‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 50 sur 140 · LES CANETTES · texte numérisé non relu

LES CANETTES

11 y à trois sortes de canettes : celles qui se font avec des triangles de papier collé que Ton roule sur une très-petite broche de fer 9 de manière à former une espèce de petit tuyau, dans lequel on introduit de la poudre délayée dans de l'eau chaude, de Teau-defie ou de l'urine fraîche. Ces petits tubes, dont une feuille de papier à cloche peut former une quarantaine, sont consolidés avec un peu de colle de pâte et sont susceptibles d'entrer les uns au bout des autres, de manière à former une sorte de baguette qui peut pénétrer jusqu'au milieu de la cartouche dan» les trous de i5 à 18 pouces (o,5o) et plus.

Ces canettes sont excessivement commodes, parce qu'elles se préparent d'avance , et que le mineur les trouve toujours dans son étui; mais elles ont l'inconvénient grave de conserver du feu après qu'elles ont fusé, ce qui cause de fréquens accidens^ aussi il est prudent de n'approcher d'un coup qui a raté, que cinq minutes après que la canette a brûlé; car il arrive souvent que la poudre a allumé le papier, qui brûle lentement et finit par porter le feu dans la cartouche au moment où l'on n'y pense plu&

Lea canettes de pailh se font en fendant

TIRAGE A LA POUDRE. l3l

une paille et la remplissant de poudre fine ou de poudre écrasée. Cette canette n'est pas plus sûre que celle de papier; elle ne peut se préparer d'avance , elle est longue à remplir, et l'on ne peut s'en servir qu'au jour: c'est la canette ordinaire des carriers.

Les canettes de roseau sont fort bonnes , parce qu'on peut les préparer d'avance, et que la poudre ne les allume pas, en slorté que, si le coup n'est point parti, l'on peué s'en approcher beaucoup plus tôt qu'avec les canettes de papier, qui conservent le feu.

Ijescanettes anglaises jfaiitesaLYec des tuyaux de plumes remplis de poudre délayée, doivent être excellentes.

Il y a encore un autre moyen de porter le feu ^ur la cartouche sans faire usage dé l'é-^ pinglette. Il consiste à préparer une canette creuse , assez solide pour que Ton puisse bourrer autour sans l'écraser; plusieurs doubles de papier suffisent : l'on remplit l'intérieur avec du ptdverin ou de la poudre écrasée, bien tassée; on coupe cette canette à la longueur convenable, on la descend sur la poudre, on bourre et l'on allume, comme nous l'avons dit ci-dessus, avec les mêmes précautions, et la canette, après avoir fusé quelques Secondes, met le feu sur la cartouche.

Je crois qu'il y a quelques avantages à porter ainsi le feu à la partie supérieure de Id charge plutôt qu'au fond; car dans ce dernier cas une portion de la poudre ne br&l^

ï%2 EXPLOITATION.

que quand elle est hors du trou, et ne produit aucun effet utile, ainsi que cela arriye également dans toutes les armes à feu: c^est un fait connu de tous les artilleurs, qu'une partie de la charge brûle hors de la bouche du canon. Les mineurs ne sont point de cet avis.

Quand on fait de grands trous avec la drague, et que l'on perce plusieurs bancs dont quelques - un^ sont tendres , on ne se sert point de canettes, et Ton sépat*e la. charge en deux ou quatre places, de manière à ce que la poudre soit enfermée dans le rocher dur, et l'on remplit le trou de l'épinglette avec de la poudre âne que l'on fait glisser au moyen d'un fil de fer. On conçoit que chaque partie de la charge éclate séparément, à commencer par la moins profonde et finissant par celle du fond ; tandis que, si Ton se servait de canettes, ce ne serait que la première ou la dernière qui partirait. Ce mode de chargement ne s'emploie qu'au jour et pour effectuer de grands déblais.

LÀ MÈCHÊ.

