Q. — Quel est le ce combiner arec tous les autres
R. — C'est Yoxigène. En s fâires il donne lieu à deux or< lées : oxides et acides.
4 1 .=»« Q. — Quels sont le les oxides d'avec les acides ?
"^ ' B I ^'^^^^^ > quand la g .§ o / point suffisante poi
^ * ^ J dit oxide de carbon
s g I d'ACiDE, quand l'a 'S g S ] pour donner au o -S -g -§ y Exemple : Acide ca g *-S\ (huile de vitriol), S s "g. I etc., etc. Il est cep
♦3 « t3 / P^*'*'' ^e saveur apj
1 i S f silicique ( sable ). '.
• © Q-f ""S qui ne renf
*^ ^ ià 1 Exemple : Vhydrogi ^ ^ . dans les fosses d'aisi
lOâ.""* Q. — Indiquez-un moyen facile et prompt de reconnaître la présence d'un acide ?
R. — Il suffit, en général, de plonger dans le liquide qu*on suppose renfermer un acide, un moreeau de papier préalablement trempé dans le jus de chou rouge et puis séché. S'il existe un acîde , même en assez faible quantité pour que la saveur du liquide ne soit point sensiblement aigre , le papier, de bleu qu'il est , devient rouge. Du papier de tournesol ou de dahlia pourpre , soumis h l'action de Facide , se comporterait de la même manière. Il n^y a que très peu d'acides qui fassent exception à cette règle.
I03.»« Q. — Qu'appelle-t-on alcalis ?
R. — On donne ce nom aux ojcides qui rendent vert le papier de chou rouge , après l'avoir toutefois fait redevenir bleu s'il avait été d'abord rougi par un acide (1).
(i) Peu de jours avant de corriger les épreuves de cette partie de mon ouvrage , je lus dans les Eléments d'agriculture nouveUement
publies à Mons, par M. le Professeur R , une assertion tellement
inexacte que je me vois, bien qu^à regret, forcé de la signaler , afin de mettre Tagriculteur en garde contre un insuccès certain* A la
)age 55, § 8d, M. R , pour apprécier la nature acide ou alca-
ine de Teau de lavage d^un échantillon de terre , s*y prend ainsi : « O» y trempe un morceau de papier tournesol , et Von voit tUorê « par la couleur rouge ou ^erte qu^il reçoit , si ces matières sont « acides ou alcalines, » Cela veut dire , évidemment , que le papier de tournesol deviendra vert si le liquide est alcalin. Or , il est impossible que dans les analyses de terres qu*il peut avoir faites ,
M. R ait jamais aperçu une semblable coloration , car le tour-
nesol est précisément la couleur bleue végétale que les alcalis ne verdissent jamcns ; c'est ce qui se trouve mentionné dans tous les ouvrages de chimie, et indiqué même dans plusieurs traités de physique. Si j'ai relevé cette erreur, c*est afin d*épargner à ceux qui voudraient tenter des analyses de sols , un étonnement bien 1^-
fi
Les o/co/ts dont Tagrieulteur se préoccupe sont: h potasse ( oxide de potassium ), le soude (oxide de sodium ), la chaux ( oxide de calcium), la magnésie ( oxide de magnésium ) et Vammoniaque ( combinaison d'hydrogène et d'azote). Ce dernier corps n'est pas un oxide, mais il en a la plupart des propriétés; il est gazeux et d'une odeur forte et particulière. ( Voir les caractères de tous ces corps dans les tableaux du chapitre iv ).
104.°*« Q. — Quels sont les oxides importants à connaître au point de vue de l'agriculture ?
R. — Ce sont les suivants :
L*eau combinaison de Yoxigène avec Vhydro^ne.
La potasse La soude
le potassium, sodium.
