DE LA PRÉSENCE DES MINERAIS
bonatée apathique, la chaux fiaatée, forment les gangues les plus ordinaires des minerais de plomb, de cuivre, de zinc et d'argent; mais on trouve une infinicé de filons de quarz, de baryte, de calcaire et de fluor qui sont stériles: ce ne sont donc point encore des indices cer« laîns.
Quels sont donc ces indices qui ne laissent aucun doute , et qui donnent toute sécurité à celui qui les a rencontrés? Hélas! il en est fort peu, et à dire vrai, les indices certains de Texistence de la houille et des minerais ne sont autres que la présence de la houille ou des minerais eux-mêmes a la surface de la terre. Ce sont les affleurefnens qui se montrent naturellement dans les ravins, les carrières, la bei^e des torrens» les parois des roches escarpées, ou qui se découvrent audessous du ga^on par le travail de la bêche ou de la charrue. La plantation d'un arbre» un défrichement, le fossé d'une route ou la fondation d'un édifice , suffisent parfois pour mettre au jour le sujet d'une vaste entreprise. Cependant, et je m'empresse de le dire, ces indices, tout certains qu'ils sont et tout en démontrant la présence d'un minerai utile, ne doivent autoriser que des recherches faites avec sagesse et réserve; car ils ne démontrent pas d'une manière absolue qu'il existe là une quantité suffisante de minerai ou de combustible pour motiver de grandes dépenses. Un fragment de cuivre gros comme une noisette