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MURÀILLEMEKT

cintres de fer, employés en Angleterre, sont infiniment préférables, et leur Taleur n'est pas assez grande pour que ce sucroit de dépense puisse faire une différence tellement notable, que l'on soit engagé à la supprimer par raison d'économie. A Dudley, à Newcastle , etc., les puits ont 6 pieds de diamètre; ils sont ronds, et la maçonnerie en brique repose ordinairement sur des cercles de fer gros carré , d'environ 3 pouces , qui sont espacés de 3 en 3 pieds. Ces cercles sont assemblés à mi-fer et boulonnés conyenablement : ailleurs ils sont espacés de 4 p^^ds. (Dufrenoy.)

Les premiers muraillemens qui s'exécutèrent à Fins, le furent en grès taillés en voussoirs; mais plusieurs raisons en ont bientôt décidé l'abandon : la taille seule d'un mètre courant de grès pour un puits de 6 pieds de diamètre, coûtait 24^» et d'ailleurs ces grès bouillers sont quelquefois assez friables pour qu'ils ne puissent pas soutenir la pression sans s'écraser.

L'emploi des briques a été substitué à celui des grès avec beaucoup de succès et d'avantage; on" trouve presque partout de la terre propre à leur fabrication, et l'on peut, sans augmentation de frais, donner à la brique la forme d'un voussoir et obtenir par là une grande solidité, en même temps qu'on rend le travail plus facile. Il suffit de n'employer que celles qui sont bien cuites, et l'on est

«ssuré de la solidité de ces muraillemens.

Voici les dimensions que Ton donne à ces briques : dans les terres ébouleuses, dans les roches tendres ou susceptibles de le devenir, elles ont la forme d'un coin alongé (pi. XXYII, fig. 5) : leur longueur est de 8 poo^ ces (0,23)9 leur largeur moyenne de 4 pouces (0,11), et leur épaisseur de 3 pouces.

Dans les terrains solides, les schistes secs, leur forme est alongée (6g. 6); leur largeur est de 8 pouces, leur longueur est de 4 ^^ leur épaisseur est de 3. C'est-à-dire que le muraillement des terrains ébouleux a 8 pouces d'épaisseur, et que celui des schistes n'en a que 4-

Le mortier est fait avec beaucoup de soin; le sable, et la chaux éteinte spontanément k l'air, sont passés au tamis et mêlés dans les proportions convenables. Le mélange est gâ« elle à l'instant de l'employer, et il acquiert une dureté suffisante.

Il existe presque toujours un vide entre la bâtisse et la paroi de l'excavation : on a l'attention de le remplir exactement avec des déblais et quelquefois avec de l'argile délayée, quand on veut détourner les eaux. Quant à la courbe de bois elle est toujours serrée avec des coins , pour prévenir le moindre dérangement. *.

Il arrive quelquefois, lorsqu'on creuse dans les terrains ébouleux, qu'il se forme des vides derrière la pi^rtie du muraillement antérieu-

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rement faite^ et comme on ne peut l'empêcher totalement, on se hâte de murailler le peu qu'on creuse, souvent même par por^lions de la circonférence, puis de combler ce vide en dessus par un trou pratiqué dans le briquetage, avant que l'ébranlement se soit propagé à une plus grande distance; sans cette précaution, le puits quitterait son aplomb, puisque les pressions ne seraient pas les mêmes de tous les; côtés.

SouS' détail delà dépense d'un mètre cou* l'ant de muraillement en brique d'un puits de 6 pieds de diamètre , à Fins , département de l'Allier.

Briques 5oo, à 16^ le mille rendues

au bord du puits 4^ ^^

Mortier, 2 hectolitres, préparé à 3^ 4 ^ Bois, % de courbe, frais d'assemblage, de mise en place d'une courbe, 5^. Il faut, pour la faire, 6 pieds cubes de bois à a^. Total du prix d'une courbe, 16^ j le tiers 6 ••

6 Met de croûtes, clous, pose, etc. % 5o Cales ou coins de bois, à 60^ le cent ^ âo Main-d'œuvre du maçon, prix convenu 4 ^

Il emploie 96 heures pour élever la&ètres de puits.

Son aide ^ 85

A reporter. . • . ai^ 55?

Report. • . . 31^ 35^ Service des matériaux jusqu'à la profondeur de 3o met, quatre hommes, à 86^ = 3 ^ 40^ ; de 3o mètres à 180, trois hommes et deux chevaux, les premiers à 85^ et les autres à a^ = 7^ 4^^; plus profondément trois hommes et trois che- ^ Yaux= 9^ 4e^. Prix moyen. ... 6 7^ Eclairage 2 5o

3o^ 60^ En terrains ébouleux il faut moitié plus de briques, puisqu'elles sont moitié moins larges, et deux fois plus de mortier : la dépense s'élève alors à 35^ 4^*^-

Sous-détail de la dépense d'un mètre courant du boisage d'un puits rectangulaire alongé, faisant le même service à Fins, département de l'Allier. 1 Cadre avec étrésillon, cubant 212

pieds, à 1^ 66^ le pied cube . . . 36^ 3o^ 4 Porteurs, équarrissant 5 à 6 pouces 4

8 Croûtes clouées î . . . n

5o Ecoins ou esclèmes, à 7^ 5o^ le

cent 3 75

100 Cassons ou coins ......... 2 5o

Pose (a mineurs travaillant 8 heures), y compris l'éclairage. .... 2 70

Service extérieur jusqu'à 300 mètres,

prix moyen 5 i5

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Dans les terrains très-éboulenx il faut quelquefois doubler le boisage, et alors la. dépense d'un mètre courant s'élève nécessairement au double. En supposant, dit M. Guillemin , ainsi que cela a lieu à Fins , que le muraillement soitmoitié en.tendre et moitié en dur ,etque le boisage soit doublé sur un cinquième de la hauteur ,

La dépense du boisage est de* . ... 65^ 80^ Celle du muraillement, de 4^ 7^

Différence de l'avantage du muraillement 25^ o5^

A ce premier avantage il faut ajouter celui de la durée, qui. serait infinie si l'on supprimait le bois et qu'on le remplaçât par le fer ou la fonte, ainsi qu'on le pratique en Angleterre.

