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Quatre familles ou groupes principaux partagent assez naturellement cet ordre On a rapproché , sous le nom de pinnipèdes ou de podoplères , les genres qui ont pour caractères les quatre doigts réunis dans une seule membrane , et dirigés en avant (PL v, fig-“ï 9) : les autres n’ont que trois doigts antérieurement. Parmi ceux-là, on a nommé serrirostres ceux qui ont le bec dentelé sur les bords ( fig. 68 ) : ceux dont le bec est simple se partagent en deux familles. On les nomme macroptères , quand ils ont les ailes très-longues, et uropodes , lorsqu’ils les ont très-courtes, ce qui fait que la plupart ne peuvent voler.
La famille des Podoptères réunit des oiseaux qui vivent ordinairement sur les bords de la mer, et qui se nourris-
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sent cle petits poissons ou des cadavres d’animaux marins. Us forment six genres , qu’on a partagés en deux sections : ceux qui ont la base du bec dénuée de plumes, qu’on nomme pélican , cormoran , frégate et fou, et ceux dont la base du bec est emplumée , qu’on appelle phaéton et anhinga.
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Les pélicans s ont des oiseaux plus gros que les cygnes : leur bec est long, aplati , garni en dessous d’une membrane extensible en forme de sac (PI. ni , fig. 71), dans lequel l’animal peut mettre en réserve plus de treize kilogrammes d’eau , ou un volume égal de poissons qu’il pêche en plongeant. Les pélicans font leurs nids dans les îles désertes : ils nourrissent leurs petits des poissons qu’ils leur apportent tout vivans. On élève cet oiseau en domesticité à la Chine , et on l’emploie pour pêcher le poisson , qu’il rapporte à son maître. On appelle cormoran une espèce voisine, mais qui n’a point de sac sous la gorge, et dont la queue est arrondie. Celle-là se trouve très-communément sur les côtes de l’Océan. Elle fait son nid dans les falaises. Les frégates ont la queue fourchue; elles ne se voient que sur les mers du Midi, principalement entre les tropiques. Elles s’élèvent dans les airs à perle de vue. Leur nourriture consiste en dorades, en poissons-volans , exocels et trigles. Enfin , les fous se font connoître à leur bec presque droit , non crochu et sans sac. Us se nourrissent principalement de dupées , dont ils annoncent l’arrivée dans certains parages , surtout celle des bandes de harengs et d’anchois.
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Les anhingas et les phaétons forment la seconde section de la famille des podoptères. On reconnoît les espèces du dernier genre aux deux longues plumes rétrécies et intermédiaires qui ornent leur queue; aussi les a-t-on
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nommés paille-en-queue. On ne les voit que dans les \ ° \ ;i ges su» les mers du Sud. Les marins croient qu’ils présagent l’approche de la terre. Les anhingas se trouvent aussi dans les mêmes parages; ils ressemblent un .peu aux hérons , mais leurs pattes sont entièrement palmées • ils se nourrissent de poissons qu’ils saisissent en volant et en plongeant leur long cou dans l’eau avec une adresse et une rapidité inconcevables.
bons avons déjà vu qu’on a réuni dans une famille particulière les palmipèdes , qui ont le pouce libre , le bec non dentelé , les ailes très-longues , et qu’on les a nommés à cause de cela Macroptères ; les uns ont le bec droit et tantôt le supérieur est plus court (PI. m f po-, (jg ) comme dans le bec-en-ciseaux ; tantôt les deux mâchoires sont égales, comme dans les sternes ou hirondelles de mer. Les autres ont le bec un peu courbé vers l’extrémité (PI. m, %. 69). On nomme mauves ou mouettes , ceux qui ont le bec inférieur anguleux, et un pouce très-court aux pattes (PI. v, fig. 17); pétrels , ceux qui ont un ongle au lieu de pouce • et enfin albatros , les espèces qui n’ont ni ongle ni pouce ( PL v, fig. 12 ).
