APPAREIL BUCCAL DES ARACHNIDES
des mâchoires, dont la première est très faible, et la seconde tout à fait atrophiée. Dans les espèces parasites, elles sont transformées en organes de fixation, et se terminent par de fortes griffes qui s'attachent sur le corps de l'hôte.
Les Edriophlhalmes n'ont qu'une paire de pattes-mâchoires, qui se soudent sur la ligne médiane, de façon à constituer une lèvre inférieure.
Dans les Slomatopodes (fîg. 201), il y a cinq paires de maxillipèdes fonctionnant à la fois comme mâchoires par leur appendice basilaire, et comme pattes ravisseuses par la pince qui les termine. Celle-ci est particulièrement développée sur la deuxième paire (c), où le lobe terminal se replie sur l'avanL-dernier, et porte, à son bord interne, des dents aiguës, qui maintiennent énergiquement la proie dans la pince ainsi formée.
Enfin , chez les Décapodes, il n'y a que trois paires de pattes-mâchoires lamella ires, lobées, pourvues de palpes, simples voiles étendus devant la bouche et destinés à maintenir les aliments en présence des
mandibules et des mâ- Fig. 201. -S^tn7;« m^mh-^.- a, antenne ; Choires (fig. 199, 4, 5, 6). 6, antennule; c, deuxième patte-mâ- APPAREIL BUCCAL DES ARA choire ; d, les [.trois pattes ambulatoires ; CHNioES. - L'appareil bue- ''^^^'^ abdominale,
cal dos AR.xcnNiDEs est caractérisé par une réduction considérable. Outre les chehceves ou antennes-pinces, dont nous avons déjà parlé et qn. servent à la préhension des alin.ents, il se compose uniquement d une seule paire d'appendices, dont la lame basilaire sert d appareil masticateur, et qui se terminent par une tige de forme vanable, qui est le palpe maxillaire. C'est en général un organe assez
semblable h une palle. Ce palpe est mulliarticulé, court, chez les Araic/nées et les Phalangides, et se termine par une petite griffe. Chez les Solifuyes, il se développe considérablement et joue le rôle d'une patte ambulatoire, dont il prend exactement la forme. Dans les Pédipalpes et les Scorpionides, il acquiert une puissance considérable et se termine par une forte griffe ou par des pinces didactyles, bien connues dans les Scorpions, chez lesquels les deux premières pattes ambulatoires, par leur article basilaire, concourent à la constitution de l'appareil buccal. Chez les Pédipalpes, cette première paire de pattes se transforme en
Fig. 202. — Armature buccale de Scolopendra ynorsitans. — A, mandibule ; B, mâchoires fusionnées en une lèvre inférieure; C, première paire de pattes-màchoires; D, deuxième paire de pattes-màchoires ou forcipules contenant la glande à venin.
un long appendice flagelliforme, pareil à une antenne, et formé d'une multitude d'articles (ûg. 185).
Cet appareil buccal se dégrade considérablement dans les groupes inférieurs. Tandis que chez les Livguatules il disparaît complètement, chez un grand nombre d'Acariens il se transforme en appareil de succion : les deux lames basilaires des mâchoires forment en s'accolant un tube creux, dans lequel se meuvent les chélicères transformées en stylets, pendant que les palpes font saillie de part et d'autre du suçoir.
Appareil buccal des myriapodes. — Les pièces de la bouche des Myriapodes (fig. 202) diffèrent peu de celles des Insectes.