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reSf au moyen desquelles on peut j aborder et que Ton dispose aux deux extrémités opposées. La première, qui est une galerie in* clinée, sert de passage à l'eau douce, qui est conduite au salon par des tuyaux de bois, et la seconde, qui est aussi une galerie inclinée, hermétiquement fermée par une digue peudant que le salon est plein, sert au passage de Teau chargée de sel au degré qui con* Tient à Tévaporation.
La première, qui donne entrée à l'eau douce, est plus élerée que le sol du salon , et la se* Isonde, qui sert à la sortie de l'eau 6alée, est plus basse que ce même sol.
Outre les piliers de soutènement dont nous aTons déjà parlé, on remarque encore dans l'intérieur d'un salon ce que l'on appelle des puits à filtrer ott caisses à eau. (PI. XY , fig. 3 et 4 , AA.)
Ces puits sont des espèces de caisses carrées en bois, qui ont toujours un peu moins de deux mètres de largeur, ^t dans l'intérieur desquelles on pratique deux petits canaux communiquant avec les tuyaux qui condui* sent l'eau salée jusqu'au jour. Ces caisses doivent ^élever jusqu'au ciel des salons, et être recouvertes par un toit incliné^ afin que feau ne puisse pas y arriver par le haut, et que les déblais restent en dehors et ne tom^ bent pas dans leni^ intérieur. C'est pour par* venir plus sûrement à ce but que ces caisses Sont formées de planches assemblées, qui ne
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laissent entre elles que des intervalles qui ne permettent pas aux parties terreuses de pé* nétrer» et que l'on dispose en outre des es* pèces de cribles de métal à l'entrée des tuyaus de conduite.
Le nombre de ces caisses à filtrer varie avec l'étendue des salons; mais la principale se trouve toujours à l'ouverture qui est fermée parla digue dont nous allons bientôt donner une idée. On remarquera toutefois que l'on attend que l'eau se soit éclaircie dans les sa^ Ions, avant d'ouvrir les robinets qui termi^ nent les tuyaux de conduite; car, sans cette précaution , les caisses à filtrer et les cribles seraient bientôt encombrés et bouchés par la vase: ainsi, non-seulement il faut attendre que l'eau soit arrivée au degré convenable de saturation, mais encore que cette eau se soit reposée et complètement clarifiée, arant de lui donner l'écoulement vers les chaudières. On ne voit à l'entrée supérieure des salons, par laquelle on introduit l'eau douce, qu'une espèce d'index ou de flotteur, qui marque la hauteur de l'eau dans le salon; mais à l'issue inférieure, qui donne passage à l'eau saturée, et qui supporte toute la charge et toute la pression de la masse énorme de l'eau contenue dans ces petits lacs souterrains, on est forcé de lui opposer des digues, dont la cons^ traction est le plus grand objet de dépense qu'occasionnent les salons, et dont l'importance est telle que l'on emploie quelquefois
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sii: mois à en porter une seule à son point de perfection. Ces digues infiniment coûteuses, qui s'exécutent dans les salines d'Autriche, ne me paraissent pas les mieux enten« dues. Je préfère celles de Hall en Tyrol, et ce sont elles dont je Tais donner la descrip-* lion et la figure, d'après l'ouvrage de M. de Serres, que j'ai déjà cité.
Immédiatement après l'ourerture inférieure des salons de Hall, on place une caisse à filtrer, semblable à celles que nous avons déjà décrites (pi. XV, fig. 3 et 4)- Cette caisse (A.), solidement construite , est stuvie d'une petite galerie (B) revêtue de plancbes et d'argile battue provenant du dépôt des salons : cette galerie, qui n'a guère que 8 pieds de long (3"',66), est établie avec beaucoup de soin, et se trouve partagée transversalement vers son milieu par une cloison (6) percée de trous obliques , et faisant Toffice d'un crible (fig. i). A l'extrémité de cette galerie, de 5 pieds de large (i'',66), l'on établit ce que l'on appelle la petite digue (C) ; elle est plus large que la galerie, a a pieds (o,66) d'épaisseur, et se construit en pièces de charpente et en argile pétrie avec de l'eau salée : cette digue est traversée par l'extrémité postérieure des tuyaux de conduite composés de manchons coniques assez courts, en^ottés les uns dans les autres, et qui, en forçant l'eau à faire de petites cascades, facilitent la précipitation des sels les moins solubles» et particulière*
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ment des sulfates de chau^, dont ces 'mines contiennent une forte dose. La grande digue (D) s'appuie sur la petite, elle est plus large^ plus haute et plus fortement construite que la première, mais toujours en charpente et terre battue; enfin, on remarque vers le bas, l'extrémité antérieure du tuyau de conduite^ se terminant par un robinet qui verse l'eau salée dans une auge, d'où elle se rend dans les chaudières d'évaporation au moyen des tuyaux de bois qui régnent sur le sol des galeries, suivent le contour des montagnes , traversent les vallons, comme de petits aqueducs, et parcourent ainsi une et plusieurs lieues entre la mine et l'usine.