Tous ces oiseaux vivent à la surface des eaux de la mer ou des lacs salés. On ne trouve le bec-en-ciseaux qu’aux eu virons des îles des mers du Sud : son bec est formé de deux mâchoires étroites, placées verticalement l’une sur l’autre. L’oiseau l’enfonce dans l’eau en rasant sa surface pour saisir les petits poissons dont il se nourrit. Les hirondelles de mer ou sternes ont la queue fourchue et les ailes très-longues ; on en observe dans toutes les mers. Les pétrels ou oiseaux de tempête nagent à la surface de l’eau sans s’y enfoncer : ces oiseaux volent parfaitement bien • ils s éloignent à plus de deux cents my riamètres de
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toute terre. Lorsqu’une tempête menace, ils se rassemblent en troupe; ils suivent les navires, se posent sur les vergues , et c’est alors un très-mauvais présage pour les matelots. Les albatros sont des oiseaux plus gros que les oies ; ils se nourrissent principalement de poissons ( PI. m , fie. 63. bec). Les liabitans du Kamtchatka et du Groenland se servent des os de ces oiseaux pour faire des tuyaux de pipe , des étuis et. autres petits instrumens , comme des aiguilles , clés navettes . etc.
Quoique les Serrirostres dont nous allons parler aient en apparence le bec plus robuste que ceux dont nous venons d’indiquer l’histoire, ils sont cependant condamnés à ne se nourrir que de graines, d’herbes ou de petits animaux. Ce bec est en effet très-mou; souvent il n’est couvert que d’une simple membrane, et la mâchoire supérieure s’élève quand l’inférieure s’abaisse. Les crénelures qu’on remarque sur les bords de ce bec, et qui lui ont tait donner le nom de serrirostre , paroissent destinées a produire , par leur rapprochement , l’effet d’un crible ou d’un tamis par lequel l’oiseau, à l’aide d une langue charnue comme frangée ou garnie d’un éfilé sur ses bords , fait passer l’eau et la vase dans laquelle il barbottc , afin d’en extraire toutes les molécules qui peuvent être employées à sa nourriture. Quoiqu’on commisse plus de cent espèces différentes d’oiseaux de cette famille , on n’a établi parmi eux que deux genres. On nomme canards ceux qui ont le bec trois fois plus long que large au plus ; et harles , ceux dont le bec est au moins cinq fois plus long
qu’il n’est large.
On a divisé les canards en deux sous-genres, suivant que les espèces ont une cire ou un renflement charnu a la base du bec supérieur , ou que cette base est a peu pies
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!‘f- Le CJSne’ 'rad0ne*> lcS Creuses', appartiennent a Plemiere secüon : on rapporte à la seconde l’oie commune, le millouinan , les canards et [’cidcr on Voie du nord, qui fournit l’édredon ou ce duvet précieux dont on lait des vetemens légers et très-chauds. Ces derniers oiseaux se rencontrent principalement sur les cotes du Groenland , de l’Islande , du Danemarck et de l’Écosse • ils font leur n,d dans les rochers. La femelle arrache le duvet qui garnit le dessous de son ventre pour en couvrir ses œufs. C est ce duvet qu’on va chercher au péril de la vie dan, les fentes des rochers. Chaque nid en contient à peu près deux hectogrammes , mais il faut l’éplucher avec soin Deux kilogrammes et demi de ce duvet bien serré et ramassé en une boule qui n’est guère plus grosse que les deux poings, peuvent, lorsqu’on les laisse libres dans un four ou dans une étuve bien échauffée , occuper un espace deux mille fois plus grand , ou remplir le matelas
d un lit de près de deux mètres de long sur un mètre et demi de large.
Les lmrles ont à peu près la même manière de vivre que les canards : mais leur bec est plus fort' et les dente lures en sont plus pointues : ils se nourrissent principalement de petits poissons et des œufs des grosses espèces comme ceux de carpes , de brochets -, aussi font-ils beaucoup de tort dans les viviers. On n’en élève aucune espèce en domesticité-. Leur chair n’est point estimée. On nomme pielles, les petites espèces ; leur voix est extrêmement forte etc esagieable , et leur larynx inférieur, ou le bas de leur trachée, présente une conformation très-curieuse à counoitre à cause de sa dilatation.
Les oiseaux à pattes palmées, qu’on appelle Uropodes. ont les ailes très-courtes, les pattes articulées, tout-à-fait