CLASSES
des mamelles : vivipares , 1, mammifères.
'en dedans; ) j plumes ; ailes. 2. oiseaux.
vertébrés ) sans mam. ( P0U,-10ns j ni pl ni ailes. 3. reptiles.
ovipares : I pas de poum : brancliios. 4* poissons.
trachées.... 5. insectes.
branchies. . . 6. crustacés.
pn dehors ; f
des membres articulés
ur
non
invertébrés^ p0in t de membres articulés 7- vers.
, . . \ distincts ; vaisseaux.. . 8. mollusques
articules : organes respiratoires/
1 1 - — : - zoophïtes-
j nuis ; ni vaisseaux.
æssx 1
ab DE LA CLASSIFICATION DES ANIMAUX ,
En donnant une idée de la vie, et en exposant les différences qui existent entre les végétaux et les animaux (22g), nous avons indiqué comment les organes de la nutrition avoient dû être modifiés par la faculté locomotile ; leur mode de reproduction est également en rapport avec leurs fonctions animales, qui ont permis beaucoup de moyens qui ne se rencontrent pas dans les plantes. Ainsi , comme l’animal peut aller trouver ou recevoir l’individu fécondant, et que le rapprochement peut être in lime ou immédiat , les hermaphrodites , parmi les animaux , n’ont été observés que parmi les moins motiles ; la vivification des germes s’opère par une liqueur , et les organes persistent après la fécondation , comme les individus. Dans les végétaux , au contraire , les deux sexes , lorsqu’ils sont séparés , ne se transportent pas d’eux-mêmes l’un vers l’autre par leur propre volonté; la matière fécondante du mâle , le pollen , renfermé dans des globules ou utricules solides , est poussée par L’atmosphère comme par une sorte de véhicule, et l’organe qui sert à la reproduction est détruit complètement après l’acte qui a multiplié l’espèce } il se flétrit, se fane en partie; enfin il se détache et tombe tout entier avec la semence qu’il contient , lorsque celle-ci est parvenue à son point de maturité.
La motilité et la sensibilité n’exercent pas une moindre influence Tune sur l’autre. D’abord il répugne à la pensée d’isoler ou de séparer ces deux facultés animales. Cette supposition ne seroit pas d’accord avec la prévoyance' infinie qui a réglé tous les faits de la nature. Quand on conçoit un mouvement volontaire, on doit croire qu’il y a eu de la part de l’animal une perception, une détermination produite par une sensation agréable ou
pénible, car toute sensation qui lui convient ou qui lui nuit appelle bientôt de sa part l’acte ou le mouvement qui l’éloigne ou l’approche de l’objet dont il est affecté. C’est ainsi que le milieu dans lequel l’animal est appelé à vivre , par cela même qu’il semble avoir nécessité des modifications dans le mouvement, a dû entraîner de plus grandes différences dans les organes des sens.
Les animaux les plus simples ont dû se trouver dans l’eau qui , se chargeant de porter vers eux la nourriture , a permis que plusieurs fussent peu motiies, qu’ils fussent privés d’un ou de plusieurs des organes des sens, qu’ils eussent un grand nombre de bouches, que l’orifice de leur tube digestif ne fût muni d’aucun instrument, enfin qu ils pussent se reproduire à la manière des plantes par gemmes, par hermaphroditisme ou par androgynie.
Les organes du mouvement , au contraire , et ceux des sensations ont été excessivement et simultanément développés dans ceux des animaux terrestres qui avoient besoin de saisir une proie qui les fuit et leur échappe s’ils ne la poursuivent, ne l’atteignent et ne la détruisent après l’avoir découverte à l’aide de la perspicacité de quelquesuns de leurs sens éminemment exaltés dans ce but, ou s’ils ne sont armés de quelques moyens qui puissent paralyser subitement leurs victimes.
En considérant les principales modifications que les animaux éprouvent dans leurs fonctions ou dans les organes qui sont destinés à les remplir, voici un aperçu rapide de la série suivant laquelle les animaux se placeroient , si l’on faisoit abstraction de cette subordination que nous avons cru reconnoître dans les articles qui précèdent. Sous le rapport des facultés communes ou répa-
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ratrices des individus ou de leur race, nous distinguerons d’abord les fonctions nutritives ou la digestion , la circu-
lation , la respiration et les sécrétions; secondement, la faculté reproductrice et les appareils générateurs; troisièmement , nous rappellerons les principales modifications des organes de la vie active ou animale, telles que ceux de la motilité et de la sensibilité, qui ont servi de base à la classification que nous adoptons , et dont l’analyse se trouve exprimée dans le Tableau synoptique qui précède (677).
Les principaux modes de la digestion dans les différentes classes , sont d’abord une simple absorption de liquides au dehors par un grand nombre de pores analogues à ceux des racines des plantes , comme dans les rhizostomes parmi les zoophytes ; tantôt par un seul orifice destiné à l’entrée et à la sortie, telles sont les actinies ; tantôt , et c’est le cas le plus général , le canal digestif reçoit les alimens par l’une de ses extrémités, qui est la bouche , et laisse échapper par l’autre le résidu des matières qui ont été digérées. La bouche elle-même est armée de dents de formes variables , comme dans les mammifères, les reptiles, les poissons; tantôt elle est munie d’un bec corné , comme dans les oiseaux , les tortues , les têtards des grenouilles, les sèches; le tube digestif 1 ui-même est tantôt dilaté pour former un estomac et d’autres renflemens qui ont reçu des noms divers; tantôt il est simple ou sans dilatation dans la longueur. Comme annexes des organes digestifs , l’absence ou la présence de certains sucs qui s’unissent aux alimens , et qui sont sécrétés par des organes particuliers , tels que la salive , la bile, le suc pancréatique. Enfin, il est des exemples d’animaux qui offrent de grandes différences , sous ce rapport , dans les diverses époques de leur vie , sans cesser
d’être les mêmes êtres , tels que les hydrophiles , parmi les insectes, qui deviennent herbivores, de carnassiers qu’ils êtoient sous la forme de larves ; et les têtards des grenouilles et des crapauds , parmi les reptiles , qui sont carnassiers sous l’êtat parfait, après s’être uniquement nourris de végétaux dans leur premier âge , ou sous leur première forme.
