CHAPITRE IV
ConsCltatloii chimique des TégéUv
ChmsidénBlîoni ipénéralaii
149."*^ Q. — Quelles sont les considérations cfaimignes générales applicables à l'agriculture ?
A. — Ces considérations sont nombreuses et importantes ; elles sont relatives :
1 ." Aux substances élémentaires qui oomposent les tis* sus et les organes des végétaux.
2.* Aux modes de combinaisons qu*afiectent, de préférence, les corps simples mentionnés plus haut, après leur assimilation par les plantes.
3*** A l'état sous lequel ces éléments sont absorbés et aux circonstances dans lesquelles cette absorption s'effectue*
4.^ A la part que prennent à l'alimentation des plantes : Tair, le sol, la pluie et les engrais de toutes sortes, organiques et minéraux.
5.® Aux transformations que ces aliments subissent spontanément et par le travail organique qui les élabore.
6.** Aux circonstances de fertilité absolue ou relative qui caractérisent les divers terrains.
7.* Au renouvellement spontané, dans le sol, des différents principes qui lui ont été enlevés par les récoltes. 8." Aux pertes inhérentes au système des jachères.
9«^ Aux ftTanlagesattaehëdau s^stèmedesassolemeots» 10.* Au choix raisonné des amendements suivani le» terrains.
il.*" A la balance qu'il faut établir entre les aliments fournis à la plante et les substances entrant dans la composition de celle-ci.
12.'' Aux rdations qui existent entre Télève àa bétail el l'importance des récoltes que peut fournir une exploitation.
)9cs sabstanees élémentaire» qui entrent dinns la c oMip Oiititton dttm tla«na végétaux*
f $0."^ Q, — Quels sont les corps simples ou élémen^ (aires qui forment les tissus des plantes ?
^ R.^ -^^ Il9 sont assez nofflbreox et donnent lieu , on se combinant, à deux ordres de substances d'une nature distincte, sayoir : les matières organiques y qui sont les produits immédiats du travail d'assimilation qui s'effectue dans les plantes, et les matières inorganiques, qui font aussi partie des tissus, mais qui s'y trouvent, en quelque sorte, à Tétat de mélange, et sans avoir subi les modifications et les transformations qui caractérisent l'élaboration des premières. Au nombre des matières organiques , se trouvent la fécule, le sucre , le gluten , Yalbumins, le ligneux , les acides et les alcalis végétaux , les huiles, les résines 9 les matières colorantes , etc., etc., substances
qui sont exclusivement constituées par six corps simples, savoir :
Le carbone,
L'oxigène ,
L'hydrogène,
L'azote , Et; quelquefois, le soufre et le phosphore.
Quant aux matières inorganiques, elles sont mélangées plus ou moins intimement avec les matières organiques, et ne sont point [les résultats d'un remaniement opéré par la plante ; en effet, bien qu'indispensables à la vie du végétal, elles s'y trouvent généfalement à l'état sous lequel elles ont été absorbées par les racines. Ces matériaux peuvent donc être considérés comme servant à donner aux organes végétaux, la solidité et la résistance qui leur sont nécessaires pour remplir les fonctions dont ils sont chargés.
Les tableaux qui suivent présentent toutes les considérations générales importantes à connaître touchant les propriétés , les usages et l'intervention des corps simples qui entrent dans la composition des plantes et de leurs tissus.
es, voli flamma Qtpliu es matj itit non carftof plupa]
--JOCiU-
es , volatiles , peu soflammables et orûlant •nt plus légères , d*aues matières végétales etit nombre d'essences : carbone avec hydroi plupart.
noUes, ordinairement t sans odeur ; les unes ^s brûlent avec flamme gisent point en vapeur.
k préparent, est jaune, ît au soleil. Elle fond à
sont en grand nombre iolubles dans l'eau , les r. Au contact de la luil en est de même dans ar le contact du chlore.
i bas) elles forment des
iition lente des matières 6st un mélange de pluoint de vue de Tagriculirs de cet ouvrage. (Voir
caméline , de noisette , de madis et surtout Thuile d'olive qui est employée comme aliment et pour faire des savons. D'autres servent à Tédairage.
Beaucoup d'^huiles essentielles se trouvent toutes formées dans les plantes ; exemple : Tessence de citron. D'autres s'écoulent des arbres mélangées avec des résines. D'autres, enfin, ne sont pas formées dans les végétaux, mais s^ produisent par Taction de l'eau sur certains de leurs principes , exemple : les essences d* amandes amères et de mou" tarde*
Elles se rencontrent dans beaucoup de végétaux ; tantôt elles s*écoulent de Técorce, dissoutes dans une essence, exemple : le baume du Pérou, Tantôt, elles occupent Vintérieur du tronc et de la souche, exemple : la résine de térébenthine.