On apporte, comme nous l'avons déjà dit^ le plus grand soin à la construction des di« gués, non-seulemeni pour ce qui tient à l'em^ ploi de l'argile, que l'on manipule long-temps d'avance, à l'exécution de la charpente, dans laquelle on n'emploie que le bois du pinus larjx; mais encore dans la forme qu'on leur donne, et qui est fondée sur ce que la prés* sion des fluides f^ejLerce dans tous les sens et proportionnellement à leur hauteur verti* cale, que la colonne liquide soit oblique ou non, et comme un fluide eu repos presse une surface qui lui est opposée perpendiculairement ou obliquement avec une force égale au produit de cette surface multiplié par la hauteur, il suit de là qu'une digue supporte une plus grande poussée vers le bas
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que vers le haut, ce qui a engagé à donner plus d'épaisseur vers le bas aux digues de Hall qu'à leur partie supérieure.
Suirant rélévation du sol des salons, par rapport aux galeries qui servent à conduire Teau douce et l'eau salée ^ ainsi que les ar^* giles qui se déposent pendant tout le temps que met l'eau à se saturer au degré coure» nable, on pratique des puits verticaux ou inclinés, dans lesquels on introduit des tuyaux de bois qui serrent a l'écoulement des eaux, tandis que le reste du vide est destiné à don^ ner passage aux déblais, qui sont jetés par le haut et reçus sur des plans inclinés , d'où ou les charge sur des chiens ou chariots qui ser« vent à les sortir hors des travaux. La figure 2^ pi. XY, présente la vue de face de la grande digue, la disposition du robinet et du bac qui reçoit l'eau salée, d'où elle se rend dans la
Exploitation des eaux salées*
• Les eaux salées se trouvent ete général dans les mêmes terrains qui contiennent ordinal* rement le sel gemme en nature et les terre$ salées : il est même plus que probable qu'elles ne doivent leur salure qu'au séfour ou au passage plus ou moins prolongé, qu'elles font sur le sel ou les terrains salés ; car on a re** marqué qu'après les fortes pluies elles aug^ mentent de salure comme de volume , ce
qui prouvé que le sel qu'elles tiennent en dissolution était tout formé dans la nature^ Si l'on en voulait une preuve plus convain«* cante encore, on la trouverait dans la découverte du sel gemme ^ faite dans le dépars tement de la Meurthe^ où Ton exploitait depuis bien long -temps les sources saléea de Dieuze, Mojenvic, Château -Salins, etc: D'après cfi que nous avons dit en parlant de l'exploitation des argiles salures, il noua reste peu de chose à ajouter pour l'extrao tion des eaux salées; car tout l'art consiste en effet à augmenter le volume de cessour* ces, à j rattacher les moindres filets salés, à faire des recherches dans le but d'en trou-* ver d'autres y et à en écarter au contraire avec le plu» grand soin les eaux douces, «qui circulent quelquefois tout à côté des eaux les. plus saturées; singularité qui n'est point la seule que l'on remarque dans l'exploita-^ tion des sources salées, puisque Ton en a observé qui sefaiblaient subir l'influence de Tétat atmosphérique en produisant plus ou moins de sel, suivant que le baromètre est plus ou moins élevé-} d'autres qui tarissent par un grand froid ^ et qui coulent abondamment par un temps sec et chaud ; enfin les botai> nistes ont tf>bservé que plusieurs plantes qui sont particulières aux bords de la mer, se retrouvent aux environs des lieux ou les sources salées sortent au jour^ .. Les travaux de recherches et ceux qui ont
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:pour but d^écarter les eaux douces , se comr pos^Al: de puits et de galeries, et si l'on est obligé de former des magasins d'eau salée dans l'intérieur des mines, pour quelque rai» son que ce soit, on ne peut y parvenilT qu'en crepisant de y^^tes excavations, qui ont les plus grands rapports avec les salons, dont nous avons parlé cî- dessus. De là, les eaux ^alées sont conduites à l'usine par des tuyaux de boi$ plus ou moii»s longs; mais comm« ces sources ne font probablement que passer suyr les coucbjss salées, il eu résulte qu'elles ne sont jamais ^ssez saturée^ pour que Ton puisse les conduire immédiatement dans les chaudières; leur salure est beaucoup trop faible, et leur évaporation exigeriait unç trop grande quantité de combustible. Ou est donc obligé de les concentrer davaur tage par une évapori^tiop naturelle aidée par l'art; opération qui sort de notre su^et, mais qui e^t fondée sur ce principe fondamental , qu'un liquide quelconque s'évapore d'autant plus vite qu'il présente unp plua grande sui€ace à l'air, et l'on parvient ainsi à augmenter le degré de salure de l'eau des sources, en les élevant au sommet de grands hangars, et les forçant à traverser, en retombant, des fagots d'épines entassés régulièrement les uns au-dessus des autres, sur une hauteur de cent pieds et plus. Ces vastes appareils, que l'on nomme hdtimens degror duation, sont exécutés très en grand sur les
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bords da Rhin, en Bavière, enTyrol^ à Bex «n Suisse, et serveat, comme nous rayons déjà dit, à faire évaporer, au moyen de l'air «t sans feU| Teau qui tient du sel en dissolution, et dopit on veut augmenter le degré de saturation en diminuant la masse du liquide.