Trebra prétend qu'en neuf années il a été muraille dans les environs de Marienberg, tant en puits qu'en galerie , 2S2 toises courantes pour 10,760^, ce qui n'en fait monter le prix qu'à 4^^ 80^, soit ai^ 40^ le mètre courant Depuis cette époque la main-d*oeuvre a pu augmenter, mais nous ne sommes pas encore près, en France, d'approcher d'un prix de muraillement aussi modique.

Nous terminerons ce que nous avons à dire sur le muraillement des puits, en recommandant aux directeurs de surveiller les maçons qui exécutent cet ouvrage soit à pierre sèche, soit à chaux et à sable , dans la crainte qu'ils

DES PUITS. 5Sj

ne remplissent les trous ou les entre -deux des moellons avec de petitesi pierres, qui finissent par se détacher, et qui ne contribuent nullement à la solidité de l'ouvrage : il vaut beaucoup mieux que le parement soit moin&: bien uni, qu'il présente quelques trous, que de renfermer une infinité de petites cales, que l'eau ou les détonations de la. poudre ne cessent d'ébranler , et qui finissent par. tomber.

L'eau, en coulant sur les parois d'un muraillementexécuté en brique, serait une causede détérioration qu'il faut écarter soigneusement Trebra conseille, quand les eaux sont fortes, de faire une rigole dans le rocher, et d'j adapter un cana\ en bois qu'on engage dans le mur et par lequel les eauxsedégoi^ent sans l'endommager. Cette précaution est très^ bonne , dit Duhamel , quand l%au ne sort que par un seul endroit; mais lorsqu'elle suinte entretOttslesbancs.de roche, depuis l'oriiice d'un puits jusqu'au fond, comme cela arrive le plus ordinairement, il n'est plus possible d'en faire usage.

On s'est servi à Fins, pour rassembler l'eau qui filtrait entre les différentes roches, d'un moyen analogue à celui que l'on emploie en Hongrie et dont parle l^rebra; mais ensuite en les a conduites jusqu'au fond du puits à l'aide de cordes détorses, ce qui empêche qu'elles ne se réduisent en pluie, et quelles n'incommodent les ouvriers; etoe moyen bien

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simple est susceptible d'une infinité «Fappli-cations dans la pratique.

Je n'ai point dit que l'on pouvait remplacer les kastes et les stempels par des arceaux en maçonnerie , parce que cet emploi du muraillement, qui exigerait de fortes armatures et qui demanderait de très«grandes précautions pour être exécuté en pierre sèche, ne me parait pas susceptible d'être employé souvent dans les mines; mais toutes les fois que les espaces à soutenir ne seront pas trop laides, et que les matériaux ou la consistance de la roche le permettront , je ne vois que àes avantages à l'ei^écuter « surtout quand on devra réserver un passage fréquenté au-des« sous de ces amas de déblais.

Du remblai.

Le remblai est un des meilleurs moyens de soutènement : il s'exécute dans les travaux où Ton ne doit jamais rentrer , et comme le dérangement de la roche cause un foisonnement très-considérable, il importe de mettre le pUis grandsoin à l'arrangement des déblais, si l'on est intéressé à en loger la plus grande quantité possible, ce qui arrive dans les mines où l'on exploite des cquches minces. Si le remblai doit, conserver des passages pour la circulation des ouvriers, les paremens qui bordeixt çe9 galeries doivent être exécutés avec

TUBAGE OU ARMATURE EN FONTE. 55g

soin et composés des plus gros fragmens de roche , réservant le menu déblai pour être jeté en arrière et tout simplement à la pelle. Cest donc une sorte de muraillement que Ton destine à soutenir le fardeau du toit et la poussée du fin déblai, ainsi que je l'ai déjà dit en parlant de l'exploitation des petites couches.

Des armatures en fonte ou tubage.

Comme les bois de mine dont on se sert en Angleterre viennent presque tous de la Norwége et qu'ils sont d'un prix fort élevé, on ne boise qu'à la dernière extrémité, ainsi que nous l'avons déjà dit; mais en revanche le fer, et la fonte surtout , que l'on substitue au bois dans presque toutes les charpentes, a pénétré jusque dans les mines anglaises; car il en est où l'on voit des'poites et des cha* peaux en fonte.

D'après des renseignemens donnés à Newcastle , et que je dois à l'obligeance de M. Dufrenoy, il paraît que, lorsqu'on traverse une couche de sable dans le percement d'un puits, on emploie des cercles de fonte, au lieu de palplanches ou picots. Ces espèces de manchons sont d'une seule pièce quand le puits n'a que 6 pieds de diamètre ; ils sont composés de quatre, quand ils en ont 20. Ces segmens s'assemblent au moyen d'oreilles sail* lantes qui se boulonnent avec des écrous^

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