La chaux
calcium^
La magnésie Voxide de fer
magnésium fer.
h'oxide de manganèse
manganèse
Tous ces oxides se rencontrent , en proportions plus ou moins fortes, dans presque tous les terrains et, à l'exception de l'alumine , passent , par l'absorption des racines , du sol dans les végétaux, à l'existence desquels ils sont,
time; en effet, par la méthode quMndique M. R , Teaii de
lavage aurait beau être alcaline on ne s*en apercevrait pas. C'est du papier de chou rouge, de dalhia ou de violettes qu*on doit préférer pour rechercher Tes alcalis ; on peut, néanmoins, avec succès, se servir de papier de tournesol, mais tout autrement que M. R...«. ne le dît : on fait passer ce papier au rouge au moyen de très peu de vinaigre , on le sèche et si , alors , on le met en contact avec un al«ali, il ne deviendra p<is vert, maie il redeviendra bleu; ce qui est bkn différent.
en général, indispensables. (Voir les tableaux chap. ly).
105."^* Q. — Quels sont les acides qui jouent un rôle dans l'acte de la végétation ?
R. — Ils sont de deux espèces, ou plutôt, ils appartiennent à deux catégories;
Savoir :
i ."* Les acides minéraux :
Acide «iiZ/un^tie (combinaison deVoxigène avec le soufre. n nitrique » » Yazote.
» phosphorique » » le phosphore.
» carbonique » » carbone,
» st'/tctçt/e (silice, sable). n silicium.
(Voir les tableaux chapitre IV).
S.* Les acides organiques :
^l**' "Sue ^""'"r^"^ 1 combinaisons de Voxi-
r^*^-^ ^ * / <lène avec des quantités
« tartnque » I différentes de car5one et
" rfc " [ d'hydrogène. ( Voir les
« pectique n l tableaux^hapitre IV et
1» gallique « 1 ipcci 4 72 173^
» oxalique « ) ^«^ <ï- *^^» *^^i-
Les acides minéraux existent dans les aliments des plantes; soit dans la terre comme les acides silicique et phosphorique; soit dans Tatr, comme Vacide carbonique; soit dans 1 eau , comme les acides nitrique et sulfunaue.
Les acides organiques n'existent pas , en général , dans les aliments des plantes , mais se développent dans /es
tissus mêmes des végëtaux , par Tëlaboration des éléments absorbés par les racines et par les feuilles.
106.™* Q. — Sous quelles formes les oxides et les acides existent-ils dans les plantes?
R. — Ils ne s'y trouvent , pour ainsi dire , jamais à Fétat de liberté, mais bien combinés les uns avec les autres. Un oxide en s'unissant avec un acide produit un composé mixte appelé sel. Ce nouveau corps reçoit un nom qui représente à la fois les deux principes qui le constituent. Ainsi , par exemple : la potasse en s^unissant avec ïacide sulfurique, forme un sel nommé sulfate de potasse; Vacide carbonique combiné avec la chaux , donne le carbonate de chaux (le marbre, la craie). D'après cela, on voit que le phosphate de magnésie , sera constitué par Funion de la magnésie avec Y acide phosphorique; il en est ainsi pour tous les sels. Les composés salins , selon leur nature , sont très solubles , peu solubles ou tout à fait insolubles dans Feau. (1).
d07."" Q. — Quels sont les sels qu*on rencontre dans les eaiix,dans les plantes et dans les terrainsoù croissent celles-ci?
K. — Us sont assez nombreux ^ bien que les principes
(1) Je regrette de devoir encore , ici , relever une inexactitude
S rave que je trouve consignée à la page 15 de Touvrage de M.' ....•.: ce professeur dit : Le sulfate et le carbonate de chatix sont ingoluoles dans Peau ordinaire. Cette assertion est complètement erronée en ce qui concerne le sulfate de chaux, autrement dit le
{>lâtre» et puisque M.' R invoque le nom de Boussingault dans a préface de son livre , je citerai Topinion de ce savant ; le sulfate de chaux , dit-il , n*a pas de saveur appréciable , cependant il est sensiblement soluble; feau en dissout i/iCO de son poids II Or^ c'est précisément à ce degré de solubilité limitée que le plâtre doit la plus
grande part de son influ^ce , ainsi que Fexpliquent judicieusement avy et GhaptaU
qui les produisent soient limités aux oxides et aux acides que j*aî cités plus haut , ces sels, sont :
potasse,
soude, (sel de Glaubert).