On prépare les mèches soufrées, nomnoiées soufres par les mineurs, en faisant passer trois brins de gros coton filé dans du soufre fondu, ce qui forme une petitç baguette soufrée, que Ton coupe ensuite à la longueur convenable : deux pouces suffisent dans le& cas ordiuaires;

TIRAGE A LA POUDRE. l3S

mais si le mineur sait d'ayance qu'il éprouT Tera quelques difficultés à Vëloigner, il coupe ce soufre à trois pouces, afin de se donner tout le temps de se mettre hors de danger.

Les carriers se servent souvent d'amadou et d'une traînasse de poudre pour mettre le feu à leur cartouche^ mais ce moyen est Beaucoup moins sur que la m^che soufrée, parce que l'amadou brûle q^elq^efois trèsirrégulièrement, surtout celui qui est préparé 9veç du nitre,

PICS RATiW,

Lorsqu'un coup pe peut point partir, ^% que Ton a essayé deux qu trois foi? d'y mettre le feu, saqs pouvoir y réunir, il ne faut paéi s'y entêter davantage; car c'est presque toujours là le moment qu }e$ mip^ur? se tuent pu s'estropient,

Quand on se sera assuré, £|près avoir attendu quelques miiiutes, que les canettes n'ont pas brûlé, on les retire pour eu placer d'autres, après avoir repassé Tépinglette pour s'assurer que rien n'est tombé dans le trou ; mais si, après toutes ces tentatives, le coup se refuse à partir, il faut se décider à le noyer et a le décharger; ce qui se fait en ▼ersant de Teau dans le trou de l'épinglette, en le débourrant avec le fleuret et la curette, et en ayant soin de verser de l'eau à mesure qu'on approche de la chaîne, afin d'être certain que la poudre en bouillie n'est

l54 EXPLOITATION.

plus en état de prendre feu. Ceci arriye souvent dans les mines qui contiennent beaucoup d'eau; car, malgré que les mineurs aient soin d'entourer leur trou d'un petit rebord en terre grasse, l'eau s'infiltre en dessous, va mouiller la poudre, et c'est ce que l'on appelle un coup nojré.

DES ÉTUIS. (PI. X, fig. 7.)

L'étui de mineur ne sert ordinairement qu'à renfermer ses canettes et ses soufres dans deux compartimens séparés; il est en bois, mais je recommande un étui de fer-blanc composé de trois tubes soudés les uns à côté des autres, et fermant chacun avec un couvercle à charnière. Dans le premier, Ton peut mettre quatre cartouches; dans lé second, douze canettes, et dans le troisième, qui est fort court, on peut renfermer quelques soufres : de cette manière, le mineur, en entrant à sa place, emporte la provision de son poste et n'est pas exposé à la laisser mouiller. Ces étuis coûtent 3^.

DU TIBAGE DES MINES SOUS l'eAU.

Il est as^ez rare que l'on soit obligé de tirer des coups de mine sous l'eau dans les travaux souterrains ; mais cependant, comme il peut se présenter des circonstances où il le

TIRaGJQ PES mines 60VS L^ZJLV, i55

faille absolument, nous dirons, d'après M* Bail! et':

Quand la roche n'est recouverte que de quatre à cinq pieds d'eau, on perce le trou de mine comme à l'ordinaire; on descend dan^ ce trou un étui de fer-blanc assez long pour qu'il dépasse la surface de l'eau, on y introduit une cartouche plus ou moins forte, on la pique avec l'épinglette^ comme à l'ordi-i naire , et l'on bourre autour avec de la terre grasse ou du plâtre jusqu'à la hauteur qui correspond au sommet du trou fait dans le roc; enfin, on substitue la canette k Tépin-r glette et l'on allume > comme nqus Fa vous déjà expliqué.

Quand il n'y a que quelques pouces d'eau, et que le mineur voit son rocher, on peut se servir de cartouches goudronnées portant leurs canettes également goudronnées et fixités avec de très-petits roseaux. La cartouche s'enveloppe avec du pupier ou de la toile.

Le tirage à de grandes profondeurs sous l'eau, qui ne s'exécute guères que pour faire sauter dfss barres, des récifs ou des écueils, exige de toi^t autres précautions , et ne s'em ploie jamais dans les mines. Daniel Thumberg en a donné la description dans son ou* ▼rage sur les travaux exécutés à Carlscroii| en Suède. \

i Bafllet, Description des dUTérentes aéthodes du tirtge dm mines sons rean. Jonmal des aines , n.* 56.

