L’intensité de l’action d’un individu
sur u ti autre, dépend, en grande partie, des rapports qui existent dans l’organisa-
tion physique de ces individus, et particulièrement dans l’énergie de la pensée de celui qui veut agir.
7* Tous les individus ne sont point également propres à l’exercice du Magnétisme ;
c’est une faculté qui , semblable à toutes les facultés , est plus ou moins développée chez certaines personnes.
8. Magnétiser , c’est porter sa pensée sur une personne malade , avec la volonté constante de la soulager. Il s’opère alors chez le magnétiseur , une concentration de l’action vitale dans le système viscéral , dont le principal centre est le plexus de
l’estomac. Cette concentration augmentant l’aclion des nerfs de ce système, elle détermine , chez la personne magnétisée , une action correspondante dont l’effet est de régulariser les forces vitales, et de concourir, par ce moyen, à rétablir l’équilibre de ces forces.
9* Il est essentiel que le magnétiseur soit lui -même dans un état de parfaite santé.
ÎO. Les procédés communément en usage sont les suivans :
11* Le magnétiseur se place en face du malade, lui pose les mains sur les épaules; et après une ou deux minutes , les descend le long des bras pour lui prendre les pouces , qu’il garde de même une ou deux minutes. Il recommence ainsi cinq à six fois. Le malade doit rester entièrement passif, et tâcher de ne point distraire son attention par des pensées étrangères à l’action qu’on veut opérer sur lui. Le magnétiseur
ne doit avoir qu’une seule pensée , celle du bien qu’il veut produire.
1 2. Ce procédé n’est que pour se mettre en rapport, c’est-à-dire pour établir de l’harmonie dans les mouvemens internes réciproques. On voit facilement qu’il est imité de celui qu’on emploie pour communiquer à l’acier la vertu de l’aimant.
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lô. Le magnétiseur porte ensuite ses deux mains sur l’estomac du malade , les descend après jusqu’aux genoux, les reporte sur la tête , et les ramène ensuite sur les genoux, et même jusqu’aux pieds, en ayant la précaution de détourner les mains chaque fois qu’il revient à la tête , afin de ne point troubler le mouvement qu’il veut imprimer de haut en bas.
14. Il n’est point nécessaire de toucher pour exécuter ces mouvemens; on peut également les faire à quelque distance du malade; il est même essentiel, chez plu-
sieurs personnes d’une complexion nerveuse* d’éviter toute espèce d’attouchemens.
Il faut mettre de la lenteur dans ces passes y et les continuer au moins une demiheure, ou jusqu’à ce que l’on soit fatigué.
15. La volonté d’agir doit être calme et soutenue; il est important d’éviter toute secousse, et d’accoutumer doucement le malade à obéir à l’impulsion qu’on veut lui donner, car il ne s’agit pas d’obtenir des effets prompts, mais salutaires.
1 6. Il faut avoir soin de magnétiser à
des époques fixes, tous les jours, tous les
deux jours , comme cela sera possible , mais * , , • *
toujours à la même heure, et à peu près
le même temps.
17* On commence toujours la séance par l’application des procédés généraux décrits ci-dessus , et ensuite on concentre particulièrement l’action sur la partie malade et son opposée, soit en y appliquant les
mains , soit en les tenant à une petite distance , et imprimant ensuite , par des passes , de haut en bas , un mouvement vers les parties inférieures , comme si on voulait entraîner le mal.
l8. Si le.* malade est couché , on s'assied à côté du lit , de la manière la plus commode ; on peut alors ne se servir que d’une main.
19* H existe plusieurs moyens, soit
d’augmenter , soit de transmettre l’action magnétique, les plus remarquables sont:
i° les baquets; 20 les arbres magnétisés ; 3° les objets magnétisés appelés très-improprement talismans magnétiques.
20. On appelle baquet , un vase rempli d’eau , de sable , de limaille de fer , de plantes aromatiques , de morceaux de verre , dans lequel plonge perpendiculairement un conducteur d’acier , duquel partent des cordons de laine d’environ trois lignes de dia-
mètre. Les malades se placent autour du baquet, prennent les cordons de laine, en entourent les parties malades. Le magnétiseur porte alors toute sa pensée sur le vase, qui transmet son action aux malades.
On croit que cet appareil augmente beaucoup l’action magnétique. Il donne au moins la facilité de magnétiser un grand nombre de malades à la fois.
21. Le principe de la construction de cet appareil repose sur ce qu’il a été reconnu que les corps non organisés avaient la propriété de servir de conducteur à l’action magnétique , et de modifier cette action.
2 2. U arbre magnétisé est proprement
une espèce de baquet. On magnétise un arbre comme on magnétise une personne, en portant sur lui sa pensée et sa volonté, et en faisant autour du tronc des passes de haut en bas. Les malades viennent ensuite
s’asseoir autour, en communiquant avec lui , comme avec le baquet par des cordons de laine qu’on y attache.
Plusieurs expériences constatent qu’on peut tirer un grand parti de l’usage des ar-* bres magnétisés. Il existe même à ma connaissance quelques faits de ce genre vrai» ment miraculeux.
s3. Tous les corps ont plus ou moins la propriété de transmettre l’action magnée tique ; ainsi on magnétise encore , soit de l’eau pour l’usage journalier du malade , soit des plaques de verre, des anneaux , des mouchoirs , etc, , etc. , que le malade place sur la partie souffrante , dans l’intervalle des séances.
Pour magnétiser ces objets , on les tient
simplement entre les mains, et on porte
sur eux sa pensée avec une ferme volonté ■ »
de leur faire produire l’effet qu’on désire. 2^» On a vu produire à l’eau raagnéti-
sée seule, des cures extraordinaires: aussi
il est utile, dès que l’on commence un traitement , de mettre le malade à l’usage de cette eau.