‹ Élémens des sciences naturellesChapitre 121 sur 147 · DES OISEAUX GALLINACÉS · texte numérisé non relu

DES OISEAUX GALLINACÉS

plus grande partie des joues nue. On apj elle permches, les perroquets à queue longue , étagée ; à joues couvertes de plumes ; kakatoès , ceux qui ont sit 1^ tête une huppe de plumés , qu’ils peuvent' redresser à volonté; loris J les espèces qui ont des plumes rouges ; amazones, celles sur lesquelles les plumes jaunes sont en plus grande quantité ; enGn, perroquet ^ criks ou papegais, les espèces grises ou vertes variées. Le jacot ou le perroquet cendré est celui qui apprend le mieux à parler; il répète toutcequ’il entend: on le trouve en Afrique.

Les barbus . lamalius et harbicans , sont encore des oiseaux qu'on ne rencontre que dans les pays chauds; leur bec est droit, fort, un peu échancré à la pointe , fendu jusqu’aux yeux ; leurs narines sont couvertes de poils roides ( PI. 1 , fig. 17. ) Ils se nourrissent d'insectes : on ne connoit pas bien leurs mœurs.

L’ordre des Gallikacés , qu’on distingue très-facilement de ceux des rapaces, des grimpeurs et des palmipèdes , pourroit être confondu, jusqu’à un certain point, avec ceux des passereaux et des échassiers. Presque tous ont des plumes jusqu'aux talons , et les doigts réunis à leur base par une courte membrane (PI. iv , fig. 4,6); leur mâchoire supérieure est souvent arquée et voûtée :

ils avalent leur nourriture sans l’écraser. La plupai’t, à l’exception des pigeons , pondent leurs œufs sur la terre : leurs petits marclient en sortant de la coque. On les a distribués en trois familles : les uns ne peuvent voler , parce que leurs ailes sont trop courtes ; on les nomme bréripennes ou hrnchyptéres. Les autres se servent bien de leurs ailes ; mais les uns ont le bec mou à la base , comme les pigeons ou péristère (116.5) : les autres ont le bec dur, solide; on les nomme alectvides ou oiseaux de bassecour (1167.)

Les PÉRÎSTÈRES OU lès pigeons paroissent tenir le milieu entre les gallinacés et les passereaux. On lesrecounoit à leur bec presque droit à la base, un peu renflé à la pointe , percé à la racine par des narines couvertes d’une peau molle ( PL ii, fig. 44.) Ils vivent par couples , font un nid en com¬

mun sur un arbre ou dans un endroit élevé, et pondent deux œufs que le mâle couve dans le milieu de la journée , pendant que la femelle pourvoit à ses besoins. Ce sont les seuls oiseaux qui boivent en suçant, et tout d’un li’ait. Le mâle et la femelle se dégorgent dans le bec. Tous deux vomisssent dans l'œsophage de leurs petits, leurs alimens , d’abord réduits en chyme , puis ramollis seulement, quand les pigeonneaux sont plies forts ; c’est ce qu’on appelle engager. Le chant des mâles se produit principalement dans la gorge ; ou le nomme roucoulement.

Il naît ordinairement un mâle et une femelle de chaque couvée. Ces frères ne se quittent pas : ils s’accouplent le plus souvent au bout de six mois, et font jusqu a dix pontes par année.

On a trouvé des pigeons dans tous les pays de la terre. On en connoit maintenant près de cinquante espèces bien distinctes, sans compter les variétés du pigeon domestique , dont on nourrit plus de deux cents l'a ce s , qui se propagent et se perpétuent. Les plus remarquables parmi ces variétés sont : le pigeon de Barbarie , \e gros-bec, le biset., le pigeon hirondelle, le nojer, lu grosse gorge, le dominicain ou jacobin , le culbuteur , le patiu ou à pieds plumeux.

