CONSOMMATION
Poissance
Pr«
de combastiblc par henre.
des
des
chevaux.
macbines.
QiarboD
Bois dur.
Tourbe.
de terre*
Fr. 8,5oo
Kil. 10
Kil. 3o
Kil. 60
ii,5oo
ao
l8yOOO
lO
aa,ooo
ao
38,ooo
4i»ooo
74»ooo
io3
9a,3oo
io6,55o
i,ai4
lao
d'extraction. a65
OBSERVATIONS
"Les prix du tarif sont cotés pour des machines com* plètes prises dans les ateliers, y compris les tuyaux d'émission et d'alimentation )^n cuivre , plomb et fer fondu, sur une longueur de 1 5 pieds , le tout emballé avec soin.
Le transport des machines, depuis les ateliers de Chaillot, a lieu aux frais , risques et périls de Vacheteur, ainsi que les travaux de maçonnerie, de charpentier et de ter^ rassier, sur les lieux où les machines doivent être posées. > Les machines sont montées par un ouvrier de TétabUssement de Cbaillot ; les acheteurs n'ont rien à payer pour le travail de cet ouvrier ; mais ils tiendront compte de ses frais de voyage pour l'aller et le retour, à raison de deux francs par lieue.
Les machines sont garanties pendant les trois mois qui suivent leur mise en action.
La consommation du charil)on, en première qualité, est également garantie dans la proportion ci- contre*
Mode de paiement
Un tiers à la signature du marché. . j ^ acceptations de
Un tiers à l'expéditioif f l^nque, 2i 3 mois
Et le solde à la mise en activité de ( ^e date , payables
hi • I dans Paris,
machine y
Nota. On dispose les antiennes machines ï ▼apear an nonTcan systibne, et Ton ^lantit Féconomle de la moitié da comlnislible.
LVtablissement se charge de foomir , si les acheteurs de machines i vapeur le désirent , les arbres de couche et veriicaux , et les engrena^ de toutes espèces, le tont coulé en fonte douce de pfcmiëre qualité, et tourné suivant les indiiations de Pacqnéreur, li des prix modérés.
On construit également à la fonderie de ChaiUot des moteurs et mouvcmcns hydnuliqoes , des manèges , des laminoirs , des moulins 11 blé et è huile , et toutes espèces de mécaniques.
On obtiendra une réduction sur le prix des pièces de fonte , dans le cas oii on ne les désirerait pas en première qualité et pouces à la lime.
L'on Toil , par ce qui précède , que toute la sécurité possible est donnée aux personnes qui tenlent traiter avec les propriétaires du bel établissenent de ChaiUot , et que la mise en place des machines étant confiée h des hommes qui en ont Thabilude et qui sont payés par les Tendeurs, oa B*a point à .cnindre de négligence sur ce point important.
TARIF des machines à vapeur à double effet et de rotation, de MM. Ihbert père et fils, à Biffe- de- Gier {^département de la Loire).
Poûsanoe' Diamètre
au dieraiix*
SI
i6 ao
des cylindres.
PoQc8'/.
la
ao
ai
Prix
des
machines.
4)5oo^ 6,800 7,5oo 10,000 11,000 1 3,000 i4>3oo 16,000 17,400 ao,ooo aa,6oo a3,ooo 3a,aoo 34»Soo 40,000
OBSERVATIONS
Dans le prix des machines prises k Rive -de -Gier ne sont pas compris les frais de transport , ks maçonneries qaeloonqnes , tayanx aspirans poar la pompe à ean froide.
Les sieurs Imbert, père et fils, se chargent de fournir les plans pour le placement des machines , et garantissent, pendant un an, tontes les pièces de leurs machines qui peuvent casser par vice de matière on de mauvaise confection.
Ils construisent encore dans Icnrs ateliers des chaudières en t6le et cuivre battu en tout genre, tons moteurs hydrauliques , pompes en ciiivri| en fonte et en plomb , è un on deux corps 1 pour puits ci
Nota» Oo accoidera toates soitat d« fadlilés ponr lei |>ti«iMM. = 1m. pvû- MBco des cheTaaz , 100 kilog. «vee x8o piecb de vitesse par ndirate.
De la machine à contre-poids.
