‹ Élements d'acoustique musicale & instrumentale: Comprenant l'examen de laChapitre 4 sur 31 · PENDULE · texte numérisé non relu

PENDULE

Ce tableau est calculé d'après la loi suivante : Le nombre des oscillations est inversement proportionnel au carré des longueurs du pendule. C'est-à-dire que si le nombre

de vibrations décroît dans la progression 1,-^^ -^ \^ lalongueur

du pendule croîtra dans l'ordre progressif 1, 4, 9, 16.

Le pendule d'un mètre (le poids compris) bat la seconde arec une exactitude suffisante pour l'objet qui nou« occupe.

Pour obtenir la longueur d'un pendule battant la minute, et donnant consçquemment 60 fois moins de vibrations, il faudra multipKer 1 mètre par 60 élevé au carré, soit par 60 X 60=3600 mètres. Cette valeur, trop grande pour être employée, va nous permettre de calculer facilement la longueur à donner au pendule pour chaque nombre d'oscillations que nous voulons obtenir en une minute. Le nombre de vibrations étant inversement proportionnel au carré de la longueur, nous n'avons qu'à diviser celle du pendule battant la minute par le nombre d'oscillations, élevé au carré, c'est-à-dire multiplié par lui-même.

Ainsi quelle longueur de pendule nous faut-il pour donner 70 oscillations en une seconde? Divisons 3600 par 70 X '<^0 = ^^^^ et nous aurons pour réponse C™,734.

Le son se propage, dans tous les milieux élastiques, avec une vitesse plus ou moins grande. Un plongeur entend parfaitement tous les sons qui se produisent dans l'eau, aussi bien que ceux qui viennent du rivage.

Les solides transmettent les sons avec une très-grande facilité. Que l'on gratte, avec la pointe d'un canif, l'extrémité d'une poutre ou d'une pièce de bois d'une très-grande longueur, ce bruit presque imperceptible sera nettement entendu par l'observateur appuyant l'oreille à l'autre extrémité.

L'air est le principal véhicule du son. C'est la propagation du son dans le milieu que nous respirons qui doit seulement nous occuper dans l'étude que nous entreprenons.

On ne pourrait se créer une meilleure image de la propagation du son qu'en observant les couches concentriques qui se forment à la surface d'une eau tranquille, lorsqu'on y jette une pierre : les bourrelets concentriques qui forment des cercles s*élargissant de plus en plus, représentent exactement les ondes sonores se propageant dans toutes les directions autour d'un point d'ébranlement. Ces bourrelet^ diminuent progressif

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vement d'amplitude et conséquemment d'intensité. Qu'un corps flottant quelconque et léger se trouve à la surface de Teau^ nous le verrons suivre le mouvement passager de l'onde sans cependant dévier sensiblement de sa position, La molécule d'air vibrante accomplit le même rôle : elle transmet à la molécule suivante l'impulsion qu'elle reçoit de celle qui précède^ et retourne à sa position d'équilibre sans accomplir d'autre mouvement.

Le son n'arrive donc pas instantanément à notre oreille et la vitesse de sa marche dépend du milieu dans Içquel il se produit. Plus ce milieu est élastique plus la vitesse est grande; plus ce milieu est dense, plus la vitesse est petite. Le son se propage avec d'autant plus de rapidité que l'élasticité est grande relativement à la densité. Ainsi le son a une vitesse quatre fois plus grande dans l'eau que dans l'air, dix-sept fois plus grande dans le fer, dix fois plus grande dans le bois de sapin, parce que les rapports entre l'élasticité et la densité sont plus grands dans Teau, le fer et le bois de sapin, que ceux qui existent dans la composition de l'air. La vitesse du son dans l'air a été déterminée par des expériences très-minutieuses, dont les résultats ont été confirmés depuis par les calculs de la science moderne.

Lorsque l'air s'échauffe, il devient plus léger, tandis que^ l'élasticité, qui résulte de la pression, reste la même. Le rapport entre Télasticité et la densité devenant plus grand, là vitesse augmente. Nous verrons plus tard que c'est à l'accroissement de vitesse occasionné par une augmentation de température, qu'est due l'élévation du diapason des instruments à vent après quelques instants d'usage.

Le tableau suivant, extrait des Eléments de physique expérimentale et de météorologie, par M. Pouillet, donne la vitesse du sou dans l'air, depuis — 50° à -[- 50^ (*) :

(*) Bruxelles, L. Hauman et Cie, 1836.

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