Des échelles^ des escaliers et autres moyens de descendre dans les mines.

Parmi les diffërens moyens de descendre dans les puits de mine, je ne balance pas à donner la préférence aux échelles, parce qu'il me parait être celui qui offre le plus de sécurité.

Les échelles de mineurs sont verticales , quand elles sont placées dans un puits pex^ pendiculaire ; on les fixe au boisage par de gros clous; leurs montans sont carirés, et leurs échelons sont plats et toujours en bois dur. Chaque échelle a lo pieds (S'^ySS)» et oi^ les assujettit les unes au bout des autres pendant 3o pieds ou lo mètres environ , après quoi on les change de côté , afin de pouvoir placer de petits planchers de lo en ip mètres, qui servent de repos et qui permettent aux mineurs de monter et descendre à la fois dans le même puits.

Les échelons s'usent assez vite, parce que les mineurs portent ordinairement des galoches ferrées, et c'est pour cette raison que dans plusieurs mines d'Angleterre on a adopté des échelons de fer; je l'ai essayé aussi, mais j'y ai renoncé à cause du froid excessif de ces échelons, qui se recouvrent de glace en hiver, surtout quand les échelles sont pla-

ÉCHELLES, ESCALIERS, etc. 1S7

cées dans le puits d'aérage, où le courant d'air est toujours très-vif. De bons échelons de chêne refendus durent assez pour que leur renourellement ne soit pas trop fréquent.

Les échelles dites de perroquet sont fort incommodes; on les établit en perçant une pièce de bois et en la traversant par des échelons qui dépassent de chaque côté.

Ces échelles s'adaptent les unes au bout des autres à Faide de chevilles en fer; on les suspend à l'embouchure du puits par des chaînes ou des câbles, et tout le reste ne tient à rien, en sorte qu'elles balancent comme un pendule, quand on monte et quand on descend.

Le puits de DreiLœnigruh de la mine de mercure duPosberg, en Pa]atlnat, était desservi par une échelle de cette espèce, quoiqu'il eut 700 pieds de profondeur, quand je l'ai visité en 1809.

lies escaliers ne sont guère en usage que dans les mines dont l'entrée est inclinée ; on les entaille dans la roche quand elle est assez solide, ou bien on les compose de pièces de bois qui en forment les marches. C'est ainsi que l'on pénètre dans les mines de houille de l'Aveyrpn, dans celles de lignite de la Provence, où il y en a plusieurs de 400 marches ou de 14^ mètres de longueur, dans celle de Valcovargne, en Italie, et dans beaucoup d'autres. Lorsqu'ils sont par trop rapides^ on fait régner une chatne de fer du

l53 EXPLOITATION,

haut en bas, qui sert de rampe et qui aide à monter ou à descendre.

On cite un très-bel escalier en bois dans les fameuses salines de Pologne, qui est réservé pour les grands personnages qui les visitent; c'est par conséquent un ouvrage de luxe, qui n'est d'aucun intérêt pour nous. On en cite un autre à Fablun, en Suède, qui descend à 5o toises, et un troisième à Idfia, qui est voûté et qui plonge jusqu'au fond des travaux.

La manière de descendre dans les salines de la Bavière et du pays de Salteboui|; ressemble beaucoup à ces jeux nommés montagnes russes^ puisque ce sont de petits cbariots qui glissent sur des plans inclinés avec une assez grande rapidité. Cette poste de montagne ^ Rollen, ainsi qu'on l'appelle, est très* commode pour les curieux, et présente aussi quelques avantages pour le service. Mais de tous les moyens de descendre dans les puits, la beine est celui qui présente le moins de sécurité et qui est sujet au plus grand nombre d'inconvéniens. Si l'on n'a point d'autre moyen de sortir d'une mine et qu'il survienne un accident qui oblige tous les ouvriers à évacuer les travaux à la fois, ils se précipitent sur la beine, cbercbent à s'y accrocher tous; les plus faibles et derniers venus ne peuvent sortir, ils sont forcés d'attendre qae la beine soit montée et que l'autre soit despendue. La confusion fait perdre la tête k

DtSCBSnt DANS LES MINES. iSg

cenx qui conduisent les clieTaux ou qui gouvernent la machine, et les malheureux qui n'ont pu profiter du premier voyage sont perdus sans retour.