Voici une machine qui ne peut point ^adapter à toutes les mines, mais qui, pouvant
d'extraction. 267
convenir à quelques localités particulières, nous paraît valoir la peine d'être décrite; elle se voit en Angleterre à la mine de houille du lord Fitz - William , nommée New Kaskr gode. Elle se compose de deux caisses qui sont attachées aux deux extrémités d'un même câble ^ qui passe sur des poulies de renvoi: Tune d'elles se remplit d'eau à la surface de la terre et descend par son propre poids dans un puits, au fond duquel elle se vide; mais en descendant elle a fait remonter l'autre caisse, qui a été chargée en bas et qui, en se remplissant d'eau à son tour, sert de contre* poids à celle qui l'ayait fait monter, et la ramène au jour chargée, soit de charbon, soit de pierre à chaux, soit d'ouvriers ou de cu;^ rieux voyageurs. Mon ami, M. Conrad, qui m'a parlé de ce moyen pour la première fois, s*est fait élever par cette machine et n'en a connu le mécanisme qu'en arrivant au jour. L'on voit que ce moteur, qui a les plus grands rapports avec le balancier hydraulique de M. Dartigue, ne convient que dans les mines qui ont un écoulement naturel , puisqu'elle introduit une certaine quantité d'eau à chaque voyage , et qu'elle exige , ou deux puits très-voisins, ou un puits partagé du haut en bas par une cloison verticale»
De la machine à colonne d'eau.
Cette machine, ou plutôt ce moteur, dont on doit l'invention à M. Hoëll , machiniste des mines de Schemnitz en Hongrie, consiste dans une seule colonne d'eau qui presse sur un pis* ton , en raison directe de la base et de la hauteur de cette colonne; mais cette machine, qui est à là fois la plus simple , la plus économique et le plus puissant de tous les moteurs, sans en excepter, dit M. Baillet, la machine à vapeur elle-même, n'est malheureusement sus* ceptible d'être employée que dans les mines qui sont pourvues d'une galerie d'écoulement, et elle est d'autant plus énei^ique et d'autant plus avantageuse , que la galerie d'écoulement est percée à une plus grande profondeur, et que l'on peut donner par cela même une plus grande hauteur à la colonne d'eau, qui doit se remplir par sa partie supérieure et se vider par le bas au moyen d'un système de robinets qui, en s'ouvrant et se fermant alternativement, fait monter et descendre un piston dont la tige produit un mouvement de rotation à l'aide de bielles, de manivelles, de volans et de régulateurs, qui obligent le câble à s'enrouler sur un tambour horizontal ou vertical. Cette machine, qui est décrite et figurée dans plusieurs ouvrages, et en particulier dans les Voyages métaUui|;iques de
d'extraction. 26g
Jars, dans le tome II de la Richesse minérale de M. de Villefosse , et dans le tome IX des Annales des mines, est exécutée non • seulement en Hongrie, où elle a été inventée, mais encore aux mines de plomb de Fedrin et de Poullaouen en Bretagne, dans les salines de la Bavière, au Bleyberg en Carinthie, etc.
Celle de Yédrin, qui a été exécutée par les soins de M. Bouesnel , se compose d'une colonne de tuyaux de fer fondu de 6 pouces (0,16) de diamètre et de sSo pieds de haut ^
Des machines à tirailles et à varlets en fer ou en bois y mues par des roues hjf" drauliques ou autrement.
Lorsque Ton se sert d'une chute d'eau ou du courant d'une rivière pourlfaîre marcher une machine, soit à l'orifice d'un puits, soit dans l'intérieur des travaux souterrains, on est souvent obligé d'y transmettre le mouvement au moyen d'une suite de tringles de fer ou de tirailles en bois qui s'attachent à la manivelle d'une roue hydraulique, d'un diamètre plus ou moins grand, et comme il est assez rare que ces tirailles suivent une ligne droite, on se sert de bras de renvoi qui font un angle droit avec la tringle , ainsi que cela se
i Am&aleft des minet, tom. IV9 pag. 59.
pratique en petit pour le tirant des sonnettes d'appartement
Ces bras ou rarlets sont tantôt attachés à des arbres couchés et tantôt à des arbres droits. Les machines à tirailles de bois sont très- employées dans les salines pour faire marcher les pompes qui sont destinées- à éleyer Teau des sources au sommet des bâtimens de graduation.
