MÉTAUX. FEU
et qu'on emploie pour polir les glaces et les pierres dures sur la meule des lapidaires, est un oxide d’étain fondu avec du verre de plomb qui devient très-dur par ce mélange. L’or massif on la poudre dite de bronze qui sert en peinture est un sulfure d’étain. Les aîchimistes désignoient ce métal sous le nom de Jupiter. De là répilhèle de Joviales donnée à des prép.irations d’étain qui ont rapport à cette étymologie.
Le fer pur est d'un gris particulier assez brillant, très-dur; sa cassure est granuleuse ou à lames bi isées irrégulières ; d'une odeur et d’une saveur spéciales. 11 est ductile et malléable quand il est bien pur, même à froid , mais beaucoup j>lus lorsqu’il est ramolli par l’action du feu. Sa ténacité est telle, qu'un fil de fer d’une ligne de diamètre supporte un poids de 484 livres {242 kil. 59). Il jouit de la vertu magnétique que lui seul a d abord fait connoître. On le trouve natif, mais le plus souvent oxidé , uni au soufre, au carbone, à l’arsenic, ou formant des sels , c'est-à-dire uni à beaucoup d'acides. Les alchimistes l’ont désigné sous le nom de Mars.
Aucun métal ne préseiite pour sa réduction autant de difficultés à I homme que celui-ci. Lorsqu’on le désoxide il s’unit aussitôt avec le carbone, forme une masse fusible qu'on nomvoe fer de fonte ou fer de gueuse ou fer coulé. Il est alors très-cassant ; il faut l'affiner ,011 lui enlever ce carbone et le peu d’oxigène qu’il contient, à l’aide d’un grand feu et par l’action des marteaux qui le frappent et resserrent davantage ses molécules en lui communiquant la ductilité qui fait le mérite du/er/brg^é, battu, ou affiné. Dans cet état il s’amollit bien au feu , mais il ne se fond plus, à moins qu’on ne lui fournisse du carbone. Avec cette addition il forme Vacier, quand il contient beaucoup de fer , et de la plombagine on crayon noir, quand il contient peu de fer et beaucoup de charbon, c’est-à-dire quand c’est du fer carburé. On le nomme improprement mine de plomb ( 217). On le fait maintenant d’une manière artificielle, afin de l’obtenir plus pur, et pour lui donner plus ou moins de dureté, suivant les usages auxquels on le destine.