LES MASSES
Les masses à main (pL X, fig. lo), qui ser* vent k faire des trous de mine, pèsent de 5 a 6 livres; on leur en donne jusqu'à 8 ou g, quand on est dans l'usage de battre à deux; mais ces dernières ont l'inconvénient d'écraser la tête des pistolets, qui ne sont pas toujours aciérés. Ces masses sont faites avec de
gros fer carré dé a pouees , un peu renflées Vis-a-vis de l'œil, de 5 à 6 pouces de long et légèrement cambrées. Lorsqu'on est voisin d'une fabrique de fer, il en coûte fort peu pour les faire ébaucher^ percer et couper, et cette précaution épargne beaucoup d'ouvrage au maréchal de la mine; on doit eu faire autant pour les coins de charbonnier.
Il y a des- contrées oii l'on est dans l'usage d'aciérer ces masses et de ne point aciérer la tête des fleurets 3 mais je ne balance pointa conseiller le contraire, car il vaut mieux user quelques masses de plus, que d'avoir à réparer la tête de tous les. pistolets, qui se rac* courcissent d'ailleurs infiniment plus vite. En Allemagne , cependant , ce sont les masses qui sont aciérées, et dans les mines d'or des Grisons et de Magnignana en Italie, ce sont les fleurets; et comme il est essentiel qu'il ne tombe pas de parcelles de fer dans le minerai, on a soin de faire une petite chambre creuse à chaque bout de la masse, afin que la tête du pistolet puisse entrer dedans, et que l'ouvrier frappe toujours au même endroit: elles pèsent 3 à 4 livres et se paient a ^ par les ouvriers qui sont à prix fait
LES POINTES El LES POINTEROLLES.
Les pointes (pL X, fig. 6 et 9) sont des mor«> ceaiu de fer rrond de la grosseur du pouce y 8 à 9 lignes (0,03) de diamètre, sur 8 à 10