Parmi les sources salées ]es plus célèbres et les plus productives, nous citerons celles de Bex en Suisse (canton de Vaud), qui sont remarquables par Tétendue et la beauté des travaux souterrains qu'on y a pratiqués, et que Ton agrandit encore tous les jours, pour aller à la recherche de nouvelles eaux salées» écarter les eaux douces , etc.
On admire dans l'intérieur même de la montagne d'où sortent les sources, une roue hydraulique qui a 64 pieds (21 mètres) de diamètre, et qui est destinée à élever l'eau salée des travaux inférieurs ; elle est mise en mouvement par un filet d'eau douce, que l'on conduit sur ses aubes au moyen d'un puits rertical qui débouche au sommet de la montagfie^ et qui a 400 pieds de profondeur.
Les sources salées qui sortent tlu pied des «lonts Krapacks, celles de Westphalie, de Xuneboui^, de Brunswick, de Halle dans le duché de Magdebourg; celles de la Bavière, du lyrol, du pays de Saltzbourg, sont en grande exploitation depuis des siècles, comme celles de Dieuze, qui remontent à l'année 1100 environ; celle de Château-Salins, qui fut fon* dée en i33o,par Isabelle d'Autriche; celle de
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Moy^nvic, également dans le département *de la Meurthe; enOn, celles du Jura, des bords du Ahin, etc. , sont toutes plus ou moins importantes*! soit par leur abondance, soit par leur degré de concentration , qui est in-f finiment plus essentiel pour l'exploitant, qui, dans un temps donné et à beaucoup moins de frais, peut obtenir plus de sel d'une source peu abondante et fortement salée, que d'une» fontaine riche en eau et pauvre en sel : et ,en ctffet, puisqu'il faut, toujours amener l'eau à un certain degré dé salure, avant de la faire évaporer , cette concentration , bien qu'elle s'effectue presque naturel! émeut dans les bâtimens de graduation, exige toujours beaucoup de main-d'œuvre et de faux*frais, sans compter l'établissement et l'entretien de ces mêmes bâtimens, des pompes et des roues bydrauliques qui eu dépendent. On voit donc combien on doit s'attacher à écarter des sour<ces salées les plu« légers filets d'^au douce; car on ne commence guère à évaporer dans les chaudières ou poêles, que lorsque l'eau a atteint 2a à ^5 degrés de salure, c'est-à-dire lorsqu'elle contient un quart ou un cinquième de son poids de sel; taudis que dans l'état naturel ces sources ne contiennent ordinairement que i3 à 16 pour % de sel, et quelr quefois l^aucoup moins*
La mer,en6n, qui est bien certainement la mine de sel la plus abondante , puisqu'il forme le trentième de sa masse, n'est cependant pas.
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à beaucoup près, la plus riche que l'on connaisse ; car ses eaux ne marquent généralement que 3 à 4 degrés à l'aréomètre, qui est rinslrument dont on fait habituellement usage pour déterminer d'une manière certaine quel est le degré de saturation de toutes les eaux salées qu'on exploite pour en séparer le sel.
Malgré le peu de richesse de ces eaux, on en tire néanmoins, dans les provinces méridionales surtout, des masses immenses de sel, qui sont particulièrement employées dans les salaisons et dans la fabrication des soudes factices. L'bistoire et la description des marais salans dans lesquels on fait évaporer l'eau de mer, sont aussi étrangères à cet ouvrage que le travail des chaudières de nos salines, et je ne pourrais les décrire sans dépasser les limites de l'exploitation proprement dite. Les eaux salées sont des minerais, leur découverte et leur conduite au jour appartient a l'exploitation; mais les moyens que Ton emploie pour extraire le sel qu'elles contiennent, sont du ressort des traitemens métallurgiques , et nous sont par conséquent iotttrà-fait étrangers. Tout le monde sait, au reste, que l'on retire le sel des eaux de la mer 6H les conduisant dans des cases trè^ laides et très -peu profondes, où 1^ soleil et le vent surtout les forcent, en les évaporant, à déposer le sel qu'elles tiennent en disso^ lution.
BU SEL ET D]ES ZkVX 8ALÉBS* ;ai7
Quant au sel qui effleurit à la surface des déserts de TAsie et de TAfrique, les exploitana se bornent à le ramasser avec soin, pour éviter de le mêler avec le sable, et quand la cbose devient impossible, on jette le tout dans de l'eau dé mer, et l'on fait évaporer pour obtenir le sel pur.
3)ft TRAlfSPORn SOUTER&IINS