoires du dos. Les espèces semblables aux muges j mais avec une seule dorsale, forment trois autres petits genres.
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La famille des Gymnopomes comprend un très grand nombre
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de genres qui correspondent à ceux des cyprins et des dupées. Les uns ont le dessous du ventre arrondi, comme les cyprins , les stoléphores , les argentines , les hydrargyres , etc.; d’autres ont le ventre très comprimé, formant une sorte de carène, tantôt presque droite, comme dans les clupées, les clupanodons , les mystes ; tantôt convexe, comme dans les ménés , les serpes , les dorsuaires . etc.
Les clupes ou clupées n’ont qu’une seule nageoire dorsale ; mais tout leur corps est comprimé, et principalement leur tète : ce sont des poissons très recherchés. Les principales espèces sont d’abord les harengs , dont le corps est argenté, la mâchoire allongée et la queue fourchue. Us vivent en troupes innombrables dans l’Océan et dans la 'mer Atlantique; ils ne s’approchent des rivages que pour y déposer leurs œufs; ils font l’objet d’un grand commerce. Les Hollandais ont mis en mer plus de 3, 000 barques, et ont employé pour cette pêche jusqu’à 4^0,000 hommes. C’est un pêcheur de Biervliet, que les uns nomment Guillaume Deukelzoon, d’autres Beukelins, qui inventa, dans le treizième siècle, un procédé pour saler les harengs en caque, et c’est à Dieppe qu’on trouva le moyen de les fumer et de les saurir. Il y a des années où l’on prend une si grande quantité de harengs, qu’on se contente d’en extraire l’huile pour la brûler dans les lampes, et pour préparer les cuirs. On range encore avec les clupes les eprutes ou sardines , ainsi nommées parce qu’on les pêche beaucoup sur les côtes de Sardaigne; les anchois , qu’on mange crus après les avoir salés, lorsqu’ils sont privés de la tête; enfin les aloses , qui remontent dans les fleuves, et qui atteignent jusqu’à un mètre de longueur.
On reconnoît les cyprins à leur corps écailleux , dont le dos n’est garni que d’une nageoire; à leur bouche sans dents,
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dont les lèvres sont protractiles. Les uns ont des barbillons ; d’autres en sont privés. C’est parmi les premiers qu’on range la carpe , qui a la nageoire caudale fourchue et le troisième rayon de celles du dos et de l’anus dentelé. Ces poissons d’eau douce atteignent très rarement quatre mètres; ils peuvent vivre deux cents ans, et peser jusqu’à un myriagramme. On a compté dans une femelle pesant un kilogramme, 237,000 œufs, et 621,600 dans une autre du poids d’à peu près cinq kilogrammes. On nourrit les carpes dans les viviers avec du pain et des matières végétales. Le barbeau a aussi des barbillons, ainsi que le goujon et la tanche; mais on n’en voit point au cyprin doré. Ce joli poisson , dont la couleur rouge est mêlée d’or et d’argent, est originaire des fleuves de la Chine et du Japon. On l’élève dans les appartemens à cause de sa couleur et de la vivacité de ses mouvemens. On en connoît plus de cent variétés. Lorsque ce poisson est jeune, sa couleur est brune. C’est dans cette même division qu’il faut ranger le véron , la vandoise , la rosse , la brème , la b or délier e , la nimbe , ainsi que l’ ablette , à laquelle on enlève la matière argentée dont son corps est revêtu, pour en enduire l’intérieur des bulles de verre avec lesquelles on fait les fausses perles. Cette matière blanche, comme métallique, se vend sons le nom d’essence d’Orient; on la conserve dans l’ammoniaque, et pour l’employer, on l’étend dans une dissolution de colle de poisson.
