‹ Éléments d'algèbre à l'usage des candidats au baccalauréat ès sciences et aux écoles spéciales (volume 2)Chapitre 193 sur 204 · NOUVELLE DÉFINITION DES LOGARITHMES · texte numérisé non relu

NOUVELLE DÉFINITION DES LOGARITHMES

292. Lorsqu’on a la relation a* — y dans laquelle a est un nombre positif, on dit que x est le logarithme du nombre y dans la base a. A chaque valeur de la base a répond un système de logarithmes.

Cette définition assigne un logarithme et un seul à tout nombre positif, car on sait que, lorsque x croît de — 00 -t- co , a‘ passe par toutes les valeurs positives, et ne passe qu’une fois par chacune d’elles.

Dans tout système, le logarithme de l’unité est zéro, et celui de la hase est 1 ; car

Lorsque la base est plus grande que l’unité, les nombres plus grands que 1 ont des logarithmes positifs, les nombres plus petits que 1 ont des logarithmes négatifs Le contraire a lieu lorsque la base est moindre que l'imité (287 ).

Enfin , les nombres négatifs n’ont pas de logarithmes.

PROPRIÉTÉS DES LOGARITHMES

295. Le logarithme du produit de plusieurs nombres est égal à la somme des logarithmes de ces nombres.

Soient, en effet, x, x', x",..., les logarithmes des nombres

y >/',/'»• . » on a

a 1 — y, fl*’ = y, a 1 ' — y",.

rl’où , en multipliant ,

la somme x + ar'-t- x"-t- ... est donc bien le logarithme du produit y y' y " . . . .

Le logarithme du quotient de deux nombres est égal h la différence des logarithmes de ces nombres .

Soient, en effet , x et x' les logarithmes des nombres y et y'\ on a

d’où , en divisant ,

donc x — x' est le logarithme de —

Le logarithme de la puissance n' imt d’un nombre est égal, quelque soit n [entier ou fractionnaire , positif ou négatif), au produit de n par le logarithme de ce nombre.

En effet, en élevant à la puissance n les deux membres de l’équation

qui exprime que x est le logarithme de y, on trouve la relation

qui montre que nx est le logarithme de y".

Il résulte de là que, si des nombres a , aq , tiq' 1 ,. . . sont eu progression géométrique , leurs logarithmes

logfl, log a -+- Iog q , log « + 2 log 17, . . .

forment une progression arithmétique ; c’est la propriété que nous avons prise pour point de départ dans le chapitre XVI.

OHAflTRK VIMÜTIÈMK.

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