DES CORPS INERTES
fés. Voilà pourquoi on désigne ce gaz sous le nom azote, c’est-à-dire qui n’est pas p.ropre à la vie des animaux, de sorte que l'air atmosphérique, celui que nous respirons habituellement, est un mélange de deux gazs, azote et oxigène.
Quoique ces deux gazs restent ainsi mêlés, lorsqu'ils composent notre atmosphère, dans la proportion de quatre cinquièmes d’azote sur un d’oxigène , ils peuvent cependant, dans quelques cas, se combiner entre eux et changer alors de qualités et de propriétés. Il faut pour cela que leurs quantités relatives soient déterminées , et un concours de circonstances qui nous échappent souvent, mais dont la chimie ou l’observation nous font counoître quelques-unes, comme les grandes commotions électriques, le dégagement pour ainsi dire naissant de l’azote qui se sépare des matières organisées quand elles se corrompent et se putréfient , etc. Nous traiterons de ces composés, en parlant des combinaisons des corps simples entre eux, en particulier erl faisant connoître l’ammoniaque (166) et l’acide nitrique (177).
'L’air atmosphérique étant, comme nous l’avons dit (111), un simple mélange des gazs azote et oxigène dans des proportions à peu près constantes , auxquels s’unissent un ou deux centièmes d’autres matières gazeuses ou dans un état de division extrême , nous croyons devoir l’étudier ici. Il jouit de toutes les propriétés des gazs (53) , il est incolore , insipide, inodore, pesant, élastique, compressible, ou susceptible d’être condensé, resserré par l’effet du froid ou de la pression, et raréfiable , ce qui signifie qu’il peut être dilaté par la chaleur, par la diminution de la pesanteur et de la compression. On prouve que l'air atmosphérique, comme tous les autres gazs , contient du calorique au moyen du briquet pneumatique ou à air. C’est un tuyau, ou un petit corps de pompe de laiton bien calibré, dans lequel on fait entrer brusquement un piston terminé par une cavité dans laquelle on a introduit un petit morceau d’amadou bien sec, qui se trouve enflammé par cette forte et rapide compression.
On a reconnu, par des essais comparatifs, que l’air, à quinze degrés de température ,