On distingue les Dermoptères par la dernière nageoire de leur dos, qui n’est pas soutenue , comme les autres, par des rayons osseux ; leur corps est en outre couvert d’écailles , et jamais ils n’ont d’aiguillons. C’est une famille qui comprend beaucoup de genres et d’espèces, dont la chair délicate est fort recherchée. On les a partagés d’après la forme des dents, leur disposition et la situation relative des nageoires du
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dos, en une douzaine de genres. On y distingue le saumon , qui vit en sociétés dans l’Océan, mais qui remonte les fleuves. Il en est de plus de deux mètres de long, qui pèsent jusqu’à trois myriagrammes. Les truites , qui portent des taches œillées, et qu’on rencontre principalement dans les eaux vives; Yéperlan , qui est une espèce d ’ os mère ; la marène , Y ombre ou le thymale , qui sont des corégones ; Y able et le vimbe sont encore des poissons analogues aux salmones.
La dernière famille des poissons osseux et abdominaux est celle des Siagonotes. Elle comprend huit genres. Les uns ont la nageoire dorsale double au moins, car on en compte quelquefois seize à dix-huit, comme dans les polyptères ; sept, dont six petites, dans les s c ombrés o ce s , et deux seulement dans les sphyrènes. Les èsoces , les synodons , les èlopes , etc., n’en ont qu’une. Les êsoces , qu’on nomme aussi brochets, ont la tête plate et la bouche garnie d’un grand nombre de dents aiguës, recourbées en arrière. L’espèce la plus connue est un poisson d’eau douce , dont la couleur varie : son museau est plat, arrondi. On en a vu du poids de deux myriagrammes , et on dit qu’il vit et grossit pendant plus de deux cent cinquante ans. Le brochet se nourrit d’animaux vivans, de poissons, de grenouilles, de rats d’eau, de petits canards. On prétend que ses œufs avalés par les oiseaux aquatiques, sont encore féconds lorsqu’ils ont été rendus non digérés. L’ orphie, qui vit dans l’Océan, et dont Je museau est prolongé en pointe aiguë , appartient à ce genre. Les arêtes de ce poisson sont vertes , et de la couleur des turquoises.
On ne connoît encore, et même fort imparfaitement, qu’un seul poisson osseux , operculé et sans membrane branchiale; il n’a point du tout de nageoires ventrales, et on le désigne sous le nom de sternoptyx , terme qui indique le
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prolongement de la partie inférieure de la poitrine; il a été mal observé, décrit et figuré. On l’a trouvé à la Jamaïque.
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Il n’y a parmi les poissons osseux sans opercules , et avec une membrane des branchies , que deux genres décrits par les auteurs : on les nomme Cryptobranches. Us comprennent des espèces des pays chauds. L’un de ces poissons est apode, et a été pêché entre les îles de Cuba et de la Martinique. On l’a nommé styléphore , parce que sa queue est terminée par un long filet. Les autres sont des abdominaux qu’on trouve principalement en Égypte : on les désigne sous le nom de mormyres ; leur bouche, dont l’ouverture est généralement petite, semble portée sur un museau; elle est garnie de dents éeliancrées. U est maintenant, bien décidé qu’ils ont des opercules ; mais ils sont cachés par une peau épaisse , ce qui avait fait croire qu’ils en étoient privés.
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On a rangé dans l’ordre des Ophichthes tous les poissons sans opercules et sans membranes branchiales , parce qu’aucune espèce n’a de nageoires ventrales. Les uns ont les ouvertures des branchies placées sur les côtés du cou ; on les nomme gymnomurènes et murênophis ; les autres présentent ce trou sous la gorge, et tantôt il est unique, comme dans les uni branchapcrtures ; tantôt double, comme dans les sphagebranches. Presque tous ces poissons sont des mers des Indes, à l’exception de la murênophis hélène, qu’on trouve sur les côtes de la Grèce et de la Sardaigne. Ce poisson ressemble à une anguille : il mord vivement quand on le saisit. C’étoit la murène des Romains ; on la nourrissoit dans des piscines , et on sait que quelques maîtres inhumains ont plusieurs fois condamné des esclaves à la mort, en les faisant jeter vivans dans ces réservoirs , pour devenir la pâture de ces poissons.