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DES OISEAUX GRIMPEURS

nectar ou le suc des fleurs , a l’aide d’une langue semblable à celle des sphinx et des autres lépidoptères ; ils font leurs nids avec du coton, et ne pondent que deux œufs. On en connoit plus de ti’ente espèces. La plupart sont ornées des couleurs les plus brillantes.

Les colibris ont les plus grands rapports avec les orthorynques , mais leur bec est arqué (PI. 1, fig. 26). Ce sont aussi des oiseaux Irès-brillans, dont les plumes resplendissent d’un éclat métallique changeant, qu’on ne peut comparer qu’à celui des pierres précieuses : aussi les a-t-on désignés sous le nom de topazes , améthystes , émeraudes, etc. Les grimpereaux , qui ont beaucoup de ressemblance par la forme générale du corps, avec les colibris, n’ont point, comme ces derniers, la langue en forme de tube. On en a trouvé dans toutes les parties du monde ; ils se nourrissent d'insectes. On en voit plusieurs espèces en France ; l’une d’elles en particulier a les couvertures des ailes d’une belle couleur rose. Ils grimpent très-bien sur les arbres et sur les murailles j c’est même de là qu’on a emprunté leur nom. Les sucriers ou souïmangas ( mange-sucre) , comme on les appelle à Madagascar , sont pour l’ancien continent les analogues des colibris et des orthorynques du Nouveau-Monde. Us sont aussi très-richement ornés de couleurs brillantes dont les teintes métalliques produisent des effets si surprenans, que l’art n’a pu les imiter , et que l’explication de cet effet d'optique a jusqu’ici échappée aux recherches de la physique, de la chimie et de l’anatomie.

On ne trouve qu’une espèce de huppe en Europe; les autres sont étrangères. Cet oiseau porte sur la tête une huppe de plumes, qu’il redresse quand il est inquiété. On le nomme putput dans cet-tains départemens :

il se nourrit d’insectes. Les g'ué/n'ers recherchent aussi les insectes, et principalement les guêpes. Ils ne vivent que dans les climats chauds ; on en rencontre quelquefois une espèce dans le midi de la France. On reconnoît facilement ces oiseaux à la forme de leur bec, et parce qu'ils ont les deux doigts extérieurs réunis jusqu’à l’ongle. Ils saisissent les insectes au vol, comme les hiron¬

delles; ils font leurs nids dans la terre, où ils se creusent des terriers,

On nomme Grimpeurs , tous les oiseaux dont les pieds ont quatre doigts disposés de manière que deux sont situés en devant et deux derrière (PI. iv , fig. 1). Cette disposition , qui leur donne une grande facilité pour s’accrocher aux branches des arbres , les gêne beaucoup pour marcher sur un terrain uni. On les a partagés en deux familles , d’après la forme de leur bec. On a nommé cunéirostres, les genres qui ont un bec plus étroit que la tète , non dentelé (PI. l « fig, 20 , 21 , 22); et lévirostres ^ ceux qui ont un bec dentelé ou dont la base est aussi grosse que la tête ( PL in , fig. 74; et PL l, fig. 16,5, 6 ).

Deux sections divisent la famille des Cc- MÉiROSTRES : ccux qui ont le bec droit, et ceux qui l’ont arqué. C'est parmi ces derniers qu’on a rangé les coucous elles unis.

Les pics J les torcols, et les jacamars forment la seconde division.

Les coucous sont ainsi nommés à cause de leur chant, qui est composé des mêmes syllabes cou-cou; leur bec est grêle , un peu arqué, arrondi en dessus ( PL 1 , fig. 19 ) : on n’en connoit qu’une espèce en Europe , mais toutes ont à peu près les mêmes mœurs.

Notre coucou est d’un gris ardoisé, avec des lignes transversales brunes en dessous ; son bec, ses paupières et ses pattes sont jaunes. Les coucous se nourrissent d’insectes et de pefits oiseaux ; ils ne construisent pas de nid. La femelle est trop maigre, et ne pourroit pas couver ; elle pond un ou deux œufs, et l’on pense qu’elle les prend dans son bec pour les porter successivement dans les nids des passereaux , principalement dans ceux des motacilles'. Celles-ci les couvent, et nourrissent les petits qui en éclosent, comme si c’étoit leur progéniture. On dit aussi que le jeune coucou éclos parvient à jeter hors du nid les petits oiseaux avec lesquels il avoit été couvé. Les unis ou croto~ phages, c’est-à-dire mangeurs de tiques ou de ricins , n’habitent que l’Amérique ; on les reconnoît à leur bec comprimé en carène (PL 1, fig. 8 ). Les femelles , dit-on, se réunissent au nombre d’une cinquantaine pour

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