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APPAREIL RESPIRATOIRE DES ARACHNIDES

dernier arc qui, se développant chez les Crabes terrestres, forme la portion la plus importante des vaisseaux respiratoires.

Appareil respiratoire des Limules. — L'appareil respiratoire des Limules est assez généralement considéré comme formant le passage des organes branchiaux des Crustacés aux poumons des Arachnides. Au premier abord, il offre une profonde analogie avec l'appareil branchial des Isopodes. Les appendices abdominaux sont en effet transformés en lames élargies, imbriquées, et appliquées contre l'abdomen (Qg. 220). Il existe cinq paires d'appendices modifiés de la sorte, les deux appendices de chaque

Fig. 2Î0. — Pattes branchiales des Limules (Van der Hœven). — A, opercule branchial d'une Limule femelle, vu par dessous. — B, double patte branchiale de la même, vue par dessus : — exp, exopodite ; ewp, endopodite ; lamelles branchiales; u, vulve.

paire étant soudés sur la ligne médiane; chacun d'eux porte, sur la face postérieure du disque, celle tournée contre le corps, une série de lamelles parallèles, extrêmement minces, imbriquées comme les feuillets d'un livre, et en nombre considérable. Ces lamelles remplies de sang constituent les vrais organes respiratoires. Tout cet ensemble est recouvert par un opercule carré et résistant (flg. 220 A), recouvrant la face ventrale de l'abdomen, et formé par la dernière paire d'appendices céphalothoraciques soudés sur la ligne médiane.

Appareil respiratoire des Aracunides (1). —Parmi les Arachnides, ceu.x que Ton peut considérer comme le plus rapprochés delà souche primitive sont les Scorpions. Nous avons vu (p. 326) comment la morphologie extérieure permettait d'en faire dériver tous les autres groupes d'Arachnides. De plus, leur structure offre

(1) Bertkau. a. N., t. XXXVIII, 1872. - Mac Lkod. A. B., t. V, 188i.

avec celle des Limules de nombreuses el profondes homologies, el en raison de l'ancienneté géologique des Giganloslracés, on peut les considérer comme la souche d'où sont dérivés tous les Arachnides. En ce qui concerne l'appareil respiratoire, les Scorpions présentent avec les Limules de curieuses ressemblances mises en lumière par Van Beneden et Mac-Leod. Dans les deux cas, les organes respiratoires dépendent des anneaux abdominaux. 11 existe en effet sur la face ventrale de chacun des deuxième, troisième, quatrième et cinquième anneaux de l'abdomen, une paii-e de stigmates communiquant avec autant de poumons. Ceux-ci sont formés d'un nombre considérable (130 environ) de poches

Fig. 221. — Schéma montrant la transition des branchies des Limules aux poumons des Scorpions (Ray Lankester). — A, Limule. — B, type intermédiaire hypothétique. — C, Scorpion. — T, tégument; ap, appendice de la Limule; Ibr, lamelles branchiales devenant chez le Scorpion les lamelles pulmonaires Ip; spb, stigmate post-branchial; mib, muscle.

aplaties, parallèles comme les feuillets d'un livre, et remplies d'air. Toutes débouchent dans une cavité commune, elle-même en rapport avec l'extérieur par le stigmate, et entre deux poches consécutives sont creusées des lacunes que traversent sans cesse les courants sanguins. Cet appareil ne manque pas d'analogies avec l'appareil respiratoire des Limules. C'est ici et là la même structure, et on s'accorde assez généralement sur leur homologie. Mais le procédé par lequel a pu se faire la transformation est encore très hypothétique. Suivant Mac-Leod, la lame principale de l'appendice de la Limule se serait soudée avec les téguments du corps, sauf en un point qui constituerait le stigmate; pour Ray Lankester, l'appendice tout entier, après avoir subi une notable ré-

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