‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 65 sur 110 · Q. — Comment emploîe-t-on Ytmne fraîche · texte numérisé non relu

Q. — Comment emploîe-t-on Ytmne fraîche

R. — On peut répandre directement les urines sur les terres au fur et & mesure qu'elles se produisent , mais , dans ce cas , il est nécessaire de les allonger de quatre fois leur volume d'eau, soit quatre hectolitres de ce liquide par hectolitre d'urine. Cette addition est indispensable lorsqu'on opère après l'ensemencement, ou lorsque les graines ont levé, car, sans elle, l'urine^ douée d'une action immédiate trop énergique , pourrait brûler la plante et faire manquer la récolte. Il est, d'ailleurs, encore une autre raison qui milite en faveur de l'allongement par l'eau ;

c'est la fecilité plus grande qu'il doûne p Ig répœrtUiim égale de l'urine sur toute la surCaee du terrain , répiarli^ tion qui peut s'effectuer conoinie je l'indiquerai pluç loio t à propos de Te^nploi des matières fécales délayées. Oa comprend aisément que cette condition cesse d'être nécessaire, quand on répand l'urine sur des terrains laissés en jachères; il en est de même quand on veut faire absorber l'urine , avant de l'utiliser^ par des matières solides, telles que du plâtre , des cendres , de la terre , du vieux tan , etc. , etc.

291.™** Q. — Comment fl^gitl'mnd comme Wgrais, et dans quelles circonstances c0>nvient^e]le ?

• R. — L'urine , formée d'éléments solubles et par conséquent facilement assimilables , agît d'une manière prompte et énergique, trop énergique m^e, quelque* iois ; ainsi , par exemple , |1 a été démontré par l>expérienoe, que les céréales venant sur une fumure pap l'urine , sont plus sujettes à verser ; l'influence stimulante de ce liquide est donc, ici, dénatura à entraîner des eonsé^ quences fâcheuses. Pour, les pommes de terre, l'urine convient dans certains sols, moins à cause de l'azote qu'elle renferme qu'à raison des sels alcalins qu'dle oontient , et dont les bases sont absorbées par les plantes^oi«dh» nairement, dans la culture des pommes de teN[«>on répand Tu^eine après la plantation, et , qudq%iefois seules ment , avant le buttagé. J'estime qu'il est bon de ne|»oiat employer cet engrais longtemps avant qu'il puisse ébre assimilé par les végétaux , car ses principes étant solubles et q^elq[ues-uns étant volatils , les pluies et l'air pouis> raient e^ dissoudre et en entraîner beaucoup. L'urine ^épos^e sur les prairies artificielles ^ surtout si 09 alterne

son emploi avec celui du plâtre , donne de superbes résultats, mêmes dans les terres ezcessivement sablonneuses. Au reste , ce sont particulièrement les sols sableux , calcaires et très légers, qui réclament Temploi des urines; la porosité du sol favorise la fixation des principes volatils et active la décomposition et Tassimilation des éléments. Voilà pourquoi les effets de cet engrais , si rapides et si énergiques , sont , par contre , fort peu durables, comparativement à ceux qu'on réalise par l'usage du fumior de ferme.

292.'** Q. — Gomment peut-on représenter la valeur de Vurine comme engrais ?

R. — Par des chiffres indiquant le rendement en urine par tête de bétail , et l'étendue dû terrain que cette excrétion peut fumer ; voici un exemple :

Quantité d'urine que rend

■■■— ■— •— ^— s^— ' Une Vache.

Un Cheval.

tJn Homme.

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