APPAREIL TRACHÉEN DES INSECTES ET DES MYRIAPODES
tluction, se serait replié dans une invagination du tégument, dont le stigmate serait l'oriflce externe (fig. 221).
Les mêmes organes se retrouvent chez les Pédipalpes; mais il n'en existe plus que deux paires. La même chose a lieu, parmi les Aranéides, chez les Mygales, qui constituent pour cette raison le groupe des Tétrapneumones . Toutes les autres Araignées, réunies : sous le nom de Dipneumones, n'ont plus que deux poumons, correspondant à la paire antérieure des Mygales. Toutefois dans la famille des Dysdéridés [Segeslria), la paire postérieure ne fait que se modifier. Au heu de présenter des lamelles parallèles, les poumons postérieurs s'étirent en tubes, qui se rendent aux organes et s'y ramifient sans jamais s'anastomoser. Ce sont de véritables trachées. Mais il semble évident que cet appareil trachéen représente la seconde paire de poumons, et est par suite une dépendance du système appendiculaire. Chez toutes les autres Araignées (sauf chez les Pkolcidés), les poumons postérieurs sont remplacés par un autre système trachéen, aboutissant à une fente résultant de la soudure de deux stigmates, et placée en avant des fîhères. Il existe donc toujours chez les Dipneumones deux poumons et deux systèmes de trachées.
Les trachées persistent seules chez les Phalangides et les Acariens.
^ Appareil trachéen des Insectes et des Myriapodes (1). C'est
aussi par des trachées que respirent les Myriapodes et les Insectes. Mais ces trachées ne semblent avoir aucune homologie morphologique avec celles des Arachnides. Elles n'ont rien de commun avec l'appareil appendiculaire. Elles semblent dériver de la transformation de glandes cutanées, comme le montre l'anatomie des
PnOTRACnÉATES.
Dans le Pcripatus Edwardsi, en effet, les stigmates se trouvent n'importe où sur les anneaux, et ils sont mêlés à des orifices de glandes cutanées qui leur ressemblent complètement; les trachées qui en partent ne se ramifient pas; elles présentent une fine stnation et vont se rendre aux organes voisins, sans jamais 3 anastomoser.
Chez les Myriapodes chilognathes, la disposition des stigmates se régularise ; il n'en existe plus qu'une paire par anneaux ; mais les trachées restent encore indépendantes ; elles ne se ramifient et ne s anastomosent jamais. Au contraire, chez les Ckilopodes et
(1) Paljièn. Zur Morphologie der rraclieem,islem. Leipzig, 1877. - Mac h^oi> Structure des trachées et circulation peritrachéemie. - Iuk^^. Das Res ptrat^onsystem der bymphilen und Chilopoden. Zool. Beitraye de Schne der
Fig. 222. — Appareil respiratoire très grossi de la Nèpe cendrée (Nepa cinerea). — aaa, les faux stigmates, vus par leur face iutcruc, avec le tronc trachéen qui s'y insère; /), stigmate caudal, ou st. du siphon respiratoire, auquel aboutit de chaque côté le tronc trachéen principal; ccc, insertions borgnes des troncs trachéens correspondant aux 1", 2« et 6e segments ventraux ; ddd, deux trachées naissant de chacun des troncs primitifs, l'une destinée aux organes, l'autre formant une arcade dejcommunication ; cr/Zii/, vésicules trachéennes; /; trois trachées, destinées aux ailes et aux" él'ytres, aux pattes intermédiaires et postérieures ; k, sinus trachéen formé par la coufluence de quatre trachées; /, trachée destinée aux pattes antérieures ; m, faisceau de (ruchées destinées à. la tôte; n, portion de la tête; o, portion de la patte antérieure; p, portion d'hémélytre ; q, portion des pattes intermédiaire et postérieure (L. Dufour).