Q. — Qu'est-ce que la glace
R. — C'est de l'eau solidifiée par le froid ; elle est plus légère que l'eau liquide parce qu'elle renferme de Taîr et qu'elle augmente de volume pendant sa congélation. L'expansion que prend l'eau en se convertissant en glace, représente un e£Edrt si puissant qu'il suffit pour fendre
des quartiers de rocs très durs, dans lesquels un peu d'eau s'est infiltrée par des fissures. Voilà pourquoi la plupart des vases se brisent quand on y laisse geler de l'eau. Quant à rinfluence de la congélation sur les plantes, les fruits, etc., (voir q. 57).
137."" Q. — Quelles sont les propriétés de ïeau à rétat liquide ?
R. — Elle est incolore , inodore , sans saveur, susceptible de dissoudre un très grand nombre de substances. Se congelant en dessous de zéro et entrant en ébuUition à iOO degrés du thermomètre, sous la pression ordinaire, bien entendu.
iZd.^ Q. — Qu'est-ce que la vapeur d'eau?
R. — C'est de l'eau dont la chaleur a écarté les molécules suffisamment pour la faire passer à l'état gazeux. Lorsque la vapeur est produite par l'ébullîtion , à 100 degrés du thermomètre, elle occupe une espace 1698 plus grand que celui occupé par Teau qui lui a donné naissance. De là , le danger de faire bouillir de l'eau dans des chaudières fermées qui n'ont point une résistance assez grande pour s'opposer à l'expansion foudroyante de la vapeur comprimée.
ISO."*' Q. — Quelles sont les substances que Veau tient le plus souvent en dissolution?
R. — Ce sont les suivantes :
Vair.
Vacide carbonique.
Des seU de chaux. . . i ^«î*f «j» * «*««*•
< Sulfate de chaux*
DeBêilséefet,
Des thtx>rures et ^artioulièrement le ckiorure de sodiwm
140."» Q% *— Gomméftit peut-on ppoavet re&istenc» de Vairdaiïsi'eau?
R. — n suffit de chaujEFer doucement ce liquide ; on Toit se former d'innombrables petites bulles d*air qui viennent tréver à la surfate»
i4i."« Q. — Gomment constate-t-on la présence de Vaddé carhaniqm dam Veau?
R. ^- Par Tapplication de la chaleur, Feau contenant ce gaz produit , mais plus abondamment encore , les buUes dont je viens de parler. En outre , Teau chargée d'acide «carbonique rougit faiblement un papier trempé dans la décoction bleue de feuilles de chou rouge ; cette coloration disparaît par l'exposition à l'air, et le papier rougi ihedevîent bleu.
^42.me Q, — Gomment peut-on apprécier la quantité de seis contenus dans l'eau ?
R> ~ Ofi prend un litre ou deux de l'eau à essayer et ùtk la fiait évaporer complètement danâ un vase en cuivre ët&tné bien propre^ Il reste un résidu qu'on pèse quand H est sec, et dont le poids représente exactement la quantité de sels fixes qui étaient dissous dans le vdume d'eau analysé. Toutes les ménagères savent que la plupart des eaux , même certaines eaux de pluie , abandonnent une croûte solide et pluK ou moins dure sur les parois du vase
où on en fait joumeUeftieat bouillir •
143.*^^ Q. — Gomment peut-on savoir si les incrusta«tions qui tapissent les vases où Ton fait bouillir Teau , sont constituées par du carbonate ou par du sulfate de chaux?
R. — Ilsuffit de verser sur un fragment d'incrustation, du vinaigre fort ; si elle est formée de carbonate de chatix, elle se dissout en bouillonnant, tandis qu'elle ne change pas si le sulfate de chaux la constitue.
144,me Q^ — Peut-on savoir si Veau renferme des sels de chaux ?
R. — Oui , en y versant un peu de sel d*oseille dissous dans l'eau pure, ou, tout simplement, en y dissolvant directement le sel d'oseille ^ foxalate de potasse). Il se produit alors dans l'eau , si elle renferme un sel calcaire, un dépôt blanc, plus ou moins abondant ^ et d'autant plus prompt à se former que le liquide contient plus de chaux»
iiS.""** Q. — Les sels de chaux communiquent-ils à Yeau des propriétés nuisibles ?
R. — Oui, dans certains cas surtout; ainsi par exemple : les bétes à cornes qui font usa^c d'une eau trop riche en sulfate de chaux sont plus sujettes à se mètéoriser; cet effet se produit aussi quand on laisse paître les vaches dans des champs de trèfle humide, surtout quand ils ont été plâtrés \ or, le plâtre n'est que du sulfate de chaux»
146.™« Q. — Gomment reconnait-on dans Yeau l'existence d'un sel de fer ?
R. — Ordinairement , les eaux notablement ferrugineuses ont un goût particulier facilement reconnaissable.
En outre, elles noircissent quand on y verse une infusion d*écorce de chêne, et laissent souvent déposer un sédiment jaunâtre ou rougeâtre.
l47,iBe Q^ — Comment pourrait-on assainir de Veau marécageuse, bourbeuse ^ ou contenant des matières organiques ?
R. — En la passant à travers quelques couches alternatives de sable , de gravier et de charbon de bois en poussière ; Teau filtre et devient limpide , incolore et dépourvue de toute odeur ainsi que de tout mauvais goût. Ce procédé de clarification et de désinfection est très facile i établir, fort peu coûteux , et de nature à préserver les hommes et les bestiaux de maladies dangereuses, qui peuvent devenir épîdémiques sous certaines influences encore mal connues.
d48.™* Q. — Quelle est la composition deYeau?
R. — L'eau est composée de deux corps simples gazeux : Yoxigène et Vhydrogène, On peut s'en convaincre en plaçant une cloche en verre au-dessus d'un bec de gaz (hydrogène carboné) en combustion; en brûlant, Yhvdrogène du gaz s'unît à Vojpigène de Yair, et forme de 1 eau , qui se condense en gouttelettes dans la cloche en verre.
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