Si Von n'a d'autre moyen de descendre que la beine, il peut arriver que l'on rencontre de mauvais air, que l'on ne puisse pas se faire entendre pour se faire remonter, et que l'on vous plonge malgré votis dans un air qui vous asphyxie.

Enfin, en mettant de câté tous les accidens qui résultent cependant assez souvent de la rupture des câbles, de l'emportement des chevaux, de l'inattention des conducteurs, etc., il est certain que les mineurs qui foncent un puits et qui ne peuvent demander à être remontés qu'après avoir mis le feu à leur mèche, peuvent être exposés à recevoir tout le coup de mine, si la machine ou les chevaux ne partent pas au premier signal.

Je conseille donc de ne jamais foncer de puits sans y établir de bonnes échelles à deux montans, et sans les maintenir en bon état, pour l'entrée et la sortie des ouvriers. Cent ouvriers peuvent se sauver à la fois par les échelles, et dix au plus peuvent s'accrocher à une beine.

Dans les mines du centre de l'Angleterre, a Dudiçy, SheiEeld, Manchester, Newcastle, etc. , les mineurs descendent dans les beines. Dans les mines métalliques de Cornouailles, du Derbyshire, du Devonshire, etc., ils des*

l40 EXI>L01TÀTI0N.

ceadent k l'échelle par des puits qui appar? tiennent ordmaii-einent à d'anciens travaux : il y a certaines mines où les directeurs et les employés supérieurs descendent assis dans des fauteuils y ou à califourchon sûr des seller garnies d'étriers; moyens des plus mauvais^ qui ne permettent pas au directeur de faire ses observations aux maîtres mineurs ou hoir seurs au fur et à mesure qull descend, parce qu'il est seul.

Aux mines de houille d^Anzin , où les puits varient de profondeur entre 6 et i5oo pieds, il est défendu aux ouvriers de descendre par la beine; ils circulent par les échelles, et afin qu'ils en prennent l'habitude dès leur enfance, on donne une légère rétribution aux jeunes garçons, pour qu'ils ne fassent que monter et descendre les échelles. Cette espèce de gymnastique est bien entendue, et fait suite à l'éducation primaire que ce$ enfans reçoivent dans les écoles gratuites et mutuelles de oe magnifique établissement

Nous avons décrit les indices éloignés, les indices prochains et les indices certains de la présence des minéraux utiles, leurs dispositions différentes dans le seip de la terre, et les vicissitudes auxquelles les couches et les filons sont assujettis; nous avontf indiqué la marche qu'il faut suivre pour explorer la surface d'une contrée dans laquelle on soupçonne la présence de quelques minerais, les différens travaux, au moyen desquels on pai^

DESCENTE DANS LES MINES. l^i

Tient à s'assurer de la présence et de Tabondance des substances qui font le sujet de nos exploitations; nous avons examiné tous les degrés de consistance ou de solidité des roches; nous avons décrit tous les moyens et tous les outils dont on fait habituellement usage pour les entailler ou les abattre, pour faire sauter les rochers ^ aplanir les obsta* clés, tirer des matériaux divers, et pour se frayer des routes souterraines, au moyeu desquelles on peut aller à la recherche des minéraux les plus précieux , les plus rares ou les plus utiles.

n^ous sommes donc arrivés au point oixf tout étant reconnu et tout étant préparé pour asseoir une exploitation proprement dite, il ne s'agit plus que d'opérer par les moyens les plus économiques et les moins périlleux, l'extraction et l'enlèvement au jour des substances minérales qui font la base de nos exploitations, et c'est ce suj^et important qui terminera ce second chapitre.

