‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 56 sur 140 · DES COUCHES MOYENNES · texte numérisé non relu

DES COUCHES MOYENNES

approximatifs approcheront beaucoup plus près de la vérité, et seront beaucoup plus satisfaisanSf que si l'on chercbait à les établir sur des travaux irréguliers.

Il faut avouer , cependant, que l'on est quelquefois forcé à exécuter des travaux qui n'ont pas toute la régularité désirable, soit À cause du cbangement de direction des couches, soit à cause du sens dans lequel les fissures qui séparent la masse de la houille sont dirigées, et dont on cherche toujours à profiter pour obtenir plus de gros qharbon: mais au moins doit-on faire tout ce qui est possible pour arriver à un plan régulier et uniforme^ car nous verrons en traitant de l'aérage que cette même symétrie, que nous recommandons ici, a la plus grande influence sur la circulation de l'air et sur l'évacuation des gaz qui infestent si souvent les travaux souterrains.

Exploitation des couches minces.

Les couches très-minces , de 6 pouces (0,16) par exemple, ainsi qu'on en exploite quelques-unes dans le Palatinat, dans le pays de Mansfeld, en Silésie et en France, exigent des travaux trè»-bas et très-économiques, car on doit viser à entailler le moins possible de roche stérile du toit ou du mur : on parvient à exploiter ces mines avec bénéfice, en chas* sant une galerie de direction^ qui sert sou*

Tent de galerie d'entrée, el en lui donnant la hauteur et la laideur qu'exige le passage habituel des brouettes ou des chariots; mais à droite et à gauche de cette galerie principale on pratique des tailles de quelques pouces de hauteur seulement, où les mineurs travaillent couchés sur le côté, ou tout au plus à genoux, et c'est dans cette position gênante qu'ils parviennent à découvrir la couche qu'ils doivent exploiter, à la despiesseVy comme on dit à Liège, et à en arracher avec les pics, les coins et les masses, tout le combustible ou le minerai qui fait le but de l'entreprise ; c'est cette manière d'exploiter que l'on appelle travail à col tordu. Des enfans de dix à douze ans se traînent à quatre pattes dans ces couloirs étroits , en tirant après eux de très-petits chariots qu'ils attachent à leur jambe ou à leur ceinture, qu'ils remplissent de houille ou de minerai, et qu'ils conduisent jusqu'à la grande galerie, jusqu'au pied du puits d'extraction ou même jusqu'au jour.

Dans ces travaux, où l'on doit chercher tous les moyens économiques, on ne sort que les déblais de la première taille, qui a ordinairement 12 pieds (4*^) de front, et ensuite on remplit le vide à mesure que l'on avance, au moyen de la roche que l'on est forcé d'enlever, pour donner au moins 18 à ao pouces (o,5o à 0,60) de hauteur à la taille: de cette manière on ne sort absolument que

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