Q. — Qu'est-ce que Y air
R. — C'est un corps gazeux qui enveloppe , de toutes parts, le globe terrestre que nous habitons. On a calculé que la limite approximative de l*atmosphère est environ à i2 lieues à partir du niveau de la mer. C'est dans cet océan ga^zeux que se produisent tous les phénomènes du inonde animé.
il4."^Q. — La présence de Vair est-elle indispensable à l'existence de la terre ?
R. — Oui , car l'atmosphère fait partie intégrante du globe terrestre, et partie tellement essentielle que si , par impossible, l'atmosphère venait à disparaître, soit brusquement, soit graduellement, la terre changerait de nature et de forme ; tout ce qui est volatilisable se volatiliserait; les gaz et les liquides, n'étant plus retenus, disparaîtraient ; tous les animaux éclateraient en se gonflant; les végétaux se déchireraient dans tous les sens; les minéraux se réduiraient en poussière ; en un mot , toute la terre serait désagrégée. (Frédéric Hoeffer).
ii5."»« Q. — L'air est-il pesant ?
R. — Oui, un litre d'air pèse 1 gramme 298, ce qui porte le poids supporté par un pied carré de surface de terre à 2,240 livres environ. Comme l'air presse les corps qu'il entoure dans tous les sens , un homme adulte supporte , sans s'en douter, à peu près un poids d'air égal a 35,600 livres. Si nous ne sentons pas un fardeau si lourd et si nous ne jQiéchissons point sous son influence,
cela dépend de ce qu'il est neutralisé par la pression intérieure de Tair que renferme nos organes , nos os , tous nos yiscères et les trames de tous nos tissus ; en un mot , nous sommes plongés dans l'air comme l'est une éponge d^ns l'eau, et il n'y a de pression sensible que lorsqu'on fait le vide sur un point isolé ; exemple : appliquez Touyerture du fourneau d*une pipe sur la main , et aspirez par le tuyau ; à l'instant la peau s'élèvera dans la tête de la pipjS et ne s'en détachera qu'avec peine.
116."* Q. — Gomment apprécie-t-on la pesanteur de l'air et les légères variations qu'elle subit ?
R. — Au moyen d'un baromètre, instrument que tout le monde connaît , sans toutefois s'en expliqju^ le principe. Les limites de cet ouvrage ne me permettent pas d'entrer dans les détails relatifs à la construction 4e$ divers baromètres , mais j'indiquerai sommairement leur marche. Lorsque l'air devient plus léger, ce qui a souvent lieu parcequ'il est humide ou très chaud, le barçmètre descend, la colonne de mercure à laquelle Tair peut faire équilibre devenant moins haute. Lorsqu'au contraire la densité de l'air augmente , ce qui arrive dans les temps froids et secs , le niveau du mercure dans le tube s'élève, et l'on dit que le baromètre monte.
ii7.™« Q. — Le baromètre est-il susceptible d'indiquer sûrement le temps qu'il fera ?
R. — Non , et c'est ici le lieu de détromper ceux qui pensent qu'un baromètre peut annoncer iii^aiUiblement le temps futur» Cet instrument n'indique exactement qua Yétat présent de l'atmosphère , et ne saurait prédire, av^c
certitude, celui qui lui succédera. VolUi la raison pour llK]ueUe les données barométriques^ en tant qvte futures ^ sont si fréquemment trompeuses. Quelquefois, cependant, quand on voit le mercure baisser, on annonce qu'il va pleuvoir et cette prédiction se réalise; cela ne détpend point de la divinatàon de l'appareil, mais simplement des probabilités qui sont en faveur de )a pluie quand , de sec qu'il était , l'air devient plus ou moins humide,