Krphitation des tourbièreSé^

Le principal but que Ton doit chercher à atteindre, et les différentes conditions qu'il faut tâcher de remplir, lorsqu'on attaque une tourbière encore vierge, est d'en extraire la plus grande quantité possible de tourbe, avec toute l'économie et toute la pruden^ce

i^2 £XPLOITATIOI^

que le» localités eomportent; de diminue^ le moms qu'on pourra la valeur du terrain de la turface, et par dessus tout, d'assurer l'écoulement des eaux, tant pour le moment présent que pour l'ayenir, afin de- préserver la contrée des inconvéniens attachés aux grands dépôts d'eaux stagnantes et marécageuses.

On atteint ce but et l'on satisfait à ces différentes conditions, en commençant les travaux par la partie la plus basse de la vallée, par son extrémité la plus inférieure ; en faisant usage d'instrumens particuliers qui accélèrent l'extraction, et surtout en ouvrant des tranchées, qui servent tout à la fois à l'assèchement des travaux et au transport de la tourbe au moyen de bateaux qui y sont spécialement destinés, et enfin en remblayant toutes les excavations qui en sont susceptibles avec les corps étrangers à la tourbe et avec celle qui n'est pas susceptible d'être versée dans lé commerce : de cette manière on parvient, en divisant la tourbière en massifs isolés entourés de tranchées et de canaux, non-seulement à enlever toute la tourbe qui est sui||^ptible de s'assécher, mais encore une portion de celle qui est submergée; car on pèche celle-là au moyen de différentes machines qu'on nomme dragues^ et elle ne tarde point à prendre de la consistance eli s'égouttant

Gomme il importe infiniment de rassembler sous le plus petit volume possible la plu»

DES TOURBIÈRES. l^S

grande quantité de molécules combustibles, on profite de l'état de mollesse de la tourbe que l'on extrait au louchet ou que l'on pèche à la drague^ pour la comprimer fortement dans des moules, ou bien, quand elle est à l'état de bouillie claire, pour la jeter dans des caisses percées de mille trous, et en former des couches que l'on rapproche avec des battes, des dames, ou en les piétinant. Quand cette substance molle est deVenue tant soit peu solide, on la divise en briques parallélipipèdes, dont les dimensions varient suivant les pays et qui portent le nom de tourbes, briques ou pièces.

Ces tourbes, après avoir été séchées au soleil, sont empilées en forme de murs, dont on recouvre le faite avec un toit de roseaux; et pour éviter les accidens qui pourraient résulter de l'embrasement spontané auquel cette substance est assez sujette, on évite d'en accumuler de trop grandes quantités dans un même magasin.

Des pelles coupantes à un ou deux tranchans, disposées à angle droit, qui divisent la tourbe en un ou deux sens à la fois, des espèces d'emporte-pièces, de grands caissons perforés, où la tourbe en bouillie s'égoutte et se comprime, des moules, des paniers, de petits bateaux, des dragues de plusieurs espèces, et une foule d'autres instrumens appropriés à cette exploitation toute particulière, en sont les accessoires essentiels et entrent pour

l44 EXPLOITATIOIV

beaucoup dans le succès de ce genre d'm« dustrie5 qui est porté au dernier degré de perfection dans plusieurs parties de la Hollande, où le peuple, naturellement indus* trieux, est destiné par sa position topogra* phique à lutter continuellement avec les eaux, et connaît mieux que tout autre l'art d'ouTrir une tranchée d'écoulement, d'élever une digue, de creuser un canal et toutes les opérations que l'on est forcé d'exécuter dans l'exploitation des tourbières.

Les principales tourbières connues et ex*

Sloitées sont celles de Hollande., des environs e Magdebourg , du Hanovre , de la West* pbalie, et en France, celles de la vallée de la Somme, de la Meurthe et du Doubs.

Il existe aussi des tourbières en Ecosse et en Irlande, et l'on. fait remarquer que ce combustible végéto -minéral est beaucoup plus répandu dans les pays froids que dans les pays méridionaux.

En exposant la série des indices de la présence des combustibles, des minerais et des eaux souterraines, nous avons décrit les circonstances particulières qui caractérisent les terrains tourbeux, et nous y renvoyons.

Exploitation des carrières.

Il y a deux espèces de carrières, les cai^ rîères à ciel ouvert et les carrières souterraines.

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