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CORPS INERTES, MÉTAUX. MERCURE. ANTIMOINE

tncdicamens , des timbres qui rendent un son particulier. On en recouvre la surface du cuivre dont on fait des flambeaux et autres objets qu’on dit alors plaqués ou argentés. On l’unit presque toujours au cuivre qui lui donne la consistance et laroideur nécessaires pour être utile dans les arts. Ainsi l’argent employé pour fabriquer les flancs de nos monnoies , contient un dixième de cuivre ; c’est ce que l’on nomme le titre.

C'est un fil d’argent, doré et aplati, qui revêt la soie dans ce que l’on nomme les galons d’or. Un décigramme peut être tiré en un fil de 150 mètres de longueur. Un fil de ce métal ayant une ligne de diamètre , supporte un poids de plus de 90 livres. L’argent dissous dans l’eau-forte rend cet acide beaucoup plus caustique; et quand on fait évaporer cette dissolution , on obtient un sel très corrosif dont les chirurgiens font usage pour détruire tes chairs , sous le nom de pierre infernale , ou de nitrate d’argent fondu. L’argent fulminant est de l oxide d’argent eombiné avec de l’ammoniaque.

Les trois autres métaux qui ne sont pas oxidables à l’air libre , et dont les oxides se réduisent par l'effet d’une forte chaleur , ont été découverts par les chimistes en faisant des recherches sur le platine , métal avec lequel on les a trouvés alliés. On les a nommés palladium, rhodiuyn et iridium. Ils n'existent dans ces alliages qu'en très petite quantité, et jusqu'ici on ne les a trouvé» propres à aucun usage particulier. Il en est à peu près de même de l'osmium , qui est volatil au feu comme le métal suivant.

Le mercure, qu’on a nommé aussi vifargent, est une substance métallique qui , à la température dans laquelle nous vivons, est toujours sous la forme liquide , et dont les mole'cules sont si cohérentes , que les fragmens, lorsqu’ils se divisent, prennent de suite la forme globuleuse. Sa couleur est blanche , très brillante; son poids est quatorze fois plus considérable que celui d’un pareil volume d'eau ; il se change en vapeurs à la chaleur d’une bougie , et ne prend la forme solide et cristallisée que par l’effet d’un froid excessif de quarante degrés sous zéro. Sa fluidité est si grande , qu’on peut le faire passer en globules au travers des tissus, même les plus serrés, comme la peau

de chamois. C’est un moyen de le purifier ou d’en séparer les corps qu'il ne dissout pas. On le trouve sous divers états, pur ou natif, amalgamé avec 1 argent , oxidé et combiné avec le soufre , formant alors le cinabre et le vermillon. Ces mines de mercure sont très faciles à réduire, parce que ce métal se volatilise par une sorte de distillation, et qu’il abandonne facilement à d'autres substances combustibles le soufre qui les minéralisé. Pour l’obtenir de ces sulfures, on les mêle avec de la craie en les exposant sur le feu dans une cornue de fer :

le soufre se combine avec la chaux ; l’acide carbonique s’échappe sous forme de gaz , parce qu’on reçoit les produits dan» de l'eau où la vapeur du mercure se condense.

On se sert beaucoup de ce métal dans les arts, en l’amalgamant avec l'or, l’argent, l’étain , pour dorer , argenter , étamer les métaux et le verre dont on fait des miroirs ; en l’unissant à certains acides pour teindre des étoffes, feutrer le poil des chapeaux.

On l'enferme dans des tubes de verre pour en faire des baromètres et des thermomètres, c'est-à-dire pour apprécier et reconnoître , par les cbangemens que ce métal éprouve comme fluide liquide, la pesanteur et la chaleur de l'air, etc. Les chimistes s’en servent dans les recherches pneumatiques, ou dans celles qu’ils font sur les gazs, pour les recevoir, les transvaser, les analyser. L’appareil qu’on nomme hydrargyro pneumatitfue, est une cuve de fonte ou de marbre , remplie de mercure, et disposée de manière à permettre les opérations eudiométriques. Le mercure ayant la propriété de s’amalgamer avec l’or et l'argent, alliages dont il se sépare par la simple action de la chaleur , on s’en sert en grand dans l’exploitation de ces deux métaux, et en petit lorsqu’on veut enlever l’or sur les surfaces du bois , de la porcelaine. Il est fréquemment employé en médecine et en peinture , et principalement sous les divers états d’oxides et de sels. Le sublimé corrosif est un deuto-chlorure de mercure.

Quand l'arsenic est sous la forme de métal, sa couleur est grise brillante ; mais elle se ternit rapidement à l’air. Il est fragile ; sa cassure est grenue : il n’est pas sapide j mais lorsqu'on le frotte il laisse dégager une

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