‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 100 sur 110 · L'influence du climat sous lequel il se trouve placé · texte numérisé non relu

L'influence du climat sous lequel il se trouve placé

5.® La nature des végétaux, croissant spontanément ou par introduction , qui paraissent y prospérer davantage.

4.* Les ressources et les besoins locaux, les habitudes et les usages , la facilité ou la difficulté des débouchés , ses propres besoins.

5.® Les avantages ou les inconvénients que présente une nombreuse ou une rare population , dans la pénurie ou dans Taisance , et le voisinage ou l'éloignement des ateliers , fabriques et manufactures qui pourraient l'occuper.

6.** L'ordre des travaux nécessaires à chaque culture, et remploi judicieux des terres et des engrais.

Deuxième principe.

Pour déterminer le retour périodique plus ou moins fréquent des mêmes végétaux sur le même champ, le cultivateur doit prendre en considération la nature plus ou moins épuisante de chaque végétal , d'après son organisation et sa végétation particulière, ainsi que d'après le mode de culture auquel il peut être soumis.

Troisième principe.

Lorsqu^on croit devoir admettre dans un assolement des cultures qui , d'une part , exigent des engrais abondants , et qui , de l'autre , fournissent des produits qui ne sont pas restitués en grande partie au sol sous une nouvelle forme d'engrais , il est prudent de ne pas rendre

leur retour fréquent , et de les intercaler avec d'autres cultures tout h la fois moins exigeantes et restituant davantage.

Quatrième principe.

Après avoir employé tous les moyens que l'art fournit pour mettre la terre dans un état convenable de netteté , d'ameublissement et de fertilisation , par l'emploi judicieux des labours, des hersages, des roulages et des sarclages, des binages et des butages, du fauchage en vert, de la consommation sur place , des amendements et des engrais, il faut s'attacher constamment h la maintenir rigoureusement dans cet état prospère , et à l'améliorer , s'il est possible , par l'effet du choix des cultures intercalaires» de manière à ce que chaque récolte prépare le semis des récoltes futures , et que ce succès soit toujours assuré , sauf les intempéries des saisons.

Cinquième principe.

i .® Il est généralement avantageux de reculer le plus possible le retour des mêmes végétaux sur le même champ, ainsi que celui des espèces , soit du même genre , soit de genres appartenant à la même famille naturelle.

2." Ce retour doit être d'autant plus différé pour chaque végétal, que son semblable, ou son analogue, aura occupé originairement le sol plus longtemps , et l'aura plus épuisé et souillé.

Sixième principe.

• Il est avantageux d'intercaler la culture des végétaux à racines profondes, pivotantes et tuberculeuses, avec celle des plantes dont les racines sont superficielles , traçantes et fibreuses.

Septième principe.

Il est avantageux d'intercaler , autant que les circonstances le permettent , les récoltes spécialement destinées h la nourriture des hommes avec celles qui sont particulièrement destinées à Tentretien des animaux domestiques.

Huitième principe.

! .® La terre cultivée , de quelque nature qu'elle soit , ne doit rester privée de récolte que le moins longtemps possible.

2.° Le cultivateur doit admettre de préférence , pour couvrir les terres siliceuses , crétacées et arides , les cultures les plus propres à les ombrager fortement et à les resserrer, de manière k prévenir ou à diminuer, tout au moins^ l'évaporation, et à augmenter l'infiltration de l'eau et des autres principes utiles à la végétation.

3.** Il doit , au contraire, préférer pour les terres argileuses, compactes et aquatiques, les cultures les plus propres à les diviser et à les dessécher , en les préservant, par le choix des végétaux et par une judicieuse application des opérations aratoires, de l'excès d'humidité et de ténacité qui les distingue.

Neuvième principe.

Dans le choix des assolements les plus convenables au sol , au climat et à toutes les circonstances locales dans lesquelles le cultivateur se trouve , il doit surtout s'attacher à rendre indispensable le moins possible l'emploi des labours et des engrais.

470,"« Q. — Peut-on établir des règles fixes, relative-' ment à la supériorité d'un système d'assolement ?

R. — Non , sans doute ; tel assolement sera bon dans une localité, qui sera mauvais dans une autre^ et je viens d'indiquer toutes les circonstances qui peuvent influer sur la valeur relative des divers systèmes. Tout ce qu'il est possible de faire , c'est d'indiquer les assolements qui ont donné de bons résultats , sans toutefois pouvoir leur attribuer un avantage certain dans tous les cas particuliers.

471 mo Q^ — citex quelques exemples d'assolements qui ont été suivis avantageusement en Belgique ?

R. — En voici quelques-uns mentionnés par Schwerz, avec indication des localités où ils ont été suivis :

A. Assolements de quatre ans; près (T Anvers.

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