APPAREIL BUCCAL DES CRUSTACÉS
Ostracodes, le palpe se développe beaucoup et peut môme servir à la natation.
Les mâchoires sont moins éloignées du type primitif. Quelquefois la partie masticatrice prend de beaucoup la prépondérance
''''mièîe'oTftchoir? '^Vl^° ^'""^ Écrevisse. - 1, Mandibule ;- 2, pre- 5, seconfle p t première palte-màchoircV
dite- se hnnfrnof T"="P^rc — G, li-oisieme palte-màclioire. - c», coxopod ; in r"oooditp.'''' ''P'^^'^'T"'''' ^' i^chiopodite; mp \uéropo. ne, rcp, carpopodite; pp, propodite; dp, daclylopoditc ; ^pipoditc.
et il se forme un talon, tout à fait semblable à celui de la mandi-
bule Ma.s en général les mâchoires sont entièrement lamel
et, dans la mâcho.re postérieure au moins, on retrouve L;
trois parties fondamenlales de l'appendice typique (fig. 199, 2 et 3).
Cliez les Osiracodes, elles portent môme un large appendice vésiculeux qui fonctionne comme branchie.
Dans de nombreux cas de parasitisme, cet appareil se modifie beaucoup plus profondément et se dispose de façon à constituer un organe de succion destiné à aspirer les liquides, que l'animal tire de l'hôte sur lequel il est fixé. Les bords de l'orifice
buccal se prolongent, à cet effet, en un tube plus ou moins long, contenant à son intérieur les mandibules transformées en stylets perforants.
A ces pièces fondamentales, viennent toujours, comme nous l'avons dit, se joindre des palles-mâchoires accessoires, en nombre variable.
Tantôt ces pattes-mâchoires sont réellement destinées à broyer les aliments. C'est le cas par exemple des Limides (fig. 200). Chez ces animaux, le céphalothorax porte, outre la paire antérieure (antennes ou chélicères), qui est aussi à côté de la bouche, cinq paires d'appendices tous semblables (l), qui constituent à eux seuls tout l'appareil buccal.
Leur article basilaire est dur, très épineux et peut agir comme une vraie mandibule, tandis que la tige formée de cinq articles allongés fonctionne comme une patte et se termine par une griffe préhensile.
C'est bien là, on le voit, le type d'une patte-mâchoire. Mais nulle part ailleurs il n'est aussi bien développé, et rien n'est plus variable que ces appendices accessoires de l'appareil buccal.
Chez les Phyllopodes, toutes les pattes présentent un appendice basilaire masticateur, d'autant plus développé qu'on est plus près de la bouche.
Chez les Copépodes, il existe deux paires de pattes-mâchoires qui sont bien développées, et jouent dans la mastication le rôle
(1) La deruière paire est plus grande, terminée par des palettes ot rappelle la deruiôre paire d'appeudices des Gigautostraces fot-siles.
Fig. 200. — Limulus moluccanus, vu parla face ventrale :
a, chélicères ; b, pattes thoraciques (maxillipèdes) ; c, abdomen, montrant l'opercule et les pattes branchiales ; d, telson (Van uer Hobven).