‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 30 sur 110 · Q. — Qu'est-ce que forage · texte numérisé non relu

Q. — Qu'est-ce que forage

R. — €*e$t Fensemble des phénomènes par lesquels se mftfiîfestè réleetricité qui s'est accumulée dans les nuages*

g4^me Q^ — ^ qiioi attrlbue^t-on Véleciricité atmos^ phirique?

R. — Les uns , comme Pouîllet , Tattribuent à la végétation des plantes ; les autres , comme De la Rtve , à l'inégale distribution delà chaleur; d'autres enfin, comme Volta et de Saussure , la considèrent comme étant produite par l'évaporation des eaux qui couvrent la majeure partie de la surface du globe. Cette dernière opinion parait être la mieux fondée.

85 .'^ Q. — A quels moments l'atmosphère est-elle le plus chargée d'électricité?

R. — A l'approche de la pluie, de la neige, du vent, de la grêle , etc. , l'atmosphère acquiert une électricité positive très intense; c'est à tel point, quelquefois, que les buissons , les troncs d*arbres isolés , les oreilles et la crinière des chevaux, etc., deviennent lumineux.

&6.>»« Q. — Comment se comportent les nuages élec- Irisés?

R. — Rs repoussent les nuages dont Télectricité est pareille à la leur , et tendent à se rapprocher de ceux dont le fluide est opposé. Lorsque la distance qui les sépare est assez faible pour que l'électricité puisse la franchir , il se manifeste une étincelle ; celle-ci constitue Véclair, tandis que réhranlèment et le dioc qu'elle imprime à l'air atmosphérique, produisent le bruit qui, répété par les échos y: est appelé imnerre* Quand l'étincelle électrique

d*un nuage orageux éclate à la surface de la terre , on dit que la foudre tombe. De ce que je viens de dîre^ il résulte que, pendant l'orage, l'éclair seul, c'est-à-dire Tétîncelle , est à craindre; quant au bruit, il est complètement inoffensif et lorsqu'on le perçoit tout danger immédiat est passé.

87.™« Q. — Gomment peut-on préserver les habitations delà foudre?

R. — En les surmontant de paratonnerres; cet appareil consiste en une tige métallique h pointe aigûe , fixée à un conducteur communiquant^ sans solution de continuité, avec le sol. Pour ajuster la tige au-dessus du bâtiment, on perce le toit , et on la fixe avec des brides , soit contre un poinçon , soit contre le faitage. Le conducteur est une barre de fer carrée , ou un câble en fil de fer ou de cuivre d'une longueur convenable, assujetti de distance en distance , et aboutissant au sol ou dans un réservoir aqueux , tel qu'un puits. L'effet protecteur du paratonnerre ne s'étend qu'à un rayon déterminé ; ainsi uqc tige de 9 à 10 mètres ne fait sentir son influence que dans un cercle de 20 mètres de rayon. Les paratonnerres agissent le plus souvent en désarmant les nuages, c'est-à-dire en soutirant peu à peu , grâce à la pointe qui les termine , Télectricité dont ces derniers sont chargés.

88. "• Q. — V orage exerce-t-il une influence directe sur la végétation ?

R. — Cette influence n^est guère appréciable, bien que généralement elle paraisse favoriser la végétation, mais il n'en est pas de même en ce qui concerne son

influence indirecte; en effet. Forage est frëquemment accompagné de vent, de pluie, de grêle, circonstances qui peuvent être nuisibles aux récoltes, quand leur intensité est grande. D'un autre côté, l'orage change quelquefois avantageusement les conditions atmosphériques ; il détruit la sécheresse , il rafraîchit l'air , et , assez souvent , la pluie à laquelle il donne lieu renfermant , en quantité notable, du nitrate d'ammoniaque (q. 58), la végétation s'active en s'assimilant l'azote de ce sel. (Voir les tableaux , chapitre IV , azote).

89.™« Q. — Quelles sont les précautions générales à observer pendant les orages?

R. — Il ne faut se réfugier ni sous les arbres , ni près des meules de grains ou de fourrages , ni dans les églises ; tous ces abris sont dangereux à cause de leur élévation qui les rapproche des nuages électrisés. On doit , surtout, interdire de sonner les cloches, car l'ébranlement communiqué à Tair provoque puissamment la chute de la foudre.

90."" Q. — Quels sont les principaux pronostics qui permettent de prévoir les divers changements qui se préparent dans l'atmosphère ?

R. — J'emprunte au Journal Belge des connaissances utiles, les indications suivantes , résultant de nombreuses observations :

A. Si les étoiles perdent de leur clarté, c'est un signe d*orage.

B. Les couronnes ou cercles blanchâtres qui se montrent autour du soleil , de la lune et des étoiles , sont un signe de pluie.

C. Lorsqu'au coucher du soleil, des nuages se formeot à Touest ei se coloreut en rouge, cda indique asses gé-> uëralenient du vent et un temps sec.

D. Les nuages qui , après la pluie , descendent près de terre et semblent rouler dans les champs , sont an signe de beau temps.

£. S'il survient un brouillard pendant un mauvais temps , il indique que le mauvais temps va bientôt cesser ; mais si le brouillard survient pendant le beau temps , et qu'il s'élève en laissant des nuages , le mauvais temps est certain.

F. Quand l'horison est sans nuages et que le vent est au nord , on est sûr d'avoir du beau temps.

G. Si , après le vent , il survient une gelée blanche qui se dissipe en brouillard , c'est un signe de temps mauvais et malsain.

H. Quand le vent change fréquemment de direction , c'est signe de tempête.

I. D« petits nuages blancs passant devant le soleil lor»* qu'il est près de Thorison , et s'y colorant en rouge , en jaune j^ en vert, etc., annoncent la pluie.

K. La gelée qui commence par un vent nord-est , dure Ordinairement longtemps et devient très forte.

Tous ces pronostics i il est bon de le dire, n'établissent que des pronabiljtés en faveur du temps qu'ils annoncent.

Je pourrais prolonger beaucoup cette liste d'indications, si une énumération plus longue ne me paraissait d'une utilité fort contestable.

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