TOTAL
284.™" Q. — Quelles sontles quantités à!ur%ne qui sont susceptibles de remplacer 100 kilogrammes de bon fumier de ferme ?
R. — Véqvdvaleni deTurine, c'est-à-dire la quanUlë de oe liquide renfermant autant d'azote qu'en contien* nent 100 kilogrammes de bon fumier de ferme, est fixé, ainsi qu'il sqit , pour chaque espèce d'urine : Urine de vache 41 kilogrammes.
— d'homme 55 —
— de porc 174 —
— de cheval 270 —
Il résulte , de ces équivalents , que s'il faut 50,000 kikn grammes de bon fumier de ferme pour fumer un hectare de terre , il faudra
12,500 kilogr. d*urine de vache \ Pour remplacer
ou 16^650 — d'homme f 50,000 kilogram-
» 52,200 — de porc. |mes de fumier de
» 81,000 — decheral ) ferme.
285.»^ Q. — Comment peut-on recueillir les urines^ en vue de les utiliser comme engrais ?
R. — De trois manières différentes, savoir :
1 .® En mélangeant l'urine avec du sable , de la marne, du plâtre, de l'argile , des cendres , de la terre, etc. Cette mëthode ne vaut rien , car elle £ait perdre à l'urine la plus grande partie de ses principes azotés.
â.® En faisant absorber l'urine, le plus complètement possible , par la paille et les litières qu'on donne au bétail;^ ce moyen est fort économique, mais n'empêche pas toujours l'écoulement et la perte d'une partie du purin,
8.» En faisant couler les urines , au fur et à mesure de leur production, dans des citernes bien construites, où on les conserve jusqu'au moment de les répandre directement sur le sd. Cette manière de procéder est, certainement, la meilleure.
286. '"^ Q. — Est-il bon de laisser l't^rme se putréfier avant de la mettre sur les terres ?
R. — Cette habitude, assez générale, est mauvaise, car, par le putréfaction, Yurée que contient l'urine se transt&rme en carbonate éCammoniaque ^ composé très volatil
qui s*évapore, presque entièrement, quand on répand Furine. On perd ainsi une grande quantité d*azote qui est entraîné par Tair.
287."« Q. — Peut-on empêcher la déperdition du cnr^ bonate d'ammoniaque que renferment les urines pourries?
R. — Oui , en saupoudrant le terrain avec du plâtre en poudre^ avant de verser Turine k sa surface ; il se forme du carbonate de chaux et du sulfate d'ammoniaque qui restent dans le sol.
288."»« Q. — Gomment peut*on empêcher les urines de perdre leur azote dans les citernes où on les conserve?
R. — En introduisant dans celles-ci des matières susceptibles de fixer Tammoniaque , en formant avec lui un sel non volatil ; parmi ces matières, les plus communes sont :
Le sulfate de soude (sel de Glauber).
La couperose verte (sufate de fer).
L'acide sulfurique (huile de vitriol).
— muriatique (esprit de sel).
Le sulfate de chaux (plâtre).
Pour chaque hectolitre d*urine on doit employer:
40 grammes de couperose , au plus, "^
ou i 5 — d'acide sulfurique, ou 40 — — muriatique,
ou 50 — de plâtre en poudre, ou 50 — de sel de Glauber.
On agite bien, avec un bâton, de manière h mélanger Turine avec la substance employée; s'il arrive de nouvelles prines à la citerne, il est clair qu'il faut ajouter une nou-
Telle dose de matière dans les proportions ci-dessus. Ainsi traitée, l'urine se conserve dans les réservoirs sans exhaler d'odeur ammoniacale bien appréciable , et , par conséquent , sans perdre de sa richesse en azote.
289.'"*' Q. — Les substances dont il vient d'être question sont-elles coûteuses ?
R. — En aucune façon ; voici leur valeur ordinaire , prix de fabrique :
Le sulfate de fer, li francs les 100 kilog.
L'acide sulfurique 26 — —
L'acide muriatique 5 — —
n en résulte que si les cultivateurs s'adressaient directement aux fabriques, le traitement d'un hectolitre d'urine ne leur reviendrait pas à un demi centime! ! Qu'on compare maintenant cette dépense inappréciable, avec la perte qui résulte de la putréfaction des urines, quand on sait qu'un kilogramme de ce liquide, si peu apprécié, représente, pour l'agriculteur, un kilogramme de froment! ! !