On ne commît point les organes de la circulation dans les zoophytes et les insectes, et tout porte à croire que la nutrition des parties s’opère chez eux par single imbibition. Cette circulation est simple dans les vers , les crustacés et les poissons ; elle est partielle , ou la totalité du sang ne passe pas dans les poumons , chez les reptiles et les mollusques y elle est double dans les mammifères et les oiseaux. De même la respiration se fait au dehors ou à la surface dans les zoophytes comme dans les plantes : elle a lieu par des branchies dans les poissons , les crustacés et les mollusques; elle se fait par des trachées qui portent l’air dans toutes les parties du corps chez les insectes. Enfin elle s’opère par des poumons plus ou moins compliqués dans les reptiles , les oiseaux , les mammifères. Les organes des sécrétions ne sont pas encore assez connus dans les modifications générales qu’ils peuvent offrir, pour que nous les exposions ici.
Les organes de la reproduction paroissent ne pas exister chez certains animaux qui propagent leur race par la séparation qui s’opère de quelques parties de leur corps sur lesquelles les portions qui manquent se développent , comme dans les boutures , les drageons des végétaux ; tels sont les polypes parmi les zoophytes. Chez d’autres , comme les helminthes , les modes de génération sont encore ignorés. Les autres , et c’est le plus grand nombre
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ont des organes males et femelles, ou des sexes tantôt réunis dans un meme individu , comme on l’observe dans les mollusques, dont les uns, qui sont les gastropodes en pai ticuher , ont un besoin réciproque d’accouplement et sont hermaphrodites , et les autres , privés pour la plupai t des moyens de locomotion , se fécondent eux-mêmes , et sont dits alors androgynes , comme les acéphales. De même aussi les animaux considérés sous ce point de vue de la genei ation , se séparent de leur germe sous forme d œufs , et sont dits ovipares, soit que ces œufs soient fécondés avant ou après qu’ils ont été pondus : ce dernier cas est celui des poissons et des batraciens parmi les reptiles. Les oiseaux, la plupart des autres reptiles, les crustacés , presque tous les insectes , les mollusques , les vers sont dans la première catégorie. Un petit nombre d’animaux de diverses classes sont faussement vivipares ou ovovivipares, c est-à-dire que leurs œufs, fécondés dans leur intérieur, y éclosent, tandis que la seule classe des mammifèies nous offre un exemple de véritables vivipares , dont les petits ne se séparent de leur mère qu’avec la forme qu’ils doivent conserver.
Nous avons déjà vu que , sous le rapport des organes du mouvement , les animaux pouvoient être distingués en veitébres, tels que les mammifères, les oiseaux, les reptiles et les poissons , et en invertébrés. Ceux-ci ont tantôt le tronc articulé soit avec des membres , comme les crustacés et les insectes , soit sans appendices latéraux , articulés , comme les vers ; tantôt leur tronc n’est pas articulé , tels sont les mollusques et les zoophytes. Le nombre des meinbies vane beaucoup : les vertébrés n’en ont que quatre, presque tous les insectes n’en ont que six , les aranéides huit , les crustacés dix ou plus , les myriapodes quelquefois jusqu à cent et au-dela. La forme et les usages de ces
D’APRÈS LEURS FONCTIONS. 3i
membres ou de ces pattes varient, et déterminent chez les animaux toutes les sortes de mouvemens pour marcher , courir, sauter, nager, voler, ramper, grimper, saisir, étreindre , écarter , porter, etc. , enfin pour toutes les actions extérieures de leur vie animale , actions qui varient excessivement; ainsi les animaux sont terrestres, aériens, aquatiques : ils marchent , volent , nagent ou plongent. Mais parmi ceux qui volent, comme les oiseaux et les insectes , on trouve les chiroptères , les dragons , les exocets , de classes très-différentes ; ainsi encore parmi ceux qui nagent on plongent, sont les cétacés, les plongeons , les tritons , les crustacés , les mollusques ; parmi ceux qui sautent , les gerboises , les kanguroos , les pies, les podures , les puces , etc.
Enfin les organes de la sensibilité sont toujours en rapport avec la faculté de se mouvoir , et d autant plus développés que les êtres sont plus animes. Les organes des sens surtout sont modifiés par les milieux dans lesquels les animaux sont appelés à vivre. La vue manque chez tous ceux qui vivent dans des' lieux où la lumière ne doit pas parvenir ; fodorat n’est plus le même dans les animaux qui ne respirent pas Fair ; le goût , le toucher , l’ouïe sont toujours relatifs à la nécessité dans laquelle les animaux se sont trouvés, tantôt d’avaler leur proie sans la mâcher , tantôt d’etre mis a 1 abri de toute attaque extérieure et à distance.