Les tirailles de fer sont employées pour faire monter les beines de minerai au moyen de plusieurs cylindres et de tambours mobiles, sur lesquels des chaînes sans fin viennent s'enrouler d'un bout et se dévider de l'autre à l'aide de l'action simultanée de la manivelle » qui agit dans un sens, et d'un contre-poids, qui agit dans l'autre. 11 existe une de ces machines à la mine de plomb de Vienne, département de l'Isère, et#ine autre à peu près semblable aux mines de Servoz, en Savoie, dont la tringle a 700 pieds de long et est mise en mouve* ment par la manivelle de la roue du boccard. Je renvoie les exploitans à la 9/ leçon de dynamie de M. Ch. Dupin , pour la meilleure méthode de construction des roues hydrauliques à palettes et à aubes. Mais nous devons dire ici que les courans et les chutes d'eau ménagées avec art, sont des moteurs excellens, qu'il faut eqdployer toutes les fois que l'on peut en disposer. Heureusement les mines métalliques, qui sont presque toujours situées dans des pays de montagne , sont par cela même
d'extraction. 371
assez souvent voisines de ces courans d'eau rapides que Ton retient par des digues ou des barrages, et dont on obtient des chutes successives et séparées, que l'on applique, soit aux roues des machines d'épuisement ou d'extraction, soit à celles des boccards et des laveries, soit à celle des forges, dessouffleries, etc. Cest en Saxe . à Freyberg et aux environs , dans l'Erzgebirge , que l'on doit aller étudier l'art d'utiliser les eaux pour le service des mines et des usines qui en dépendent; car l'habileté des mécaniciens allemands et la longue expérience qu'ils ont acquise dans l'exploitation des mines, ont apporté un tel degré de perfec*tion dans leurs machines, dans leurs pompes et dans toutes les mécaniques qu'ils exécutent, que l'pn chercherait vainement ailleurs cette simplicité dans les moyens jointe à la plus heureuse application des théories les plus relevées.
Des chaînes et des câbles ronds et plats.
Le poids excessif des chaînes de fer dont on se servait autrefois, et les accidens qui résultent assez souvent de la rupture des anneaux pailleux, les a fait abandonner et remplacer par les câbles de chanvre. On ne se sert guère plus des chaînes que pour transmettre le mouvement à des pièces de rotation armées de dents qui accrochent dans les anneaux, ou pour le service des puits peu profonds.
Il y a plusieurs manières de filer les câbles de. mine : tantôt on les compose de plusieurs grelins égaux qui se cordonnent les uns sur les autres, et tantôt on met au milieu un maître grelin que l'on nomme dme, et plusieurs plus petits alentour : mais dans tous les cas il faut exiger du cordier la première qualité de chanvre, et vérifier, s'il estpossible, le fil qui doit le composer , afin d'être assuré de sa bonne qualité. Les chanvres d'Ancône et de Riga sont les plus estimés. A Toulon et à Bordeaux Ton est dans l'usage de goudronner le fil; mais à Marseille on préfère ne passer au goudron qu'après que le câble a été mouillé et séché. Le prix varie de 0^,70 à 0^,80 la livre.
Lorsque l'on commande un câble pqur le fonc^ement d'un puits dont on a déterminé la profondeur d'avance, il faut toujours le de« mander d'un cinquième plus long qu'il ne le faut, tant pour atteindre à la plus grande profondeur oii l'on doit aller, que pour fournir aux .trois tours qui doivent rester sur le tambour ou le treuil, au trajet du tambour aux molettes, aux attstches des deux crochets des beines, etc. Le cinquième que je demande en sus de toutes ces longueurs, est destiné à suffire aux coupures fréquentes que l'on est obligé de faire aux points d'attache, et pour compenser l'eflTet de Thumidité, qui tend tou* joui^ à raccourcir les cordes.
L'usage des câbles plats est presque devenu
D^EXTRACnON. a 73
gënëral.dans les mines anglaises» particulièrçment à Dadlej , Sheffield , Newcastle et dans le Cornouailles. Qnles trouve plus commodes, en ce qu'ils s'enroulent mieux sur les bobines en fonte qui sont mises en mouvement par les machines à vapeur de rotation ; mais on continue à employer les câbles roi^ds pour le service^des machines à vapeur stationnairès, qui font marcher les chariots sur les chemins de fer, ou sur les plans inclinés. Ces câbles, qui ont souvent plusieurs lieues de long et qui s'enroulent sur des dévidoirs gigantesques, sont filés d'une seule pièce, sans noeuds ni épissures , dans des ateliers particuliers, qui ne présentent point un développement proportionné à cette grande longueur de câble. (Communiqué par M. Conrad.)
