APPENDICES ABDOMINAUX
conservé
l'opercule. Ces organes sont donc tous appropriés à la respiration, et seront étudiés plus tard.
Si nous arrivons aux Arachnides, nous voyons disparaître complètement les membres abdominaux. Il faut cependant introduire ici une réserve. Nous verrons en effet que, suivant la théorie de Mac Leod, les poumons des Scorpions seraient morphologiquement homologues aux pattes branchiales des Limules, et représentent des appendices; mais, en tous cas, leur étude ne doit pas être placée ici.
Toutefois l'abdomen des Scorpions semble avoir une paire de vrais appendices ; c'est le peigne, qui parait appartenir au second segment, et qui semble être transformé en organe sensoriel; un gros ganglion existe à sa base, et il en part un ncrfqui parcourt tout l'organe. Si d'ailleurs l'abdomen des Arachnides est dépourvu d'appendices, ces derniers existent pendant la période embryonnaire. Il se forme en effet, sur les anneaux de cette partie du corps, des tubercules qui représentent les appendices au nombre de six paires chez les Scorpions, de quatre paires chez les Araignées. Peut-être est-ce aune modification de ceux-ci qu'il faut rapporter les filières qui terminent l'abdomen des Araignées.
La même remarque s'applique aux Insectes. Dépourvus d'appendices abdominaux, ils en présentent des traces pendant la période embryonnaire. Dans l'embryon d'Hydrophyle notamment, on aperçoit sur la face ventrale de chaque segment abdominal une paire de tubercules saillants, semblables à ceux qui donnent les pattes antérieures. Ce sont les rudiments des pattes abdominales.
Dans un très petit nombre de cas, limités au groupe le plus mrçnour celui des Thysanoures, on peut reconnaître, même chez i adulte, les traces de ces membres rudimenlaires.
Chez le Campodea, on en trouve une paire sur les trois premiers anneaux; chez le Machilis (fig. 197), une sur les huit premiers anneaux. Les Insectes descendent donc d'êtres à anneaux tous pourvus d appendices, sans doute comparables au Péripate
Chez les Myriapodes, les appendices abdominaux sont'con scrvés; mais ils sont tellement identiques aux pattes thoraciques H. PEnniEti. — Anat, comp. 22
Fig. 197. Moitié térieuve deCampodea fragilis : a, antennes ; p', pattes postthoraciques rudrmentaires ; s, stigmates (Palmen).
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qu'il est impossible de les en distinguer. De là un nombre très grand de pattes ambulatoires (Qg. 187). Les Mynapodes se dmsent à cet égard en deux groupes distincts. Chez les uns {Chdopodes, fig. 187 A) chaque segment porte, comme dans le cas le plus ordinaire, une paire de pattes. Mais, chez les Chdognathes appelés aussi pour cetteraison Diplopodes, chaque segment, après le quatrième ou cinquième, est divisé inférieurement en deux parties, dont chacune porte deux pattes (fig. 187 B). On en avait conclu que chacun d'eux était formé par la fusion de deux zoonites primitifs. Il n'en est rien. Chaque segment est d abord simple, et ce n'est que plus tard qu'il se divise incomplètement en deux parties, dont chacune acquiert une série complète d organes. C'est la seule exception connue à la règle que nous avons posée précédemment.