‹ Élémens pratiques d'exploitationChapitre 85 sur 140 · DE HINE. S · texte numérisé non relu

DE HINE. S

et cette pièce de cuivre^ qui doit être parfai* tement ronde et bien calibrée, sHnsinue dans le corps de bois et facilite beaucoup le jeu du piston.

On est généralement dans l'usage de donner un plus petit diamètre au trou qui conduit l'eau au-dessous du piston , dans Tintention de diminuer la pression qu'il doit vaincre; mais c'est une erreur, dont on est revenu ^ et l'on doit donner un diamètre égal au cœur et au corps de ces pompes.

Il ne faut point oublier non plus que la longueur des pompes couchées n'influe point sur la pression que l'eau exerce à la surface d'un piston; on ne doit tenir compte que de la hauteur verticale , c'est elle seule qui exerce une pression, qui se multiplie par la surface du piston , et cette surface doit être proportionnée au volume d'eau que l'on veut élever. Une pompe de 8 pouces (0,22) de diamètre , par exemple , mue par une ma-* chine à vapeur, et donnant par minute douze impulsions seulement , élève en une heure 48 mètres cubes d'eau.

Il est dangereux d'adopter dans les mines un système de pompe dont le moteur ou le pistou sont placés à l'extrémité inférieure du corps , parce qu'en cas de dérangement dans la machine, ou de suspension momentanée dans les travaux, l'eau couvre aussitôt la place où il faut travailler , et si le puiu s'est rempli , on se trouve privé du secours

de la pompe précisément au moment où Ton en aurait le plus grand besoin. C'est ce que je reproche à la pompe à tubes mobiles, inventée par M. Binet, qui du reste présente plusieurs avantagesy entre autres celui depou* voir élever les eaux vaseuses sans qu'elle en éprouve aucun dérangement. Je me suis servi de cette pompe, qui, étant solidement établie et parfaitement confectionnée, produit un très-grand effet; mais on conçoit que, ne pouvant déplacer les tubes qui font l'office -de pistons qu'après avoir complètement asséché le puits dans lequel on l'a placée , les réparations qui sont indispensables à toute espèce de machine, deviennent très-difficiles à exécuter, surtout au fond d'un puisard, où l'on n'est rien moins qu'a son ai^e , et où la plus petite opération devient pénible et coûteuse.

Les meilleures pompes de mine sont en fonte de fer, et se composent d'une suite de tuyaux qui se boulonnent les uns au-dessus des autres^ et que l'on serre d autant plus fortement que Ton place une rondelle de cuir épais entre chaque jonction , afin que les inégalités de la fonte ne paissent pas Jaisser du jour entre elles.

La place où l'on fait jouer le .piston est alésée et parfaitement unie , et celles qui contiennent les soupapes, olTrent des renflemens qui leur permettent de jouer sans diminuer le passage de Teau.

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