‹ Eléments d'agriculture considérée dans ses rapports avec les sciences naturellesChapitre 7 sur 110 · Q. — Qu'est-ce que la maturation · texte numérisé non relu

Q. — Qu'est-ce que la maturation

R. — C'est l'ensemble des changements chimiques qui s'opèrent dans le fruit depuis la fécondation jusqu'à la dispersion des graines.

^\ .™* Q. — Quels changements les fruits subissent-ils en mûrissant?

R. — L'augmentation de volume qu'ils éprouvent est accompagnée de certaines modifications chimiques dans leur composition, au moins en ce qui concerne les fruits charnus. Ceux-ci respirent comme les feuilles jusqu'à l'époque de leur maturité; la matière ligneuse qu'ils renferment se change en /i^ct</e (amidon, voir les tableaux chap. IV : carbone) et,. successivement, celle-ci se trans-

forme en sucre en se combinant avec une certaine quantité d*eau; voilà pour les fruits qui n'ont point, au début de leur croissance, une saveur aigre prononcée. Quant aux fruits riches en acides organiques , une partie de ceux-ci, en per* dant de Toxigène, seconvertit également en sucre. Ces changements peuvent , lorsque le fruit est parvenu à un certain degré de développement, s'effectuer indépendamment du concours de la sève; en effet, il est très ordinaire de cueillir des fruits , pour les laisser ensuite en repos jusqu'au moment où la saveur sucrée sera devenue assez prononcée pour être agréable.

Si on laisse les fruits charnus sur l'arbre qui les porte après la maturation , la matière sucrée ne tarde pas à se décomposer à son tour en fournissant de Yacide carbonique, et finit par dispciraitre ; la graine, placée au centre du fruit , profite de cette désagrégation des éléments qui l'entourent , et , lorsque celui-ci en détruit^ elle est apte f au plus haut point , à reproduire un autre végétal.

Les fruits qui ne sont point de nature & devenir charnus et qui demeurent foliacés, comme les fèves, les pots, etc. , continuent également à respirer comme les feuilles et se comportent en tout comme ces dernières , soit pendant le jour, soit dans l'obséurité (voir respiration des Plantes, Q. 15). A la maturité ^ leur couleur s'altère et jaunit, leurs tissus se racornissent et se dessèchent, ils s'ouvrent et la graine se répand sur le sol.

22 me Q^ — Qu'est-ce que la germination?

R. — C'est l'acte constitué par le développement des parties de la graine, dont les unes servent de premier ali* ment ayx autres , en attendant que la jeune plante puisse ^le-méme tirer sa nourriture de Tatmosphère et du soi.

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33*"** Q» — Qutlies sont les condiiimis iodispensaUesl à la germination ?

R. — 1." La fécondation; les graines non fëcondëes par le pollen sont frappées de stérilité ( Toîr fécondation Q. 19).

S.*" Vintégrité et la fraîcheur des graines; les graines huileuses surtout ne doivent point être trop vieilles pour être aptes à germer^ Les graines farineuses se conservent plus longtemps; on a V'U des graines dWge, vieilles de plusieurs siècles , se développer néanmoins.

3." L'eau, l'air et un degré de chaleur convenable. Ces trois éléments sont dii'ectement et collectivement ihdîspensables à la germination des graines.

Si."' Q. — Quelle influence Têtu exeroe->t*eIle sur la germination?

R: -^ Elle ramollit les téguments et pénètre dans Ijépadsseur des tissus de la graine, dont le carbone se combine avec Toxigène de l'eau , tandis que l'hydrogène est absorbé. La m^itière intérieure de la graine se gonfle et devient saccharine, soluble, et, par conséquent, susceptible de servir à la nutrition de la jeune plante qui , de cette façon, porte dans la semence qui la produit, la nourriture qu'elle n'est point encore assez forte pour puiser directement dans le sol.

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