Quant aux câbles plats qui sont également employés dans nos belles mines de houille d'Ânzin et dont on doit l'invention à M. John Curr, directeur des mines de Sheffield, .dont le brevet date déjà de 1798, ils se composent (pi. XVIII, fig* :2) de quatre cordes placées les unes à côté des autres et cousues au moyen d'une forte ficelle, qui les traverse obliquement, comme un lacet, à l'aide d'une forte alêne , que Ton pousse avec un levier : comme deux de ces cordes sont tordues dans un sens et deux dans un autre, il en résulte que l'ensemble présente l'apparence d'une tresse. On assure que ces cordes plates , plus souples et moins cassantes que les rondes, durent quatre
à cinq fois plus qu'elles, à poids égal, et que, faites avec du chanvre de Riga peigaé et de première qualité, elles ne reviennent qu'à 1 ^4^^ 1^ l^il- L'inventeur a publié une instruction sur la meilleure disposition a prendre pour l'emploi de ce cordage : il recommande entre autres que la gorge des poulies de renvoi soit plate ou légèrement bombée, etc.
Des fines, bennes ou bennes, réseaux j caisses ou paniers, dont on fait usage pour élever les minerais et les combus^ tibles au jour.
Les tines ou beines sont des espèces de tonnes ouvertes, qui sont cerclées en fer, dont le fond est renforcé d'une traverse de bois et de deux ou quatre montans de fer plat Les unes sont attachées au crochet du câble au moyen de trois chaînes (pi. XVIII, fig. 2) qui se réunissent en un seul anneau, les autres sont suspendues de la même manière, avec cette différence, que le point d'attache est un peu au-dessus du milieu de leur hauteur, de sorte qu'elles sont très- aisées à renverser; d'autres , enfin , s'accrochent au moyen d'une anse de fer qui porte un petit anneau à son milieu , dans lequel le crochet se loge sans pouvoir glisser ni à droite ni à gauche (planche XVIil, figure 1). Il y a des beines
d'extraction. ' 375
de plusfears grandeurs; celles qui servent à élever les déblais et les minerais métalliques sont plus petites que celles qui sont destinées à la sortie de la houille, et celles dont on fait usage pour l'épuisement sont encore plus grandes. *
' En général , les beines qui sont destinées au service des puits inclinés, sont ovales ou en forme de berceau, c'est-à-dire plates d'un côté et rondes de l'autre : la partie plate est celle qui doit glisser sur les coulans; on leur donne de l'évasement à leur ouverture, et quand on assècbe les puits inclinés à l'aide de beines, ce qui est toujours un mauvais moyen, on resserre au contraire l'ouverture et on donne plus de largeur vers le fond. Cette forme s'oppose un peu à la sortie de l'eau, mais néanmoins il en retombe toujours une bonne partie avant d'arriver à l'orifice du puits.
Enfin il 7 a des beines qui sont suspendues un peu au-dessus de leur centre de gravité, et qui se renversent seules parle moyen d'une barre qui les aébrocbe, et les fait culbuter; mais ce procédé est plus applicable à l'eau qu'aux déblais.
Les caisses carrées, dont on fait usage dans un grand nombre de mines de houille , sont également attachées aux câbles par des chaînes qui se réunissent dans un seul anneau: mais comme elles sont plus larges que hautes, on ue peut les renverser que difficilement : aussi
2'j6 MACHINES
on les décroche et on les raccroche à chaque Tojage. On fait quelquefois glisser lés caisses entre lés boisages des compartimens du puits qui leur sont destinés, et afin de diminuer lé frottement 9 on les garnit de rouleaux qui leur servent de guides et les forcent à garder la même position.
"Les paniers, dont on fait un très-grand usage en Angleterre, ont l'avantage d'être infiniment plus légers que les beines et les caisses, et nous avons vu, en parlant des chariots, combien il importe de diminuer le poids des ustensiles qui sont destinés à transporter ou à élever la houille. M. Dufrenoj, à qui je dois plusieurs renseignemens sur les exploitations anglaises , fait remarquer que les paniers qui servent à transporter le charbon depuis la taille jusqu'au pied du puits, sont assez souvent les mêmes qui servent à l'élever ; ce qui évite de le transvaser et qui diminue le poussier ou le menu, que les charbons friables produisent en abondance quand on les remue trop souvent. C'est pour éviter cet inconvénient grave, que dans certaines exploitations les chariots sont descendus jusque sur le pont des navires, et que l'on a renoncé à l'usage des couloirs pour l'embarquement Les réseaux ou filets de corde ne s'emploient, je croîs, que dans les mines de Pologne , pour enlever au jour les blocs de sel gemme que l'on en extrait .(Schdl tes, professeur à Cracovie.)
D'BETlUGTIOrr. ^77
Les crochets.
