A LA BROUETTE. II^S
se relèrent souvent, ce qui coupe le trajet, donne du repos et permet d'aller beaucoup plus vite.
En i8a6 les rouleurs du Lardin, gagnant 80 cent, par jour, sortaient dix'-huit brouettes de charbon et parcouraient à chaque voyage 198 mètres.
La brouette vide et boueuse pesait 38 kiL, et remplie de charbon 98 kil. : ainsi leur effet utile égalait 1764 kil. transportés à 198 mètres pour les brouettes pleines, et 684 kil. portés à la même distance pour les retours à vide, ensemble 244^ kilogr. portés à 198 mètres; tandis que les mandits de Provence ne peuvent élever que 897 kil. à 47 mètres, ainsi que nous l'avons vu ci -dessus.
A jélais, le roulage s'exécute par des hommes au moyen de brouettes qui pèsent, chargées, 140 kilog. : ils sont obligés de faire dixhuit voyages par jour, chacun de 545 mètres, en sorte que leur effet utile est égal à a5ao kil. transportés à 5ij5 mètres. Ces hommes gagnent 2^ 4^^- l'avantage est du côté des enfans.
Ck>mme les brouettes ne peuvent pas pénétrer dans les travaux qui s'exécutent à col tordu, on fait usage de petites caisses montée^ sur quatre roulettes, que les plus petits rouleurs traînent dans les tailles jusqu'à la grande galerie, où les brouettes font le service jus* qu'au pied du puits d'extraction et quelquefois jusqu'au jour. Les courriaux des mines de Provence sont de petits chariots très*