‹ Éléments d'algèbre à l'usage des candidats au baccalauréat ès sciences et aux écoles spéciales (volume 2)Chapitre 134 sur 204 · VALEUR D’UN TERME DE RANG QUELCONQUE · texte numérisé non relu

VALEUR D’UN TERME DE RANG QUELCONQUE

208. Théorème. — Un terme quelconque est égal au premier multiplié par une puissance de la raison ayant pour exposant le nombre des termes qui précèdent.

Car, si l’on désigne le premier terme par a, et la raisou par q, le second terme est aq , le troisième aq', le quatrième aq 3 , ..., et en général le n iimr , c’est-à-dire celui qui a n — i termes avant lui, est aq"~'.

209. Corollaire. — Dans une progression géométrique crqissante, les termes finissent par surpasser tout nombre donné.

En effet, soient k , l, m trois termes consécutifs quelconques , on a

l = kq, m = Iq, m — l =z (l — k) q,

et, par suite, puisque q est plus grand que i ,

L’excès d’un terme sur le précédent va donc en croissant; or nous avons vu qu’il suffisait que cet excès fût constant pour que les termes finissent par dépasser toute limite.

Il suit de là que dans une progression géométrique décroissante les termes peuvent devenir moindres que toute grandeur donnée; car, si la progression

a, aq, aq\...,aq", aq est décroissante, la progression

i il il il il

est croissante; les termes

ii il

peuvent donc devenir aussi grands qu’on veut, et, par suite, les dénominateurs

aq", aq" + ',...

tendent vers zéro.

En particulier, les puissances entières et positives d'un nombre plus grand que i croissent au delà de toute limite , et les puissances entières et positives d'un nombre inférieur à i tendent vers zéro.

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