SOUTÈNEMENT DES TERRES ET DES ROCHES
Les exploitations à ciel ouvert, les tranchées et les sablonnièreSy n'exigent, pour se soutenir , qu'un certain d^ré de talus qui s'oppose aux ëboulemens d'autant plus fréquens que le terrain « est plus meuble et se rapproché davantage de ce que l'on a nommé fort ingé-* nieusement^xiiViei' imparfaits. ^
L'expérience a prouvé qu'un talus de 4^^ empêche Téboulement des sables et de la terre végétale, et qu'une pente infiniment plus rapide suffit au soutènement des terrains rocailleux et à' plus forte /raison à celui des couches pierreuses , que l'on peut couper toutà-fait d'aplomb. La gelée, il est vrai, ou plutôt le dégel, produit souvent des éboulemens sur les terres et les sables coupés en talus; mais en général ils ne sont que superficiels, tandis que l'eau, en délayant* le sable ou les terres , augmente leur fluidité et produit de grands dégâts dans les travaux faits par tranchées, et il est assez difficile de s'y opposer; car ces boues liquides passent entre les boisages et détruisent tout l'effet qu'on en attendait.
Lorsqu'on est forcé de donner une grande profondeur et ime faible largeur à ces coupures, on est obligé de renoncer à ménager
1 AUent, Mémoire sur les surfaces dVqailibre des fluides imparfaiu, tels que sables, terres, etc. j Annales des mines, tom. L", pag. «67.
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un talus» car il pourrait doubler ou tripler l'ouvrage y et l'on est dans la nécessité de recourir à une espèce de boisage volant, composé de palplanches, que l'on dresse à droite et à gaucbe de la tranchée , et que l'on serre contre terre au moyen de petites pièces de bois placées en arcs-boutans, que l'on fait glisser de 4brce entre les parois , et qui balancent facilement les effets de la poussée des terres. En général, ce genre de boisage, que l'on pose de loin en loin et sans régularité, est fort peu soigné, par la raison que les travaux en tranchéeé ne sont ordinairement ^ue ' temporaires ou provisoires. J'ai yu sur l'une des min^s de lignite d'Auriol , près Marseille , une tranchée' aussi remarquable par sa profondeur et par sa longueur, qu'elle l'est par sa parfaite inutilité. Il s'agissait de faire écouler les eaux d'une mine , et au lieu de faire une galerie d'écoulement,, comme c.ela se fait partout ailleurs, on fit cette Irancbée, qui a quelquefois lo à i5 mètres de profondeur; on bâtit un petit canal voûté au fond, et l'on remblaya par dessus, c'est-à-dire que l'on fit quinze ou vingt fois, plutf de . travail qu'il n'en fallait
S. 1." Des galeries taillées en voûte.
Il y a des roches qui se soutiennent d'ellesmêmes et dans lesquelles on peut creuser des galeries qui n'ont pas besoin d'être boisées»