Toutes ces espèces ont le bec alongé, presque aussi étendu que la tête. D'autres ont un bec court , semblable à celui des passereaux : tels sont ceux qu'on nomme polonais , queue de paon , nonain on J'raisé, qui paroît avoir une fraise antique ou une palatine de plumes frisées , redressées sur la nuque et sur le cou ; le pigeon cravate , et beaucoup d'autres. Les ramiers, les tourlerelles appartiennent encore à ce genre.

Les tinamous àu Brésil semblent faire le passage des gallinacés aux péristères. Leurs ailes sont courtes et leur queue à peine apparente ; leur bec est long, grêle, mousse , à l’extrémité qui est un peu voûtée (PI. ii , fig. 45. ) Leurs tarses sont courts ; ils perchent sur les arbres. On dit qu'ils se nourrissent de fruits et d’insectes.

La famille des Alectkides ou des oiseaux de basse-cour, comprend sept à huit genres qu’on peut diviser assez commodément en

DES OISEADX GALLINACÉS.

ceux qui ont le cou ou la tête couTcrts de plumes , et en ceux chez lesquels il y a des places nues dans ces mêmes parties. Les paons et les outardes forment la première division; lesyàisans, les /ê/ms, ]esdindons.

les pintades et quelques autres constituent la seconde.

Les paons sont des oiseaux de l'ancien coalinent : ils sont originaires de l'Asie et du nord de l'Inde; ils ont sur la tète des plumes redressées en forme d'aigrette. Le mâle du paon ordinaire u'a qu'un seul ergot :

c’est le plus beau de tous les oiseaux connus. Sa démarche est majestueuse : les plumes de son croupion et de sa queue sont excessivement alougêes , terminées chacune par une tache en croissant bleue , dorée et verte, formant un œil. Il peut les relever et les étaler à volonté : c’est ce qu'on appelle faire la roue. Les paons perchent sur le haut des arbres : leur cri monotone est extrêmement désagréable. Les femelles ne prennent que très-rarement des couleurs aussi brillantes que les mâles; à trois ans, ceux-ci ont atteint toute leur beauté. On coanoît une variété dont les plumes sont blanches : elle est très-rare en France et très-commune en Allemagne. Les autres espèces , telles que le spicifère etl'éperonmer, dont on a des individus conservés dans nos musées , ne sont point encore nourries en domesticité.

Les oulatyles n'ont point d’aigrettes , mais souvent le derrière de leur tête est garni de deux faisceaux de plumes. Elles sont trèshaut moulées sur les jambes . ce qui les fait un peu ressembler aux échassiers. Ce sont les plus gros oiseaux de l'Europe. Ou en connoît deux espèces, la grande et la petite ou canepetièt'e. Toutes deux se nourrissent d’insectes et d'herbes. Elles pondent au printemps , et quelquefois en France ; ce sont des oiseaux de passage : leur chair est très-eslimée.

On croit que le premieryia'srtn a été apporté de la Colchide par les Argonautes, qui lui ont donné le nom du fleuve du Phase, sur les bords duquel ils l'avoient trouvé. Ce genre comprend beaucoup d’espèces, qui toutes sont originaires d'Afrique ou d'Asie.

On les recennoît à leur qneue étagée ou à pennes inégales en longueur, et aux caroncules qui bordent leurs yeux. Les mâles ont un plumage beaucoup plus brillant que celui des femelles. C'est à ce genre qu’appartiennent le coq et la poule.

