Q. — Qu'eat-ce que le Calorique
H, — Ce nom ftit appliqué par Lavoisier au principe de la chaleur; ces dettx mots sont donc synoniraes. C'est un fluide impondérahle , c'est-à-dire sans poids ; en effet, un morceau tù; fer &oid ou chauffé au rouge pèse également dans les deux cas. Le calorique émane principal&' meot du soleil; néanmoins, il est d'autres circonstances dans lesquellœ il peut se produire , ou mieux , être mia en liberté eo se séparant des corps qui le renferment; ffinsi , par exemple, la fermentation qui s'établit daDs.un tas de fumier, développe une chaleur quelquefois considérable, n-en est de même de la ehaux vive que l'on arrose avec de Teau ou que l'on expose à l'air humide.
iS.*" Q. — Comment la chaleur existe-t>«lle dans les corps ?
R.. — Sous deux états très différents, savoir :
i .• A l'état de chaleur sensible, c'est-à-dire appréciable et mesurable & l'aide d'un instrument appelé thermomètre.
S." A l'état de chaleur latente ou cachée , e'est-à-dire ttOB mesurable au thermomètre. Tous les oori
excepter les plus firoids, conlieiuieot du uuarique que
sorps, .
ouoriq
certaines circonstances peuvent rendre appréciable à nos sens; exemple : deux morceaux de glace étant frottés vivement Tun contre l'autre, se fondent par l'action de la chaleur que le frottement en dégage.
49.™* Q. — Gomment la chaleur se transmet-elle des corps chauds aux corps froids ?
R. — Un corps chauffé perd l'excès de calorique qu'il possède :
1 .*' Par son contact immédiat avec une substance plus froide , à laquelle il communique , peu h peu , la chaleur nécessaire pour faire disparaître l'inégalité qui existe entre les températures des deux corps.
2.® Par le rayonnement, c^est-à-dire par l'émission dans l'espace qui l'entoure , de l'excès de chaleur dont il est pénétré.
De là cette loi : Le Calorique tend toujours à se mettre en équilibre f ou, en d'autres ternies, à se partager éga* lement entre tous les corps*
50.°»' Q. — La totalité de la chaleur dirigée sur un corps est-elle absorbée par lui ?
R. — Rarement; presque toujours une partie de la chaleur ne pénètre pas dans la masse du corps et s'arrête à sa surface qui la renvoie dans l'espace ; on dit alors que la chaleur est réfléchie» Les corps polis , les métaux surtout , ainsi que les surfaces blanches , réfléchissent beaucoup de chaleur, tandis que les corps ternes, sans éclat, et, pa)*ticulièrement, ceux qui sont noirs, en absorbent, au contraire, une grande partie et en réfléchissent fort peu.
^i.'^^ Q. — Quelles modifications le Calorique apporte-^ Ml dans, les propriétés des ioorps?
R. — Ces modifications varient suivant la nature des corps chauffés et, surtout, selon le degré de la chaleur à laquelle on les soumet.
Le premier et constant effet de la chaleur est de dilater les corps, c'est-à-dire d'augmenter leur volume ; exemple : une balle en fer qui , froide , passe exactement dans l'anneau d'une clef, cesse d'y passer si elle est portée au rouge ; elle reprend , néanmoins , ses dimensions primitives en se refroidissant.
Le calorique en dilatant les corps peut changer l'état sous lequel ils apparaissent à nos yeux ; exemple : un morceau de soufre solide étant chauffé suffisamment, devient liquide f et conserve cet état tant qu'il est maintenu à la température qui a été nécessaire pour produire celuici. Si la chaleur diminue, le soufre reprend l'état solide, mais si, au contraire, on le chauffe fort au-dessus de son point de fusion , de liquide il devient gazeux, c'est-à-dire qu'il se réduit en vapeur; arrivé à cet état, un corps ne peut plus subir d'autres modifications par une augmentation de chaleur, mais il peut , étant refroidi , repasser d'abord à l'état liquide , pour revenir enfin à son état primitif qui était l'état solide,
SS."* Q. — Le Calorique peut-il modifier ainsi tous les corps ?
R. — En principe, oui ; en application, non ! Ainsi, il est des corps qu'aucun degré de chaleur connu ne peut ni liquéfier ni réduire en vapeur, le diamant, par exemple. Il en est d'autres qu'on peut fondre , mais qu'on ne saurait rendre gazeux ; exemple : le fer. Cette impuissance est due à l'impossibilité où nous sommes de produire, dans nos fourneaux , l'énorme température qui serait nécessaire pour déterminer ces transformationst
hiJ^^ Q* -^ Qo^Ueii soQtiles s(»iice& de>h chaleur ?
R. — Les sources de là chaleur sont assQz nombreuses; ce sont les suivantes :