Lorsque ron attache les beines au moyen d'un ^noeud fait au bout du câble, il faut ayoir le plus grand soin de couper ce nœud dès que l'anse de la tine commence à user le câble, et ce moyen, qui est très -mauvais, em^ porte deux pieds de câble à chaque fois qu'on le coupe. Il vaut donc beaucoup mieux se servir de crochets, et parmi tous ceux dont j'ai TU faire usage, j'ai donné la préférence à celui dont on voit la figure pL XVIII ^ fig. 3« Il^résente toute la sécurité possible, et évite le frottement du câble contre le fer, au moyen de la rondelle creuse sur laquelle il passe et • qu\ en embrasse au moins la moitié. La clavette à ressort s'oppose à ce que la tine puisse se décrocher dans le cas oii par un accident quelconque l'anse viendrait à se renverser*
Lesporte-mousquetons réu^ssent mal pour cet usage; la boue et l'eau ne tardent pas à en paralyser le ressort J'en ai fait l'épreuve.
Des ponts roulans.
Les ouvriers qui sont chargés de recevoir
les beines à l'orifice des puits, de les renverser ou de les décrocher, sont exposés, malgré toute l'attention qu'ils peuvent apporter dan»
ajS MACHINES
ce travail » à laisser échapper quelque pierre ou même la tine toute entière, et ces accidens ont souvent les suites les plus fâcheuses pour les chargeurs à la fosse, ou pour les mineura, si le foncement du puits n est point achevé; si une tine ou plusieurs pierres viennent à tomber et qu'il y ait trois mineurs au fond du puits, il est presque impossible que l'un d'eux ne soit pas hiessé, bien qu'ils se jettent ordinairement sous les cadres ou sous le puits d'échelles dès qu'ils entendent quelque bruit à la bouche du grand puits.
Pour obvier à ces inconvéniens et pour diminuer le nombre des accidens, on a adopté en Angleterre l'usage des ponts roulans, ddht je dois la description à M. l'ingénieur Dufrenoj, qui en a parlé le premier, je crois, dans ^excellent Vojage métallurgique en Angleterre, qu'il a publié conjointement avec M. Élie de Beaumont, son collègue «et son compagnon de voyage.
« Les ponts roulans dont nous avons parlé, a m'écrit M. Dûfrenoy, sont des planchers ce qui portent six roulettes en fonte et qui ce glissent sur des limandes placées sur les « côtés latéraux du puits; des madriers épais ce se croisent en dessus de manière à les ren- „ dre très -solides, et une fente laisse traverser (( le cable sans fin qui porte les paniers : on ce pousse ces ponts quands les^ paniers sont (c arrives un peu au-dessus de l'orifice du (( puits, de manièrequ'il&redescendentdesstts
D'ES.TBACnOIf. 379
« et qu'on les décroche sans que l'on ftoit «I obligé de tirer la corde à rai et sans qu'il (« y ait le moindre danger pour les ouvriers ic qui sont au fond du puits, qui se trouve c( ainsi parfaitement couvert Dans quelques «K mines, ces ponts roulans, que l'on devrait « adopter en France, sont mis en mouvement (c par une espèce de chariot, analogue k a celui des pressas d'imprimeur. ^
A Anzin, on attire les tines avec un crochet emmanché au bout d'un bâton, et on les vide en les appuyant sur le rebord des puits. *
Tels sont les différens moyens et les diverses machines que l'on met en œuvre pour charier les minerais flans l'intérieur des mines, et pour les sortir du sein de la terre. J'aurais pudécrirp un plus grand nombre de machines, multiplier les figures à l'infini; mais j'ai cru qu'il suffisait d'indiquer celles qui sont le plus ordinairement employées, et de rappeler les moteurs les plus puissans, que l'on peut appliquer suivant les circonstances locales et d'une manière plus ou moins heureuse; d'ailleurs on voudra bien se rappeler que ce n'est point un traité d'exploitation que j'ai prétendu faire , mais des élémens pratiques que j'ai voulu publier, dans le seul but de donner une idée de l'art des mines aux personnes qui ne s'en sont jamais occupées, et qui se trouvent appelées tout à coup à diriger des tr^raux souterrains.
àSo MACHIlVESr D*EXTIUCnON.
Je renvoie donc ceux qui Toudront avoir des notions plus détaîHéës sur les machines à Tapeur, par exemple, sur la construction des chemins de fer, des roues, des canaux, des digues, des pompes, etc., aux ouvrages qui sont spécialement consacrés à. ces divers sujets et aux excellens mémoires qni font partie du Journal et des Annales des mines.