Les poules , comme tous les autres animaux que l'homme tient en captivité , présentent un grand nombre de variétés. On croit qu'elles sont originaires des Indes, de rindostan, de Java. On les retrouve maintenant sur tout le globe. Leur mâle , ou le coç , a un chant particulier très-sonore , qu'il fait entendre à de grandes distances, surtout pendant la nuit. Un seul suffit à vingt poules. Il ne prend aucun soin des petits. La poule ne couve qu’une fois par an di.x huit à vingt-cinq œnfs , qu'elle pond , jour par jour, dans un lieu retiré. Après chaque ponte, elle fait entendre un chant analogue à celui du coq : elle ne couve ses œufs que lorsqu'elle en a pondu un assez grand nombre. Elle reste dessus pendant vingt-un jours. Aussitôt que les petits sont sortis de la coque, elle les mène avec elle , leur apprend à chercher la nourriture et à s’en saisir. Elle rend alors un son particulier qu'on nomme gloussement. Dans le danger, elle appelle ses petits , les cache sous ses ailes , et les protège avec le plus grand courage contre les ennemis même les plus forts.

Les poulets ne peuvent faire des petits qu'à six mois. Les maies, dans le jeune âge, sont semblables aux poules. On les chaire pour les faire engraisser; ils prennent alors le nom de chapons. Les poules auxquelles on enlève les ovaires sont des poulaides.

Le faisan , proprement dit , est aussi un très-bel oiseau dont on connoît plusieurs variétés. Le mâle est d'une couleur rouge brune ; sa gorge est bleue ; il a des caroncules écarlates. Au printemps , il porte deux pinceaux de plumes dorées sur les oreii* les. Celui de la Chine . qu'on nomme faisan doré, a les plumes du cou et de la tête d’une couleur jaune d’or, la poitrine rouge , et les pennes des ailes bleues. Le faisan blanc ou argenté, qui est du même pays , a une crête écarlate et l’abdomen noir. Les autres plumes chez le mâle sont d'un beau blanc, avec des lignes longitudinales noires. On les élève en domesticité ; ils font rarement des

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petits en France. On rapporte aussi à ce genre l'argus ou faisande Junon , originaire de l'Asie , dont les mâles ont les plumes les plus longues des ailes et de la queue marquées de belles taches arrondies en forme d’yeux , d'une teinte brune nuancée et dégradée de la manièr-e la plus délicate.

Les tétras ont les plumes de la queue à peu près égales ; ils n’ont point de caroncules, mais seulement une place nue aux environs de l’œil. On nomme lagopèdes les espèces qui ont les pieds velus, comme les coqs de bruyère du Nord et les gélinoltes ; ils vivent tou.s dans les pays couverts de neige. On appelle perdrix les espèces dont les mâles ont les pattes nues et armées d’un éperon ou d’un ergot ; tandis qu’on donne le nom de cailles à celles qui n'ont point cette arme. Elles ont la même manière de vivre; leur chair est très-estimée.

Le dindon nous est venu d’Amérique et très - probablement du Mexique, quoiqu’il porte le nom de coq d’Inde , parce que les Portugais appeloient autrefois le Brésil, les Indes occidentales. Cet oiseau est redevenu sauvage dans l’Amérique septentrionale, où l’on présume qu’il a été importé. On n’a long-temps connu que celte espèce dans ce genre ; on la distingue aux caroncules qui garnissent sa tête et son cou , qui sont presque nus. Le mâle a un bouquet de crins sur la poitrine, et un ergot ou éperon mousse sur le tarse. Dans le temps des amours , il reste en extase des heures entières, la queue étalée en roue, les caroncules pendantes, violettes , la gorge écarlate, les ailes traînantes , faisant éprouver à toute l’habitude de son corps un trémoussement singulier.

Sa couleur, ainsi que celle de la femelle , est le plus ordinairement noire; mais il y en a de blancs et de gris. La femelle pond au printemps une quinzaine d’œufs, à peu près comme la poule ; ils sont à fond blanc, tachetés de jaune et de rougeâtre. Les hoccos, les pauxis du Brésil, ou oiseaux pierre, qui portent sur le front, ’a la base du bec, un tubercule osseux, arrondi, couvert d’une peau lisse colorée en bleu violâtre, sont ainsi que les guans , des gallinacés qui ressemblent beaucoup au dindon ; mais ces derniers ont sur la tête une huppe , qu’ils DcMÉRin.

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