‹ Élémens des sciences naturellesChapitre 107 sur 147 · ORGANISATION COMPARÉE · texte numérisé non relu

ORGANISATION COMPARÉE

bres, nous ferons connoîfre successivement leurs organes du mouvement, des sensations, de la nutrition, de la circulation , de la respiration et de la voix, des scci étions et de la génération ; et nous les comparerons , d'une manière sommaire, avec ceux qui leur correspondent parmi les animaux sans vertèbres.

Nous avons eu occasion de reconnoîlre, en étudiant les animaux non vertébrés , que les parties solides, destinées au mouvement du corps, sont toujours situées extérieurement , et que . quand ils ont des membres , ces parties sont au moins au nombre de trois paires ; tels sont les crustacés, les insectes : souvent même leurs croûtes , leurs coquilles , sont des sortes de demeures destinées seulement à les protéger, comme dans les échinodermes, les mollusques gastropoiles et acéphales. Dans les animaux à vertèbres, au contraire, les tortues et quelques poissons exceptés, tous les os , ou les parties solides propres au mouvement, sont cachés sous les chairs; ils sont articulés en dedans sous la peau , et le nombre de leurs membres n’est jamais au-delà de plus de deux paires.

Il n’y a point de nei'fs distincts dans les zoophytes ; les insectes, les crustacés et les annelides, nous ont présenté une moelle nerveuse, renflée d’espace eu espace, une suite de ganglions sans cerveau ou centre unique et principal j nous avons appris qu'il existoit dans les mollusques un cerveau et des nerfs libres. c'est-à-dire non renfermés dans des cavités osseuses. EnKn , les animaux vertébrés ont tous, sans exception, un cerveau contenu dans leur crâne ou dans une cavité de leur tête. Le faisceau commun des nerfs qui en proviennent, est toujours renfermé dans l étui ou dans le canal que forment les vertèbres, et placé au-dessus et dans une autre cavité que les viscères.

On ne peut pas assurer que les organes des sens manquent dans les animaux sans vertèbres ; nous avons dit cependant que chez les zoophytes on ne connoissoit que celui du toucher ; que la plupart des insectes oflfroient de plus l’organe de la vue ; qu’on retronvoit celui de l’ouïe dans les crustacés

et dans les mollusques céphalopodes ; qu’on presumoit enfin l’existence des sens de l’odorat et du goût chez la plupart, à l'entrée des organes de la respiration et de la digestion. Dans les animaux vertébrés, les sens sont presque constamment au nombre de cinq, situés dans les mêmes points du corps, et le plus souvent quatre d’entre eux ont leur siège dans quelques cavités de la tête ( 1212 et suiv.) Tous ont une structure analogue : l’œil consiste en un globe membraneux qui contient à l’intérieur des humeurs transparentes plus ou moins denses; l’oreille est formée des canaux circulaires , qui renferment une pulpe gélatineuse; le goût paroît le plus souvent résider dans les papilles placées sur la langue ; et l’odorat semble avoir son siège sur des membranes étalées à l’orifice du conduit delà respiration ou à peu de distance.

Les alimens chez quelques zoophytes , et en particulier dans les rhizostomes et les tænias, paraissent absorbés , comme dans les plantes, par plusieurs centaines de bouches ou de suçoirs. D’autres animaux sans vertèbres , tels que les actinies , sont forcés d’expulser le résidu de leurs alimens par la même ouverture qui leur a livré passage pour s'introduire dans la cavité digestive ; un très-grand nombre d'autres , comme les insectes diptères, lépidoptères et hémiptères n’ont pas de mâchoires courtes , tranchantes, solides, destinées à couper les alimens; mais seulement à entamer la surface des corps organisés : tous sont forcés de se nourrir de liquides. La plupart de ceux qui peuvent mâcher les substances, avant de les avaler, ont la bouche garnie d'un grand nombre de pièces qui jouent transversalement les unes sur les autres ; tels sont prescfue tous les insectes màcheurs, les crustacés et quelques annelides. Au contraire , dans les animaux à vertèbres , il y a presque toujours deux mâchoires c[ui se meuvent verticalement l’une sur l’autre, et qui déterminent la forme de la bouche, laquelle présente ainsi une ouverture taansversale.

La supérieure fait constamment partie de la tête; elle est un prolongement du front.

L’orifice par lequel sortent les résidus des alimens varie beaucoup par sa situation dans les animaux non vertébrés. Tantôt,

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