Les sulfates de { ammoniaque.
chaux, (plâtre).
magnésie.
potasse y (salpêtre).
soude.
Les nitrates de
Les phosphates de
Les carbonates de
Les silicates de
Les acétates, o-j trates^ tartrates, malates, pectates, gallates et oxalates de
ammoniaque.
chaux.
magnésie.
chaux , (terre blanche des os).
magnésie.
ammoniaque.
potasse, (potasse du commerce^
soude , ( sel de soude » )
chaux, (craie, marbre, etc.).
magnésie.
ammoniaque.
oxide de fer.
oxide de manganèse.
Ces sels entrent dans la composition du verre à vitres, à bouteilles, à glaces, etc.
Ces sels ne se trouvent pas dans les terrains ni dans les eaux^ mais se forment dans les tissus et les orga-nés des plantes.
potasse.
soude.
chaux.
potasse.
soude.
chaux.
magnésie,
ammoniaque
oxide de fer.
(Fotjp tous ceâ sels y voir les tableaux du cliapître IV à rarticlie de leurs bases : potasse, sonder chaux, etc.).
i08.*"' Q. — Comment les sels agissent-ils les uns sur les autres?
R. — Tantôt Taetion est nulle, et c'est lorsque les acides et les bases sont unis entre eux suivant leur plus grande affinité respective. Quand le contraire à lieu , les sels mis en rapport échangent mutuellement leurs principes constituants; ex : du carbonate de soude et du nitrate de chaux, se transforment et produisent du carbonate de chaux et du nitrate de soude. Cette double décomposition peut se représenter ainsi :
Carbonate de soude y ^^^^'C*. *» * / * /nitrate
iactdecarbonique) carbonate f j
mt^ate de ckau. \^^^^^i, '.^ ^-':-:- j soude.
iOO.""' Q. — Un alcali peut^il en déplacer un autre?
R. — Oui , quelquefois; ainsi, tous les sels ammoniaeaux sont décomposés par la potasse^ la soude ou la chaux^ qui s'emparent de Vacide et mettent V ammoniaque à nu. Voilà pourquoi il ne faut jamais mélanger de la cbaux vive avec des engrais consommés et contenant des matières ammoniacales , car on perd alors presque tout tammoniaque, qui est le principe le plus fertilisant de la plupart des engrais.
4iO.™« Q. — Comment désigne-t-on les combinaisons minérales résultant de l'union de deux corps simples, autres que Voxigène't
R. — On termine en ure le nom d'un des eorps et on le fait
suivre, ainsi modifié, du nom du second corps. Exemple: Le fer en se combinant avec le soufre y forme un composé appelé sulfure de fer; le chlore en s'unissant au sodium ^ donne lieu au chlorure de sodium ^ (lequel n'est autre diose que le sel commun ) ; et ainsi des autres composés de ce genre , qu'on désigne sous la dénomination générale de composés binaires, (Voir les tableaux chap. IV).
11 i.'"*' Q. — Quels sont les composés binaires dont l'agriculteur doit se préoccuper?
R. — Ils sont peu nombreux , les voici :
Chlorure de sodium (sel marin), union du chlore et du
sodium, n potassium » potassium.
n calcium » calcium.
Sulfure de fer » soufre et du fer.
De ces quatre composés binaires, le premier Si beaucoup d'importance comme aliment des végétaux et, particulièrement , comme matière essentielle k Tengraîssement du bétail ; le second , en a moins , bien qu'il puisse jouer le même rôle que le sel commun ; mais il n'est pas aussi abondant dans la nature; le troisième existe dans certaines eaux, et se forme dans les terrains lorsqu'on dépose sur ceux-ci certains engrais ; le quatrième se rencontre dans lin grand nombre de terres , ainsi que dans les houilles et les cendres dont on se sert pour les amendements; son influence peut être avantageuse, surtout à la culture de quelques plantes telles que la moutarde , le colza f etc.
i 12.™' Q. — Quelles sont , parmi toutes les substances nécessaires à la vie des plantes, celles qui leur sont les plus prochainement indispensables ?
R. — L'otr et l'eau.