Cette matière se rencontre abondamment dans le règne végétal, surtout dans le poUen des fleurs, où les abeilles vont la recueillir. On remploie pour Téclairage de luxe.
Elles existent dans diverses parties des végétaux ; dans la racine , exemple : le jaune de curcuma. Dans les graines , exemple : le jaune de rocou. Dans la fleur, exemple : le jaune de safran. Dans le bois, exemple : le rouge de campéche. Dans le fruit, exemple : le jaune d'Avignon, Dans les feuilles , exemple : le rouge de chica, La plupart des matières colorantes sont employées en teinture.
Le bois, la tourbe, les lignites, les feuilles, la mousse , la paille , en un mot tous les produits végétaux, se transforment en humus. 11 est des auteurs qui attribuent à Tabsorption de Vhumus par les racines, tout le carbone que renferment les plantes.
Ppelém eurssek
ue le pi lies des engraii
oxide di ains et, 3» plus
anèie; [ant que
ppelé magnésie, leurs sels appelés
lie le phosphate ides des animaux I engrais.
La magnésie fait partie des cendres d^un assez grand nombre de plantes. Elle y est à Tétat de sel.
On rencontre certains de ces carbonates dans les eaux minérales et dans la plupart des terrains.
Le phosphate de magnésie est un élément essentiel des graines des céréales. On le rencontre dans la bière et dans la plupart des liqueurs préparées avec les graines des graminées.
oxide de fer qui *ains et, surtout, >jige plus ou moins
Uoxide de fer est susceptible d'être absorbé par les racines des plantes ; dans ce cas , on le retrouve quand on réduit ces végétaux en cendres; celles-ci sont rougeâtres. £n quantités notables , Toxide de fer est nuisible aux végétaux.
anèse; seulement ant que Toxide de itre dans le règne
Voxide de manganèse peut remplir dans les végétaux le rôle de l'oxide de fer. Il existe dans les cendres de quelques plantes: on lui attribue certaines colorations qui se manifestent dans les feuilles et dans les fruits.
Bes matières org^aiilques existant dans les Tégétanx.
151."^ Q. — Quelles sont les wartéres organisées que Ton trouve dans les plantes et comment les divise-t-oh ?
R. — Ces matières, qui sont produites par le travail intime des végétaux ^ par Télaboration directe des élé^ ments absorbés, sont assez nombreuses; on les partage en deux catégories , savoir :
Matières non azotées. Matières azotées.
La cellulose. Valbumine.
La fécule» La fibrine.
La dextrine. La caséïne.
Le sucre. La glutine.
La gomme. Les alcalis végétaux.
Le o/ucose(ousucrederaisin)Les matières colorantes
Le ligneux. azotées.
Les acides organiques.
Les huiles fixes.
Les huiles essentielles.
Les résines.
Les matières colorantes non azotées.
i52."« Q. — Qu'est-ce que la cellulose ?
R. — C'est la matière insoluble qui constitue essen* tiellement les parois plus ou moin^ perméables des vais-
seaux , cellules , fibres , etc. Sa composition chimique ne varie jamais et demeure la même dans tous les végétaux :
La cellulose renferme , en poids :
carbone . . • 45,8 ) hydrogène • • 6,2 | 10.0 0.
oxigène • • • irO,0 ]
t55."** Q. — Qu'est-ce que la fécule ?
R, — La fécule y appelée aussi amidon , est une matière organisée remplissant les ceHules végétales formées par la cmuloae , et possédant la même composition que c^e-ci.
154.™** Q. — Quelles sont les propriétés^ {nHpcipales d(B Yamidon ?
R. — G^est une poudre blanche , inodore^ sans saveur , craquant sous les doigts , insoluble dans Teau froiêe et dans Vdîïcool (esprit de mn). Dans Teau chaude, l'amidon se dissout en apparence, et forme un liquidé ou une masse plus ou moins épaisse appelée empois-.
\ 55 ."•« Q* — Comment peut-«on reconnaître l^xi^lenoe de Yamidon dans une matière quelconque ?
R. — Par un moyen bien simple ; il suffit de mettre une goutte de teinture d'iode ( iode dissous dans de. l'esprit de vin ) sur la matière à essayer. Si ceïïcrci ren&rme de hi fécule y elle prendra aussitôt une couleur 6Zeue,plus ou moins foncée , selon sa richesse, en amidon.